Du Traitïsme au Néo-Traitïsme à l'ex-collection Rennée Drozin à la Villa de la Région St-Denis 

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Affiche expo Villa

 

Du traitïsme au néo-traitïsme à l'ex-collection Drozin


Exposition de peinture à la Villa de la Région 
49, rue de Paris, Saint-Denis 

Du 05 au 27 juillet 2014

Vernissage le 04 juillet à 18 h 

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Méditation 
Rencontre aux valeurs de l'amitié virtuelle à la valeur de la réalité !

«Ce que je voyais hier comme un problème, je le vois aujourd’hui comme une occasion d’évoluer, de grandir et de me dépasser» (Cherry Blosson: les beaux proverbes). 

"Crois en toi, tu voleras haut. Peu importe ce que les gens disent et combien de temps ça prendra. Sois vrai, sois fidèle à toi-même et suis ton cœur".

A travers ce vernissage du vendredi 05 juillet à la Villa de la Région, je me suis donc réveillé d'un songe qui ma sorti du lit de la vie c.à.d la réalité après la virtualité. De cela, j'ai grandi. Au bout de trente année de carrière dans le domaine artistique, entre autres la peinture, je n'ai jamais eu cette impression d'être, le peintre abandonné. Mais jadis j'ai connu mieux en succès des vernissages en abondances d'amis et de passionnés de peintures. 

Préface par Nathalie Cochard

En France comme à la Réunion, les traditions pour sauvegarder les styles de peintures ne font plus de révolutions. S’il est vrai, que l’impressionnisme a représenté le cœur, voir même le détonateur de ces révolutions artistiques du XIXème et XXème siècles a eu aussi le mérite de casser les règles de l’académie et a permis aux autres mouvements artistiques de se moderniser.

Si le pointillisme est fini, à la mort de Georges Seurat, le 29 mars 1891, il aura fait don de sa découverte artistique à autrui. Sa technique aura permis à d’autres courants artistiques de se développer, comme : le cubisme, le futurisme, et l’abstraction… Ces derniers vont étudier les recherches de Georges Seurat et ses structures géométriques calculées pour en faire bon usage. Seurat sera toujours présent dans le travail d’un artiste réunionnais : Paul Clodel Cochard, connu sous ses prénoms, qui en 1994 invente le «traitillisme ». Ce dernier par la suite sera renommé « le traitïsme », ajoutant un « ïsme » à l’art contemporain, en 1995. Paul Clodel découvre à travers les techniques qu’emploie G. Seurat : le divisionnisme. A la seule différence du maître, il se sert donc du mode de division pour constituer ses propres compositions. Les lois du divisionnisme ne sont plus les mêmes, car l’époque a bien changé.

La composition « concaviste » de Paul Clodel c'est de prendre les milieux et de les divisés en quadrillage afin d'obtenir une forme concave.

Il se veut être avant tout un créateur qui transformera la méthode divisionniste, par sa propre composition nommée « le concavisme ». Mais si le traitïsme essayera de trouver sa place dans le cœur des réunionnais et qui depuis une quinzaine d’années s’approprient des œuvres traitïstes. On pourra dire aussi que ce seul mouvement local sera renforcé à l’arrivée des artistes tels que : Claude Bègue, Tristan Hoarau, Alphonse Nativel. Les traitïstes viendront renouer les traditions des grands mouvements français. Tous unis dans la même idée de peindre aux traits de couleurs ils feront donc les émules et arriveront à exposer à la Réunion et en France métropolitaine : Béthune, Rillieux-la-Pape, Montluçon 1998 et 2009, Vichy et Lyon 1er.

Paul Clodel se veut avant tout être un créateur de style il pour cela il développe un après traitïsme. Le Néo-Traitïsme sera sa nouvelle phase créative. Le néo-traitïsme est nait en 2004 par une œuvre  intitulée : La mère et l’enfant. L’artiste travaille sa composition et le mode concavisme prend naturellement sa place. Ses traits de pinceau deviennent plus élargies et épouses les formes du sujet. Le néo-traitïsme va au fil du temps se développer et atteindre des proportions contemporaines. Le peintre se dépeint à l’intérieur de ses œuvres et ajoute à cela une vision du quotidien et un avis personnel qui choqueront les uns et raviront les autres. Par un récit écourté Paul Clodel nous manifeste son néo-traitïme.

Nathalie Cochard (épouse de l'artiste)

 Le mot du Président Paul Clodel Cochard à Didier Robert Président de Région

 

 L’Art n’a qu’une parole c’est celle qu’on ne dit jamais à voix haute mais l’exprimant mieux sur une toile. Aussi je tiens solennellement et en digne représentant des autres artistes, vous Mr Didier Robert et l'ensemble des acteurs artistiques de la Région Réunion, remercier pour la réalisation de cette exposition « Du traitïsme au Néo-Traitïsme à l'Ex-Collection Drozin » à la Villa de la région à Saint-Denis de la Réunion.

Didier Robert (Président de Région) et Paul Clodel Cochard (Président de l'Ass.Paul Clodel, A .P.C.). 

 

La première toile traitilliste de Paul Clodel

Les deux musiciens

Les deux musiciens de Paul Clodel Cochard 1994 (première toile traitilliste),

(collection Jean-François Samlong).

«La pratique de l’Art est d’autant plus intéressante si elle se double d’une solidarité active. Cette solidarité, d’autres peintres de renommée internationale ont réussi à la vivre avant vous, et je pense que vous vous inscrivez naturellement dans cette continuité. Ce qui est vrai pour l’art pictural l’est aussi pour la musique, la littérature. Bravo pour votre enthousiasme, en espérant que d’autres artistes rejoindront bientôt le courant réunionnais du traitïsme. Que vos expositions, tant à la Réunion, dans la régions de l'Océan indien, qu'en France, soient autant de succès auprès du grand pablic ”. ( Courrier de Jean-François Samlong. 1998).

 L'Histoire du Traitïsme (Île de la RÉUNION)

 GEDC0259<"Jardin créole", huile/toile, traitïste, format : 15 P de Paul Clodel Cochard, 2008  

En 1994, le mouvement " traitïste " était en préparation en atelier. Il voit le jour en décembre 1995 lors d'une exposition intitulée " laisse alumet son maloya " à la médiathèque de Saint-Pierre du 18 au 23 décembre. A travers cette exposition où tous les supports sont en allumettes, collées et pressées, la peinture de Paul Clodel, le créateur de ce mouvement, épouse le maître-mot, le trait; ce dernier omniprésent dans tous les œuvres de l'artiste. Revêtant différentes couleurs, juxtaposé et fixé sur les allumettes, le trait dans sa pureté et par le jeu d'une grande variation donne naissance à une œuvre figurative riche et surprenant... L'artiste qualifie cette technique le traitillisme, se référent à la théorie de      Georges SEURAT (1859-1891) le pointillisme.  

Ci-dessous: "Cécile dans les cubes", huile/bois d'allumettes,15 P. Paul Clodel Cochard,  Année 2000 

La deuxième exCécile dans les cubesposition traitillisme, fut à l'O.C.B de Saint-Benoit où Paul Clodel expose seul ses œuvres en allumettes et prétendait ouvrir son style à d'autres artistes. Le mot " traitïsme " tout d'abord, est un clin d'œil à l'art du départ de l'artiste le naïf dont il ravit le "ï".

Sur la voie du maître SEURAT le traitïsme devient beaucoup plus géométrique. C'est le mode de division de couleurs qui détermine la composition de la toile. Par analyse des plans, dans ses œuvres, on peut découvrir, en divisant à partir du milieu horizontalement et verticalement et ensuite les milieux en quadrillage. Cela s'appelle le divisionnisme.

Dans la division des plans de couleurs l'œuvre figurative se transforme en cube. Cette façon de procéder permet de déterminer une peinture géométrique.

Pour la phase traitïsme divisionniste, l'œuvre garde son aspect naturel, mais la composition est visible, par rapport qu'elle est souligné par la peinture.

Les allumettes comme support, demandant trop de temps et pouvant être imitées par des couches de peintures épaisses, sont abandonnées. La toile de lin, enduite, revient et est un support le plus utilisé.

Cécile et le portable

 Paul Clodel invente d'autres phases de création, comme le traitïsme naïf, surréaliste, réaliste impressionniste... Se veut en quelque sorte un artiste voulant rassembler tous les mouvements artistiques sous un même style. Créant la phase cubique dans le traitïsme cubique sensoriel, où le trait impressionniste casse la doctrine chère aux impressionnistes.

Le traitïsme cubique sensoriel, se référence à la manière des artistes qui jouaient avec la lumière c'est à dire le clair-obscur. Mais là où l'œuvre devient plus moderne c'est dans la technique cubisme. Le fait que l'œuvre soit devenue ainsi, c'est par rapport au divisionnisme. En alignant le dessin par les lignes géométriques et les peignant aux traits de couleurs, la peinture cubique semble devenir plus sensorielle. Dans le cubisme, la différence serait les soulignements des contours du sujet.

 Cette expérience dans la technique cubique sensorielle prouve que la peinture peut se marier entre plusieurs mouvements. Mais cette cuisine est importante pour la suite de nouvelles phases de recherche sur la création artistique. Par exemple dans le clair-obscur, les traits qui sont omniprésents sont visibles dans la même direction. Le sens des traits en oblique (gauche ou droite) peuvent être à la verticale ou à l'horizontale. On trouve aussi le sens des traits en spirale sur certains tableaux et on peut voir également des traits dans tous les sens.

Le seul mouvement que le traitïsme ne peut s'inspirer c'est le pointillisme. Par rapport que ce dernier est composé de points ronds.

 Par Fabrice Redon du journal la Montagne (Montluçon). 

Le vieux château, ville de Montluçon, toile de Paul Clodel

  On connaissait le cubisme, cher à Picasso, le fauvisme de Matisse ou le surréalisme de Chagall. Mais qui a déjà entendu parler du traitïsme ? Ce mouvement artistique est né en 1994 sur l’île de la Réunion des mains d’un artiste local appelé Paul Clodel.

 

Lui et trois autres de ses collègues, Claude Bègue, Alphonse Nativel et Nathalie Grondin, exposent leurs œuvres en ce moment à la galerie Mezz’Art de la librairie des écoles. Un long périple de 13.000 km, trente-et-un tableaux à l’affiche. Tous de petit format. « Dans les bagages, on n’avait pas trop de la place », s’amuse Paul Clodel.

 Ducs de Bourbon

Expo Montluçon 2009, La Montagne

Claude Bègue exécute quelques nus, Alphonse Nativel présente un voilier sur la mer, Nathalie Grondin une cabane de pêcheur et un alambic de paille. Paul Clodel, lui, se joue de quelques scènes de la vie quotidienne réunionnaise tout en croquant goulûment l’église de Vichy ou le château des Ducs de Bourbons.

Comment devient-on traitïste ? Tout simplement, en réalisant ses premières toiles sur des supports rassemblant des milliers d’allumettes collées les unes aux autres. « L’allumette est un trait » résume Paul Clodel qui compte les adeptes de sa technique sur les doigts d’une seule main. «  C’est vrai qu’on n’est pas très nombreux. Après, je vois régulièrement des artistes qui font du trait sans faire référence au traitïsme ». Claude Bègue, lui, ne se cache pas.

 Il avoue sa fascination pour ce « style nouveau ». « C’est un mouvement qui part de chez nous, il faut donc le défendre. Faire un trait sans casser l’image, c’est ma philosophie ».

L'image du jour, la Montagne et La Semaine de l'Allier-2009

Paul Clodel, qui fait souvent référence au pointillisme de Georges Seurat, est déjà content d’une chose. «  J’ai crée un mouvement de mon vivant. D’autres n’ont pas eu cette chance ».

  1984-2014 « 30 ans de carrière & 20 ans du traitïsme »

L’artiste peintre Paul Clodel fête en 2015 ses 30 ans de carrière et ses 20 ans d’exposition du style de peinture le « traitïsme & le néo-traitïsme». Ce dernier est un courant artistique réunionnais que Paul Clodel a inventé en 1994. Comme pour le pointillisme de Georges Seurat (1859-1891) le traitïsme consiste à peindre en juxtaposant des traits de couleur pure, au lieu des points.

 

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Après une formation à l’école de dessinateur publicitaire en 1984, avec Charly Lesquelin, Paul Clodel Cochard de son vrai nom, partage les connaissances de ses professeurs sortant des écoles supérieures d’Art. Avec leur enseignement et leur conseil personnel, Paul Clodel décide d’exposer ses premiers tableaux en 1989 au syndicat d’initiative à Saint-Pierre. Il signe sous le pseudonyme de Paul Clodel C. L’artiste se réfère à l’art naïf, cher à son professeur de dessin, André Oudet, à la seule condition de ne pas copier l’œuvre du maître mais d’y ajouter le sien. Son style se définit par une simplicité d’images de la Réunion. Paul Clodel peint sans gène des cases créoles et des scènes de la vie réunionnaise. Il y ajoute un vécu, un passé avec une sensibilité expressive et le tout se retrouve coucher sur la toile.

Un des premiers artistes peintre qui le soutiendra à suivre cette voie est Bernard Debergh. Paul Clodel exposera plusieurs fois dans le Sud et en 1993 à Sainte-Marie où il supprimera le « C » de son nom. En 1994, une rencontre va changer son style et même sa technique. Un écrivain réunionnais célèbre par sa poésie et ses nouvelles, J-F Sam Long, va l’encourager à développer un style que l’artiste avait fait pour s’amuser. Clodel inventera un style de peinture qu’il baptisera traitïsme. Il invente de même un support adapté à son style qui n’est donc que des allumettes pressées et collées sur du contre plaqué.

Un mouvement réunionnais naissait et Paul Clodel ne pouvait le partager sans ses nouveaux disciples : Claude Bègue, Marius Sinama, Tristan Hoarau… Nathalie Grondin (Cochard). Ces derniers lui ont permis de faire des émules et d’arriver à exposer une trentaine de fois à la Réunion et six fois en France (Béthune, Rillieux-la-Pape, Montluçon (1998-2009), Vichy et Lyon 1er).

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Montluçon'ArtTampon Mag juillet 2008Epo Vichy 98 coupure de presse

 

 

 

 

 

 

 

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Le Néo-Traitïsme

« Le « néo-traitïsme » se définit certes par des traits de couleurs mais au lieu d’avoir des hachures réalisées à main levée, il y a l'apport des bandes de couleurs, à la fois longues et plates, qui forment des traits. Sa composition s’approprie d’une de mes inventions et que je baptise : « le Concavisme* »

Paul Clodel Cochad( l'inventeur et fondateur du Traitïsme et Néo-Traitïsme - Réunion)

 

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Comme dans le traitïsme qui consiste à peindre et à composer par des petits traits juxtaposés de couleurs pures de son île natale, la Réunion. C’est la naissance d’un mouvement réunionnais qui aura une grande importance pour l’art local en comptant le nombre d’exposition traitïste et le nombre d’adepte, Claude Bègue, Tristan Hoarau, Alphonse Nativel et de Paul Clodel qui ne se contente pas d’en rester au traitïsme. Il va plus loin que les petits traits en les élargissant et redonner vie par une nouvelle composition. L’œuvre devient contemporaine voir moderne par certaines scènes. Il n’abandonne pas le traitïsme mais donne suite à une nouvelle phase de recherche : le néo-traitïme. Il se définit certes par des traits de couleurs mais au lieu d’avoir des hachures les traits deviennent des bandes colorées. De même la composition reste quant à elle : divisionniste chère à Georges Seurat. Mais Paul Clodel s’approprie de la même composition tout en inventant une autre à sa façon de moderniste et il le baptise : « le Concavisme ». Il prend les points de divisions et tente de les rendre concaves.

 A notre époque, les lois du divisionnisme ne sont plus appropriées, Paul Clodel se veut d’être un fervent défenseur de Seurat? Bien sûr, il se veut avant tout créateur.

Aujourd’hui en France on ne fait plus de révolution pour sauvegarder des traditions. Si l’impressionnisme a été le détonateur de nouveaux courants artistique et pas des moindres comme le néo-impressionnisme. Ces derniers avaient brisé les liens avec la tradition académique. Elle permet à l’art moderne une inspiration nouvelle et ouvre un chemin à chacun pour une innovation artistique. Il est vrai que les impressionnistes défendaient la peinture en plein air ; Seurat, lui, intellectualisait le mouvement. Sa recherche artistique si bien structurée a influencé les fauvistes, les cubistes, les futuristes, aussi bien l’abstraction et pour venir au mouvement traitïsme.

Si le mouvement traitïsme se veut démarquer du pointillisme c’est qu’il y a une ouverture sur le monde contemporain. Paul Clodel Cochard se dit d’être ferveur défenseur d’un art trop nouveau. Ce dernier, à ces yeux, passerait pour un art contemporain.

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« L'Art Contemporain est l'expression des artistes de notre époque. Que se soit sous forme de dessin, de peinture, de sculpture, de photographie, de vidéo, d'installation, de performance et la liste est encore longue, les artistes puisent dans le contexte historique, politique, économique et social des thèmes de travail; Mais l'Art n'est pas réductible à un thème!. Si l'art dépend de son époque, sa qualité première est de la transcender, d'aller au-delà ».

 Le Néo-Tratïsme (en peinture) est la projection d'une subjectivité qui tend à déformer la réalité pour inspirer au spectateur une réaction émotionnelle. Ce dernier se définit au terme technique par des traits de couleurs. Mais cependant, au lieu d’avoir des hachures les traits deviennent des bandes de couleurs. De même la composition reste divisionniste et s’approprie d’une composition que j’ai inventée : « le Concavisme ».

« Les représentations sont souvent fondées sur des visions, déformant et stylisant la réalité pour atteindre la plus grande intensité expressive ». Celles-ci sont le reflet de la vision personnelle sur mon époque, hantée par l’actualité et l’histoire de mon île, la Réunion. Mes œuvres néo-traitïstes mettent souvent en scène des symboles, influencés par la psychanalyse naissante et les recherches du « symbolisme de l’action ».

 

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Ex-Collection Renée Drozin

 L'exposition à la Villa de la Région regroupe un ensemble d’œuvres de Paul Clodel Cochard , de Claude Bègue, ainsi que la l'Ex-Collection Drozin.

 L'Association Paul Clodel (A.P.C) souhaite rendre ici hommage à Maître Renée Drozin-Hassen, avocate et bâtonnière emblématique, décédée le 07 janvier 2012.

En montrant des œuvres de cette dernière et qui sont devenues la nouvelle collection de l' Atelier Paul Clodel Cochard en 2010. Ce fut des toiles restaurées par les mains de l'artiste Paul Clodel. Une petite collection de huit œuvres des artistes vivant ou décédés dont voici un bref portrait d'eux:

 Claude Muras, Gilbert l'Héritier (1917-2000), Bertrand Boyer, J. Brouant, Morin, CAD, et Loupy Calaviq.

Le jardin secret de Claude Muras

 Claude Muras(Biographie claudemuras.ch)

 <"Le jardin secret", 10 F Collection. Paul Clodel

Claude Muras Toulousaine d’origine est installée à Genève depuis 10 ans. Passionnée et sensible, elle n'est pas une coloriste mais un peintre en demi-teintes. le regard qu’elle porte sur la vie prend forme à travers ses peintures.

 " Quand la couleur est vive, c’est que je veux donner un accent sur la toile, elle intervient comme une invitation, pour moi, c’est donner à regarder, à aller au delà du premier regard". (Claude muras)

La peinture de Claude Muras est une histoire d’états d’âme. Des corps à corps qui se mélangent au travers des rythmes et des ambiances où les sentiments sont maîtres. Son sujet de prédilection est la femme. Ses femmes sont présentes, fortes, tendres, amoureuses et sauvages. "Je n’ai pas envie de les peindre comme uniquement belles et sensuelles, elles savent qui elles sont. Elles représentent n’importe quelle femme, vous, moi, dans leur émotion »

  Claude Muras se donne beaucoup de liberté dans ses toiles. Sa peinture bouge en fonction de ses sentiments.D’une expérience intense de 30 ans, Claude Muras ne s’arrête jamais de chercher ; creuser pour révéler au plus juste l’intensité de chaque personnage et des sujets qu’elle traite. Elle sait nous faire ressentir, avec émotion, les ambiances, les gestes, les couleurs, les traits et les mouvements qui animent ses toiles. Sa détermination et son envie d’exprimer, font d’elle une artiste accomplie.

Elle a suivi les Beaux-Arts de Toulouse à l’atelier du peintre Christian Schmidt dont l’enseignement va de Cézanne aux peintres contemporains en passant par André Lhote, Gromaire et Kokoschka.

 Principales expositions :îIe de la Réunion : 1983, 1985, 1996, 2005.Paris : 1987, 1989, 1991, 1993, 2007.Bordeaux : 1990.2012 Bruxelles : 1990.Strasbourg : 1991, 1994.St Gilles Croix de Vie : 1992, 1995, 1999, 2002, 2006, 2010.Carces : 1993.Nîmes : 1994.Genève : 1993, 2002, 2004, 2006, 2009,2012. Lausanne : 1995.Toulouse : 2007, 2010.      

  

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Gilbert l'Héritier (1917-2000)

Gilbert L'Héritier, peintre Français et illustrateur. A gauche « le château d’Entrevaux » 10 F.

 

GEDC0275 Bertrand Boyer

 

Né en 1928 à Saint-Pierre, Île de la

Réunion, il a une formation de l’École des Beaux Arts de Paris, en 1950. Il est nommé quatrième logistique du prix de Rome, en 1953. En 1958, il obtient le prix de la « Casa Velasquez » et devient membre de la Nationale des Beaux Arts. Bertrand Boyer a réalisé de nombreux décors dans différents lieux de la Réunion et notamment à l''Hôtel de Ville de Saint-Denis. De carrière d'enseignant aux Beaux-Arts où il est aujourd'hui en retraite et vie quelque part entre l'Inde et la Réunion. Il a beaucoup d’œuvres dans le monde et aux FRAC REUNION.

La collection Paul Clodel en possède deux, dont à gauche

      

< Abstraction » ou « bateau échoué (20F)

 

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Site de la Rivière d'Abord, St-Pierre  15 F, B. BOYER  

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  ^Morin (abstration)

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 Loupy Calaviq  

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 Jean Brouant, illustrateur et peintre français  

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 CAD (1934)                                                                  "Nue couchée" Claude Bègue

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Comment devient-on traitïste ? Tout simplement, en réalisant ses premières toiles sur des supports rassemblant des milliers d’allumettes collées les unes aux autres. « L’allumette est un trait » résume Paul Clodel qui compte les adeptes de sa technique sur les doigts d’une seule main. «  C’est vrai qu’on n’est pas très nombreux. Après, je vois régulièrement des artistes qui font du trait sans faire référence au traitïsme ». Claude Bègue, lui, ne se cache pas.

 Claude Bègue avoue sa fascination pour ce « style nouveau ». « C’est un mouvement qui part de chez nous, il faut donc le défendre. Faire un trait sans casser l’image, c’est ma philosophie ».

 

Le traitïsme se veut avant tout être un nouveau regard sur tous les courants artistiques déjà inventés, tous les styles peuvent être aux traits et composés à la manière divisionnisme… Peut être le prolongement de l'impressionnisme sur l'Art moderne. 

 Le paille en queue de Claude Bègue

 

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Paul Clodel Cochard

Né le vingt avril 1967 au Tampon dans une île de l'Océan Indien (La Réunion) de père et mère réunionnais. En 1983 Paul Clodel entre en section de dessinateur en publicité au lycée de Saint-Pierre. En 1985, il eut un coup de pouce de son professeur de dessin d'art naïf, André Oudet, pour la réalisation de cinq de ses premières gouaches en l'édition de cartes postales. Il entame ensuite des études d'Arts Appliqués au lycée du Tampon (Roland Garros). Puis une formation de peintre en lettre et dessinateur mural au Lycée de Saint-Louis. En 1989, il expose pour la première fois à la galerie du syndicat d'initiative de Saint-Pierre, rue Archambaud, sous le pseudonyme de "Paul Clodel C.". Il expose des cases créoles, des scènes de vies et des paysages de La Réunion. Le succès de ses ventes de tableaux lui fit rejoindre le chemin des expositions. Il expose le plus souvent dans le Sud de l'île et signe par la suite "Paul Clodel" pour qu'il n'y ait aucun lien de parenté avec l'écrivain et poète "Claudel". En 1994, il fait une rencontre avec un écrivain réunionnais qui changea sa façon de peindre et créa le traitillisme. En 1995, il fit une expo qui attira la presse locale car l'exposition mettait en valeur sa nouvelle technique de peinture, le traitillisme. Par la suite Paul Clodel abrège le nom "traitillisme" en un nom plus court et plus moderne devenant le "traitïsme". Le mot "traitïsme" est un clin d'œil à l'art naïf, dont il ravit le "ï. En 1998 le traitïsme devient un mouvement réunionnais et compte aujourd'hui des adeptes (C. Bègue, N. Cochard) qui en font partis. En 2011, il s'oriente vers le néo-traitïsme (le trait devient une bande colorée de différentes couleurs et qui sont juxtaposées et courbées). Ayant trouvé son style et technique de peinture il signe désormais: Paul Clodel Cochard

Cotation de l'artiste: 40 € le point un exemple (10 P. (portrait) 10 F. (figure) et 10 M. (marine) = 400 €

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La chute du chat, 15 P. (Année 2008)                            Cuisine d'antan lontan, 20 P. (année 2007)  

Le déjeuner sur l'herbe

    Le pont de Maincy d'hier-001

Réf. 115, Le déjeuner sur l'herbe, 25 F. (année 1998)              Réf.249, Le pont Nancy d'Hier, 15 P (1999)

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 Réf.452, La demoiselle aux fleurs, 20F, (année 2010)    Réf.447,Le mangeur de canne 20F, (208)

Dîner dansant, néo-traitïte de Paul Clodel

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 Réf.492, Diner dansant, 10F, (année 2010)                    Réf.503, Les tailleurs de pilons,15F (2013)

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    Réf.491, Le jardin secret, 10P, (année 2010)                Réf.450, Buveur de pile plate, 15F (2008)

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 Le nouveau-né                                                      Réf.505, La liseuse assoupie, 15F, (2013)  

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Réf.445, Jalousement, 20F, (année 2008)