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Le penseur de Clodel

Description de l'image Jean-Paul Sartre FP.JPG.

La pensée d’autrui, Jean-Paul Sartre

L'Art est-il une écriture ?

 Si l’Art (avec un grand A), a pour fonction de message et d'expression visuel. On peut penser à une forme de communication de son intérieur (son moi) vers l’extérieur, sans l’obligation d’émettre des écrits ! Ensuite chacun voit et perçoit l’œuvre finalisée à sa manière et bien sûr selon son humeur et sa connaissance artistique.

   L’Art n’est-il pas la première écriture de l’Homme ?

La Grotte de Lascaux :

La grotte de Lascaux est l'une des plus importantes grottes ornées paléolithiques par le nombre et la qualité esthétique de ses œuvres. Elle est parfois surnommée « la chapelle Sixtine de l'art pariétal » ou « chapelle Sixtine du Périgordien » selon une expression attribuée à Henri Breuil1,2,3 qui la nomme également « Versailles de la Préhistoire »1 ou « Altamira française »4. (Clic pour auteur)

 Grotte de Lascaux

Les peintures et les gravures qu'elle renferme n’ont pas pu faire l’objet de datations directes précises : leur âge est estimé entre environ 18 000 et 17 000 ans à partir de datations et d’études réalisées sur les objets découverts dans la grotte. La plupart des préhistoriens les attribuent au Magdalénien ancien, sauf quelques-uns qui penchent plutôt pour le Solutréen qui le précède, voire pour le Gravettien.

Le Magdalénien est la dernière phase du Paléolithique supérieur européen, comprise entre environ 17 000 et 12 000 ans avant le présent. Son nom a été proposé par G. de Mortillet à partir du site préhistorique éponyme de la Madeleine à Tursacen Dordogne. (Source Wikipédia).

Bref il n’y a pas plus vielle écriture que la peinture (Paul Clodel)

Si l’Art est une écriture, il s’exprimait jusqu’à quel siècle son influence ?

Mais une réflexion appelle à une autre ! Que pense la philosophie de l’écriture et la peinture ?

 « La première question posée par Jean-Paul Sartre concerne la définition de l’acte d’écrire est formulée de la manière suivante : « Qu'est-ce qu'écrire? ». Sartre va tout d’abord esquisser une réponse en considérant ce qu’écrire n’est pas : écrire et n’est pas peindre, ou mieux encore : écrire n’est pas composer de la musique. En effet, contrairement au peintre ou au musicien qui se contentent de présenter les choses et de laisser le spectateur d'y voir ce qu’il veut, l’écrivain, lui, peut guider son lecteur. La chose présentée n’est plus alors seulement chose, mais elle devient alors signe ».

Une fois que l’écriture a été distinguée des autres formes d’art, Sartre peut passer à l’étape suivante, c’est-à-dire à la distinction, au sein même de l’écriture, de la prose et de la poésie, un point capital dans sa réflexion. On peut résumer la distinction par la formule suivante bien connue : « La prose se sert des mots, la poésie sert les mots ». La poésie considère le mot comme un matériau, tout comme le peintre sa couleur et le musicien les sons. (Jusqu’à présent ne mélangeons pas les disciplines). La démarche du prosateur est complètement différente. Pour  Sartre, les mots ne sont pas des objets, mais désignent des objets. Le prosateur est un parleur et « parler, c’est agir ». En effet, en parlant, on dévoile, et, dernière étape du raisonnement, « dévoiler, c’est changer ».

Avant de définir que la peinture est une écriture il faut savoir écouter la pensée d’autrui : Jean-Paul Sartre

« Par cette distinction entre prose et poésie, Sartre a répondu à la question fondamentale du chapitre : écrire, c’est révéler. Révéler, c’est faire en sorte que personne ne puisse ignorer le monde et, dernier pas, si on connaît le monde, on ne saurait s’en dire innocent - c’est exactement la même situation que nous avons avec la loi, que chacun doit connaître afin de répondre ensuite de ses actes.

Après avoir parlé du fond qui définit ce que c’est qu’écrire, Sartre en vient à la forme. Le style, insiste-t-il, s’ajoute au fond et ne doit jamais le précéder. Ce sont les circonstances et le sujet que l’on désire traiter qui vont pousser l’écrivain à chercher de nouveaux moyens d’expression, une langue neuve, et non l’inverse ».

En peinture le style existe en temps que signature du peintre, une sorte de « Grisbi » qui permet aux professionnels de l’Art de retrouver l’empreinte digital de l’Artiste ou son ADN. Je qualifierai le Style par la technique du peintre.

   

Jean-Paul Sartre 

Revenons à l’écriture :

« À la fin du chapitre, Sartre revient sur l’idée d’engagement, idée sur laquelle il avait commencé son ouvrage en expliquant qu’on ne peut demander ni au peintre, ni au musicien de s’engager. L’auteur conclut que l’écrivain, lui, doit s’engager tout entier dans ses ouvrages. L’écriture doit être à la fois une volonté et un choix. Mais alors, si l’écriture est le fruit d’une décision, il faut à présent se demander pourquoi on écrit». (Source Wikipédia)

 

N’ayant là, lu la philosophie de Sartre sur l’écriture dans son  essai  publié pour la première fois, en plusieurs parties, en 1947, dans la revue Les Temps modernes dirigée par Sartre (et fondée par lui en 1945). L'essai forma en 1948 le volume Situations II chez Gallimard. (Source Wikipédia)  

J’ajoute et je reste persuader que la peinture est la première écriture de l’Homme. 

L’origine de l’écriture :

« Jean-Paul Sartre commence par remonter à l’origine de l’écriture. « Un des principaux motifs de la création artistique est certainement le besoin de nous sentir essentiels par rapport au monde » explique l’écrivain. On peut prendre pour exemple une situation toute simple : un homme regarde un paysage. Par ce geste, il le « dévoile » et il s’établit une relation qui n’existerait pas si l’homme n’était pas là. Mais l’homme est en même temps profondément conscient du fait qu’il est inessentiel par rapport à cette chose dévoilée. Il ne fait que la percevoir sans prendre part au processus de création.

    

L’homme est aussi capable de créer. Mais alors, il va perdre cette fonction de « révélateur ». L’objet produit répond à des règles que lui-même a mises en place et est par là entièrement subjectif; il sera par exemple impossible à l’écrivain de lire ce qu’il a écrit avec un regard extérieur. La situation est inversée par rapport à celle que nous avions avec le paysage : le créateur devient essentiel car sans lui, l’objet n’existerait pas, mais ce dernier est maintenant inessentiel. Nous avons certes gagné la création, qui n’était pas présente lors de la contemplation d’un paysage, mais nous avons perdu la perception ».

Je me permets de constater que la peinture est une écriture visuelle.  Donc  le fait de la contempler, c’est lire à travers la création du créateur (Il vaut là d’être répéter).

L’écriture c’est un savoir acquis et qui plus est, l’imagination est décrite par l’écrivain. La perception de l’écriture est plus plausible et se définie par les images que veulent illustrées (une illustration que le cerveau se fait en lisant) par le narrateur. La peinture est visuel, innée des sens et n’a pas besoin d’un savoir lire, si et seulement si, la peinture est dite figurative ou réaliste (Je reviendrai plus tard à la lecture d’un art).

Pourquoi peindre et pourquoi écrire ?   

«  « Écrire, insiste Jean-Paul Sartre, c'est une certaine façon de vouloir la liberté ; si vous avez commencé, de gré ou de force vous êtes engagé ».

    

Au Moyen Âge, il y avait droit à l’écriture et la lecture que les clercs. Dont l’importance de l’église, le pouvoir des prêtes et du clergé. Il y avait là encore une écriture visuelle qui se rapproche de celle des grottes de Lascaux. Ces dernières sont définies par une projection d’image faite à une phase du Paléolithique supérieur. Rien ne détermine, si cette population avait un dialecte commun ou alors le langage des mains à travers "l’écriture picturale murale". (Je laisse là, les chercheurs de me répondre).

Je reviens sur l‘épopée du Moyen Âge tout en faisant une analyse des œuvres des peintres. Ces derniers étaient liés à la représentation du christ. Ils peignaient des scènes chrétiennes. L’utilisation des auréoles dans la peinture permettait quoi ?

La Vierge d'humilité adorée par un prince de la Maison d'Este est un tableau de Iacopo Bellini, peint vers 1440.

«Le choix de la perspective ira jusqu'à changer la forme des auréoles des personnages saints en ne dessinant plus le cercle parfait de la peinture byzantine, mais une ellipse conforme à l'espace construit perspectif suivant la position du personnage la portant ». (Source Wikipédia) 

Une hypothèse physiologique pourrait  apporter un plus à mes réflexions :

Selon le médecin Bernard Auriol, ces représentations (auréoles) auraient leur pendant réel via un « phénomène psycho-physiologique » résultant de la dévotion. Ainsi qu’une  certaines émotions (admirationdésiramour, etc.) et certaines modifications de « l'état de conscience » (états d'éveil paradoxal) engendrent une dilatation pupillaire. Lorsque la personne, pleine d'admiration, regarde l'objet de cette admiration, ses pupilles se dilatent et rendent flou le contour de l'objet observé. Il est entouré d'un halo lié à ce phénomène perceptif. C'est ce phénomène qui est à l'origine de l'usage de la belladona chez les belles italiennes : la mydriase engendrée par cette plante, en agrandissant leurs pupilles, donnait à leur regard l'aspect fascinant du désir ou de l'admiration. L'homme regardé avait ainsi l'impression non consciente d'être très apprécié par cette femme qui devenait dès lors, elle-même, très séduisante » (Source Wikipédia).             

 

Il y a déjà une détermination à considérer l’écriture de la peinture et l’architecture à un degré spirituel que physiologique. La peinture du Moyen Âge à l’époque du XVIIe siècle ne sera plus la même à juger par l’intervention de la laïcisation.

Il y a là une fin de l’écriture dans la peinture et elle est alors remplacée par les écrits manuels de l’Homme et donc, par l’écrivain. Si le peintre va perdre sa place d’écrivain pictural il lui restera d’être à l’assaut de recherches artistiques. Il reste au peintre de créer des mouvements qui perdurent l’écriture picturale.        

 

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La pensée d'autrui de Pablo Picasso par Paul Clodel