Vingt décembre-001

L'Ode au coeur Réunionnais " 20 décembre 1848" recueil de poésie de Paul Clodel Cochard 

Première partie: "1847 L'Ode poétique "Mon pays l'Afrique"

« La Révolution française de 1848 est la deuxième révolution française du xixe siècle, après celle de juillet 1830 ; elle se déroule à Paris du 22 au 25 février 1848.

Après avoir révolutionner la première fois en 1830, le peuple français lors de cette deuxième tentative révolutionnaire (22 au 25 février 1848) finit par triompher.

« Sous l'impulsion des libéraux et des républicains, le peuple de Paris, à la suite d'une fusillade, se soulève à nouveau et parvient à prendre le contrôle de la capitale. Louis-Philippe, refusant de faire tirer sur les Parisiens, est donc contraint d'abdiquer en faveur de son petit-fils, Philippe d'Orléans, le 24 février 1848.

Le même jour, dès 15 heures, la Seconde République est proclamée par Alphonse de Lamartine, entouré des révolutionnaires parisiens. Vers 20 heures, un gouvernement provisoire est mis en place, mettant ainsi fin à la Monarchie de Juillet ».(Source Wikipédia)…

La France s’accorde à dire qu’elle perd sa souveraineté au profit d’une jeune république.

N’oublions à jamais nos jeunes héros Réunionnais qui à cette même époque résidaient à Paris. Ils ont été de ceux qui prônent à un vrai changement et c’étaient humblement battus pour obtenir une cause loyale : la fin de l’esclavagisme dans les colonies française.

A nos héros créoles dont la liste fut longue mais il me semble nécessaire d’en énumérer quelques uns qui ont à jamais compter dans l’histoire de la Réunion : Auguste Lacaussade, Léon, G. Vinson, Dubourg, G. Bédier, Sully Brunet, B. Hoarau, Lejeune, Loupy, Potier…) tous venaient soutenir ce nouveau gouvernement provisoire Républicain.

Le 18 mars 1848, ces Réunionnais faisaient par, à travers une lettre aux citoyens membres du nouveau gouvernement, soussignant leur totale adhésion et s’engage personnellement. En tant que jeune créole blancs venant de la Réunion (Bourbon), ils acceptent tous les conséquences qu’elle apportera à la France. Mais un soutient ferme à la seule condition de défendre un intérêt qui leur tient à cœur et à raison : l’abolition de l’esclavage dans les colonies française.

Ayant une obligation de changement les Républicains acceptent une première requête et envisagent de le traiter ultérieurement.

Les créoles rééditaient un courrier rappelant en évidence ceci :

« Nous sommes les enfants du présent. Nous nous constituons ici les représentants de l’idée nouvelle dans les colonies et, à ce titre, nous nous présenterons devant vous dans l’espoir que vous permettrez de nous associer au grand mouvement que la France vient d’imprimer au monde entier ».

 

 Auguste Lacaussade (Wikipédia)

Auguste Lacaussade est un poète français né le 8 février 1815 à Saint-Denis de l’Île Bourbon ( Île de la Réunion) et mort le 31 juillet 1897 à Paris.

Auguste Lacaussade est le fruit de l'union libre entre Pierre-Augustin Cazenave de Lacaussade,(avocat et faisant parti de grande famille bordelaise et d'une mère métisse libre, Fanny-Lucile dite Desjardins. Il est donc ce qu'on appelle à l'époque un quarteron, ayant un quart de sang de couleur. Ce statut va le marquer profondément et influencer toute sa vie.

D’une jeunesse marquait à dix ans, l'entrée du Collège Bourbon à Saint-Denis de la Réunion, lui est interdite à cause de l'illégitimité de sa naissance. Il s'en va donc faire ses études à Nantes après avoir passé les premières années de sa vie au Champ-Borne (Saint-André). Leconte de Lisle  (poète) le rejoint quelques années plus tard et leurs vies resteront liées jusqu'à la mort de ce dernier (Leconte de Lisle).

Il a l'occasion de revenir deux fois sur son île natale, mais son intégration dans la société esclavagiste de l'époque se révèle très difficile. Il revient donc en France en 1839. Il se marie avec Laure-Lucile Déniau, dont il a une fille et deux autres enfants morts en bas âge.

À partir de 1844, il devient le secrétaire de Sainte-Beuve. En 1848, il rejoint le camp des abolitionnistes groupés autour de Victor Schoelcher. Extrêmement brillant, il publie des articles dans La Revue des Deux Mondes et dans la Revue de Paris, organe officiel des romantiques. Il parle plusieurs langues : l'anglais, l'italien, le grec ancien, le latin, le polonais, etc. Il traduit des œuvres étrangères, notamment celles de James Macpherson.

Il obtient le prix Bordin pour Poèmes et paysages. Mais à la même époque, Leconte de Lisle publie le recueil Poèmes Antiques, qui rencontre un énorme succès. La rivalité entre eux ne cessera alors de grandir.

Il devient veuf en juin 1859 et se remarie en 1865.

Sous le Second Empire, le poète est nommé directeur de la Revue du Gouvernement, puis en 1872, il est promu bibliothécaire du Sénat.

Il est inhumé le 2 août 1897 au cimetière du Montparnasse. En février 2006, ses restes ont été ramenés à La Réunion et inhumés dans le cimetière paysager d'Hell-Bourg, aux côtés de ceux de son ami le poète écossais William Falconer, à qui il a dédié un poème. Le transfert exauça son souhait exprimé dans le poème La mer :

Je ne veux point dormir sur la terre étrangère,

Sur la terre du nord je ne veux point mourir !

J'aurais froid sous un sol sans flamme et sans lumière,

Mes yeux veulent se clore où Dieu les fit s'ouvrir !

 

Le 27 avril 1848, le second décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises est signé, par le gouvernement provisoire de la 2ème République. Sous l’impulsion d’un Victor Schœlcher, nommé par Lamartine président de la commission d'abolition de l'esclavage, est l'initiateur du décret du 27 avril 1848 abolissant définitivement l’esclavage en France.

 

Qui était Victor Schoelcher ?

Il est naît un 22 juillet de l’an 1804, à Paris. D’une famille bourgeoise et catholique, son père, Marc, était propriétaire d’usine de porcelaine et sa mère, marchande lingère, tous les deux travaillant à Paris.   

Victor Schœlcher fut de courte étude au lycée Condorcet, côtoyant les milieux littéraires et le monde artistique Parisien. Il était ami de George Sand, d’Hector Berlioz ainsi que ce pianiste et compositeur virtuose hongrois: Franz List.

Cette envie de se battre contre l’esclavagisme venait d’un voyage à Cuba. Ne pouvant exiger une abolition immédiate il décide d’en faire un combat personnel.

De son retour sur Paris Victor, devenant dans un premier temps un journaliste et un critique d’art, il publiait des ouvrages qui multipliaient ses déplacements d’informations.

C’est en 1847, qu’il reprenait la cause des révolutionnaires abolitionnistes. De ce fait il rédigeait pour le compte de la Société pour l’abolition de l’esclavage, fondé en 1834 (pétition pour abolition complète et immédiate de l’esclavage adressée à MM. Les membres de la chambre des pairs et de la chambre des Députés).

Puis ce fut la consécration d’une carrière politique :

« Le discours abolitionniste de Schœlcher évolue au cours de sa vie. En effet, au début de son engagement, il s'oppose à l'abolition immédiate de l'esclavage. En 1830, dans un article de la Revue de Paris, « Des Noirs », il demande ouvertement de laisser du temps aux choses. Cette vision de l'abolition se retrouve en 1833, dans son premier grand ouvrage sur les colonies : De l'esclavage des Noirs et de la législation coloniale. Pour lui, il serait dangereux de rendre instantanément la liberté aux noirs, parce que les esclaves ne sont pas préparés à la recevoir. Il souhaite même le maintien de la peine du fouet, sans laquelle les maîtres ne pourraient plus travailler dans les plantations. Il faut attendre un nouveau voyage dans les colonies pour qu'il se tourne vers une abolition immédiate ».(Source Wikipédia)      

« Nommé sous-secrétaire d'État à la Marine et aux colonies dans le gouvernement provisoire de 1848 par le ministre François Arago, il contribue à faire adopter le décret sur l'abolition de l'esclavage dans les Colonies. Le décret signé par tous les membres du gouvernement paraît au Moniteur le 5 mars.

D'août 1848 à décembre 1851, il siège à gauche comme député de la Martinique puis de la Guadeloupe.(Wikipédia).

« Évoquer Schœlcher, ce n'est pas invoquer un vain fantôme, c'est rappeler à sa vraie fonction un homme dont chaque mot est encore une balle explosive... Schœlcher dépasse l'abolitionnisme et rejoint la lignée de l'homme révolutionnaire : celui qui se situe résolument dans le réel et oriente l'histoire vers sa fin. »

Aimé CésaireExtrait de l'Introduction de Esclavage et colonisation, recueil de textes de Victor Schœlcher, 1948).

 

L'Ode au coeur Réunionnais de Paul Clodel Cochard

(recueil de poésie sur l'esclavage entre 1847 à 1848) 

Paul Clodel Cochard (nom d'artiste Paul Clodel) est le créateur d'un mouvement artistique réunionnais le "Traitïsme". Ce dernier est inventé en 1994 en atelier et est exposé en décembre 1995, à Saint-Pierre-Réunion, expo qui s'intitulait: "Laisse à lu met son maloya". A côté de sa passion pour la peinture, Paul Clodel, est aussi un modeste photographe, un poète qui se dessine des traits de caractères entre études de la pensée à celles de la philosophique de la vie. Bref sa poésie engagée jure un combat qu'il nous fera savoir par la suite de sa carrière...

Ass.paulclodel 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fin de la première partie...( à suivre)

 

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