le traitïsme

22 novembre 2015

La révélation des secrets de Léonard de Vinci sur la Joconde par Paul Clodel

La révélation des secrets de la Joconde Mona Lisa  

Par Paul Clodel Cochard

Artiste-peintre, poète et philosophe, chercheur du trait de caractère et de son comportement chez l'artiste dans les Arts. 

 

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Joconde de la Révélation

Léonard de Vinci un génie spirituel ! 

Les Joconde de Vinci

Portrait de Léonard de Vinci

Portrait de Léonard de Vinci

 

 Portrait de P

Préface par l'auteur Paul Clodel Cochard

 En voulant reproduire une Joconde et vouloir l'intitulée « La Joconde de la Fournaise » (Voir films), en hommage à mon volcan natal, à la Réunion ; je ne me doutais pas et du moindre, que j'allais vivre une mystérieuse aventure.

 La Joconde du Maître Léonard de Vinci (1452-1519) peinte entre 1503 et 1505, est certes la plus célèbre de tous les tableaux du monde. En ajoutant d'elle, le fait d'un sourire énigmatique, et d'une identification suspecte, la Joconde reste encore un mystère et dont les secrets ne sont toujours pas révélés à ce jour et à l'an 2015.

Certains trouvent en elle, le visage de son créateur Léonard de Vinci, d'autres une « Mona Lisa » ou d'une «  Lisa Gherardini » ! La Joconde ou Joconda est de forme mystique qui s'apparente à notre époque à une énigme que seul son créateur peut nous révéler son vrai secret ! Si, son sens énigmatique prend le dessus c'est du à son insaisissable sourire ombré, aux coins de sa bouche et de ses yeux. Ceci n'est pas un fait à Léonard d'accentuer notre regard à la nature qui détermine sa volonté mais il apparente à un codage. De plus, le génie De Vinci réalisait un effet d'ombre qu'on surnomme « Sfumato » ou « la fumée de Léonard » ce n'est pas mon analyse mais celle des experts d'arts.

 Giorgio Vasari écrit sur la Joconde dans son roman qui lui est consacrée, ceci :

 « Le sourire est si agréable qu'il ressemble divin plutôt qu'humain ; ceux qui l'ont vu ont été très surpris de constater qu'il semble aussi vivant que l'original ».

Il est ajouté, cependant, une chose qui semble avoir une importance fondamentale pour nous, c'est sa fraîche conservation, pour une vielle dame de plus de Cinq cent dix ans !

Léonard de Vinci est souvent décrit d'archétype, de symboliste de l'Homme (avec le grand H) de la période de la Renaissance à la nôtre !

On reconnaît son génie créateur comme celui d'un génie universel mais il reste un serein philosophe, qui avait repris l'enseignement du catholicisme et afin d'être surpris par les évangélistes de son époque ! Homme d'intuition, astrologue, inventeur, il n'en est pas loin d'une chose l'homme mystique ! De Vinci avait l'intuition que la religion n'était pas si saine et que des choses nous étaient encore cachés ! Il entretenait hormis des liens sensuels et affectifs avec ses jeunes élèves dont «Salaï » n'en faisait parti mais il avait des liens gardés jusqu'ici en silence. D'un esprit perturbant, il s'y donnait, de plus à la magie, la découpe analogique des sépultures afin de satisfaire sa curiosité et d'en faire une découverte pour la science il n'en reste que ce fut, à cette épopée, une interdiction sous peine de mort !

De tous ses secrets, un élève, son fils adoptif Salaï (Salai), l'a vécu et le garda pour lui. En nous transportant dans un univers magique et voir féerique et de pouvoir parler aux esprits de l'au-delà, les secrets qui sont les mieux gardés de Milan à nos jours 2015, sont presque qu'élucidés. La mort de Salaï, le 10 mars 1524, après cinq ans, de celle du Maître Léonard, le 2 mai 1519, n'a cependant repris un nouveau retour parmi nous. Celui à qui Salaï avait épousé cette Bianca Coldiroli d'Annono à l'âge de 43 ans, trouvait sa mort par carreau d'arbalète, reçu à 44 ans d'un duel, et n'a pas eu de mort naturelle. Aussi son âme erre notre épopée et ce qu'on apprendra sur sa Joconde du Prado, n'aura plus ou moins un impact majeur et même si cela reste une fiction, il vous est attribué de lire ce roman poétique et de redécouvrir à votre guise que la ou les Joconde cachaient belle et bien des secrets...

 

                                                                                  Introduction

 Léonard et Salaï une histoire d'amour et de vives secrets ainsi de passions !

 Vers 1490, à Milan, l'arrivée d'un enfant d'une dizaine d'année dans l'atelier ou le « Bottega » du Maître Léonard de Vinci, était un espoir pour Gian Giacomo Caprotti. Ce dernier est un élève avec des comportements de petit diable, aussi Léonard l'appelait « Salaï » (Salaino) et qui signifie diable. Ce jeune italien au profil doux et agréable passait son temps à voler et à détruire des objets et des œuvres d'arts. Léonard étant séduit par ce jeune homme qui vivait depuis cinq ans chez lui, en fit son modèle et son futur disciple. Salaï avait un physique d'une beauté androgyne qui ne déplaisait pas le grand Léonard. Il avait de plus, de longue chevelure d'orée, épousant son buste, ce qui faisait de lui le modèle parfait du Maître de Vinci.

Il est vrai, qu'en plus d'être végétarien, d'être très grand et bien souvent rasé, d'être ambidextre, Léonard avait une attirance pour les hommes. Dans deux de ses élèves ce fut Salaï qu'il confiait ses secrets de peintre et de dessinateur et bien d'autres secrets ! Ces derniers étaient parfois aussi étrange tout comme le comportement du maître. Il introduisait Salaï à des étranges réunions afin de lui faire taire à des rumeurs que pareil époque étaient donc propice à la mort par pendaison, s'il était donc découvert (Prieuré !).

Des voyages à Mantoue, Venise et Florence avaient apportés chez eux et en plus d'un comportement d'amoureux, un déclenchement mystique qui nouait leur secret ! De plus, leur liaison en était un secret d'époque et il était bien préservé.

Léonard le comparait à son fils qu'il n'aura jamais. Pour faire taire à certaines rumeurs d'ordre sentimentale, il avouait d'avoir adopter librement Salaï. Ce dernier devenait son fils unique…

Pourtant, Salaï était acerbe et se comportait comme un petit diable auquel Léonard le protégeait. Il avouait que Salaï était une progéniture du diable, mais il l'aimait plus que tout au monde ! En dénombre plusieurs dessins et peintures prisent comme modèle, Salaï. Un jour lors d'une pose pour une toile, «Jean-Baptiste » Léonard lui révélait alors son début et tout comme Salaï, il était lui aussi un élève chez «l'atelier Verrocchio »(Andrea del Verrocchio). Cette peinture, « Saint Jean-Baptiste » lui fit un retour à ses 23 ans.

Baptème du Christ par Verrocchio

Il y avait une réalisation d'une œuvre intitulée Le Baptême du Christ (1472-1475) pour l'église du Monastère « San, Salvi » des Vallombrosains », son Maître Verrocchio* qui avait commencer le panneau n'en fut pas moins de bien représenter le Christ sous un angle, d'un homme qui se lavait de tous ses péchés ! Saint Jean-Baptiste lui donnant l'eau du Jourdain, en tenant de sa main droite et le posant sur la tête de Jésus c'était écrit «  Ecce Agnus » en italien, ce qui signifie « Voici l'Agneau », ce que l'église leur avait imposé d'y inscrire. Les prêtres avaient choisis qu'une représentation d'une colombe blanche en haut et au centre était le bienvenu ! Sauf que Verrocchio avait vu autrement et avait représenté un autre oiseau «  un rapace » (oiseau de malheur) et puis n'avait plus envie de continuer cette toile. Léonard se pressait de raconter qu'il l'avait terminer seul, lui l'élève une œuvre de «Verrocchio ! Cependant une des raisons que son Maître lui avait révélé, sur la religion chrétienne, lui fit naître des réflexions ! Depuis et lors de plusieurs réunions secrètes, des membres qui travaillaient chez des ecclésiastiques lui apportaient des éléments et dont il se taisait de si peu, de peur de son rang. En peignant la toile Saint Jean Baptiste1513-1516, Léonard conseillait à Salaï de faire un geste avec sa main afin d'exprimer un signe. Ce dernier s'apparentait à définir un «L» la lumière, et c'est là que les premières énigmes naissent !?...

Nous revenons plus tard aux autres messages découverts dans les dernières oeuvres de Léonard de Vinci ! 

*Andrea di Michele di Cione dit Le Verrocchio (Florence1435 – Venise1488) est un sculpteurpeintre et orfèvre italien de la seconde moitié du Quattrocento. (Wikipédia)

 

La Joconde d'Isis

Je n'imaginais pas qu'en analysant et en décryptant des vidéos et des documents sur le weeb, que ma vie allait prendre une autre tournure et à la quelle je garde au fond de moi une mémoire. Déjà, le fait de faire de la philosophie et de la poésie étaient pour moi un très grand exploit. Il y a des matières que d'autres ont les capacités de mieux les pratiquer !

Cette réflexion posée ne révèle pas ma faiblesse ni même d'un manque de confiance en soi. Bien que je me crois modeste, il y a en la foi une force d'esprit où une spiritualité qui vous rend parfois un être supérieur ! 

J'avoue que chez moi,  le besoin spirituel est ma voie ou bien ma lumière ! J'ai retrouvé dans l'intuition une vérité, celle que l'Homme n'utilise très faiblement pour ne pas dire du tout, de ses pouvoirs divins ou sur-humain ! J'aborderai plus tard cette problématique pour en revenir à ma dernière déclaration. Cette dernière a un point commun avec mon roman poétique, celui que j'écris actuellement » !

Mon travail autour de Léonard de Vinci, n'étant pour moi un nombre de temps consacrer à la recherche. Mais, elle me permet de communiquer avec les esprits créatifs ou spirituels ! Hors que, la Joconde du Prado (qui est des ains de Salaï, je le crois) me révéla certains points essentiels et que je pense sans l'intuition (le 7ème sens) je n'aurai pu connaître ses secrets.

J'ai l'intuition en peignant la Joconde que j'ai réveillé un mystère, c'est celui des secrets du Maître Léonard de Vinci, en autre le mystère de ses autres toiles...

Si Dan Brown avec « Da Vinci Code » avait lui aussi une intuition et je rajouterai un certain Thierry Gallier avec « Isis, la Joconde révélée », tous deux sont sur la même voie ; mais, ce Léonard savait lire dans l'avenir ! 

Sauf un fait nouveau un soir je préparais quelques recherches sur Léonard et sa Joconde et c'est alors comme par magie une révélation se produisait :

"Une voix comme celle qui est toujours est en moi-même, pareille à celle de la consciente et de la subconscience, me révéla en une trentaine de minutes tous les indices concernant la Joconde de Vinci ! Il se trouve qu'elle révèle l'identité d'Isis, reine d’Égypte et femme d'Osiris", mais aussi la Reine des Cieux ! La Reine de Vénus et la Reine du Monde ! "

Voici les éléments que peuvent dissimuler Léonard de Vinci dans la Joconde : 

La Joconde du Prado 

 Joconde de la Révélation

 

La composition et les secretes de la Joconde de Vinci-001

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"La Joconde le la Révélation" Toile, format 10 F,

2015 de Paul Clodel Cochard


ISIS la Joconde 
1- Le nom de la Joconde, qui veut préciser « Joconda » en Italien, la « Mama » Madresse » « Mère » ou « Madone »…Ou plutôt : Mona Lisa anagramme qui signifie : AMON L'ISA (Dieu Amon (mal) et Déesse ISA ou ISIS (femelle)

2- Les deux points de visages qui en le divisant trouve un visage à droite souriante, des cheveux très soignés et un sourire sur un beau regard d'une pureté (symbolisant une douce et une gentille femme).

La partie de droite même ressemblant n'exprime, tout son contraire et voir même marquer sa tristesse, sa mélancolie, avec une coiffure libre et surtout un sourire qui est ombré, souligne la mesquinerie ou la fourberie si ce n'est pas une ruse ou un sourire malin sans expression ! Et j'en passe sur la dureté des traits apportant oui, une ressemblance à Léonard plus âgé, ou alors un double portrait celui de Salaï (son compagnon) et de Vinci…

Le front de la Joconde et l'ombrant un peu plus il souligne une clé importante à celle qui laisse penser avec son œil gauche deux éléments propre à la déesse ISIS.

Joconde reine d'Egypte ISIS- 9

  3- La composition de la toile, certes l'étoile, n'est le support de la composition et semble être le fameux « Canon de Beuron » mais il fait aussi office « d'étoile de David » autrement dit il rappel « les juifs » et par conséquence son roi au nom de « Jésus » « Le roi des Juifs, INRI».

4- Sur la seconde toile mystérieuse signée « 666 » (étrange et qui ne choc personne) l'auteur à donc stigmatiser ou souligner tous les points que seulement un expert en imagerie pourra le voir : 

666 le chiffre de la bête sauf que ce chiffre s'accompagne d'un autre "199", un signe qui là aussi n'est à développer ultérieurement. Il est autant à signaler le front de la Reine ISIS ? 

 

 

Egypte antique avenue des sphinx le Temple Tamon

5- La présence en haut à votre gauche au tableau est un endroit d'Espagne où se trouve « Le Temple Tamon » et  donc « les tombeaux de Tamon et d'Isis ».

Pour l'apparition du visage dans la manche qui n'est visiblement pas sur la toile du Prado mais figure en haut à gauche dans les pierres.

"Isis est la déesse de la magie et épouse d’Osiris. Le temple a été à l’origine érigé à Debod dans la vallée du Nil à 31km d’Aswan en Egypte. En 1970, le temple de Debod figure parmi les monuments d’Egypte menacés par la montée des eaux lors des inondations et il a été ordonné par l’UNESCO de le déplacer en endroit sûr. C’est ainsi que l’Espagne s’est vu offrir ce vestige en cadeau par le gouvernement égyptien, et commença alors d’immenses travaux de reconstruction en plein cœur de Madrid Deux ans après, en 1972, le temple d’Amon qui est l’un des plus beaux vestiges de l’Égypte ancienne en Espagne s’ouvre au public".

 

Egypte Sphinx ISIS

6- En bas et au centre la tête du Sphinx lui même qui est allongé. Ici il est question encore une fois de l’Égypte mais ce symbole est puissant car Isis est et était la Reine, à le pouvoir de renverser son peuple pour une autre mission !

Le sphinx est aussi l'aiguille qui marque le temps sur la terre.

Une révélation de fin du monde ! Un retour d'une reine ! 

Notre monde est un mystère et Léonard de Vinci, connaissait quelques choses du futur ! Il faut trouver la solution dans le "Prieuré de Sion" ou dans "l'Agnus Déi" !!!

  

Egypte observatoire du Sphinx

7- En contrebas du Sphinx se trouve trois situations aussi étranges quelles semblent cogiter par des énigmes trop puissants et surtout à pareil époque :

1- Déesse Isis (assis sur le banc du diable ou trône) 

2- L’observatoire du Sphinx à Jungfraujoch en Suisse ( frontière Suisse et Berne ) Déesse Isis (assis sur le banc du diable ou trône)

3- Ou Phallus ? (L'élément de sexualité d'Isis, qui selon le mythe l'avait proclamait reine !).

GEDC1904

8- Un « S » signature désignant le début de Salai ou Salaï (le modèle et compagnon de Vinci), l'auteur de l’œuvre.

Est-ce la treizième constellation qui est « le Serpent » « S ». Ce symbole est l’énigme que Vinci nous éclaire par sa vision astrologique et dont l'observatoire du sphinx révèle à retrouver sa position dans l'univers. Pour ne pas vous cacher c'est la constellation de la Reine des cieux, Isis et le retour de l'étoile de Bethléem !

 

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9- Les yeux de la Joconde : Droit on remarque un « L » (lumière) et un « V » vérité ! Gauche : des anagrammes égyptiens et « L2 » Luc 2 :

« 2.30

Car mes yeux ont vu ton salut,
2.31
Salut que tu as préparé devant tous les peuples,
2.32
Lumière pour éclairer les nations, Et gloire d'Israël, ton peuple.
2.33
Son père et sa mère étaient dans l'admiration des choses qu'on disait de lui.
2.34
Siméon les bénit, et dit à Marie, sa mère: Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction,
2.35
et à toi-même une épée te transpercera l'âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilées ».
Luc 7.20

« 7.20

Arrivés auprès de Jésus, ils dirent: Jean Baptiste nous a envoyés vers toi, pour dire: Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre? »
A nota :
3.23
Jésus avait environ trente ans lorsqu'il commença son ministère, étant, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d'Héli,
3.31
fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Nathan, fils de David,
3.38
fils d'Énos, fils de Seth, fils d'Adam, fils de Dieu.

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10- Une main gauche sur un livre peut-être la bible mais le peintre le transforme en dossier de chaise ou bien de valeur d'ajouter le fauteuil d'un trône (royal) le Nom de reine d’Égypte ISIS (trône).

Une main droite qui symbolise la position clef de celle d'Isis, symbole d'engagement ou autres…

11- Le visage du maître ou tout simplement celui du christ dans le drapé gauche de la Joconde.

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12- Une pyramide se trouvant à l'arrière droit du tableau, on est en Égypte c'est évident !

Le fond en haut et à droite de la toile n'est la suite du paysage de l'Observatoire du Sphinx en Berne et frontière Suisse !

Symbolisation d'un Vautour :"ISIS, un vautour était aussi parfois incorporé en sa couronne". 

PréseVautour 2nce d'un monastère et fort possible de celle de l'église Marie-Madeleine à Reine le Château, France (?).

Si on inverse le tableau et on rassemble les deux l'un normalement positionner et l'autre inverser on la forme (non ce n'est pas un extraterrestre (quoique !) mais bien un jeu de mirroir qui représente la déesse Isis.

En simplifiant mes recherches j'affirme que la Joconde du Prado est une mémoire du passé et renferme la vérité (œil). Ce dernier n'est la lumière que nous devons voir ! Salaï et Léonard, sont le visage d'Isis (Œil et front symbolisé par un soulignement d'ombre. La Joconde ou simplement la « Madone » Sainte ou reine au visage mystérieuse s'en part de la séduction ou de la mesquinerie pour arriver à sa fin, être une reine du monde (divers pays qui sont représentés : Madrid, Berne (Allemagne), France, Suisse…).

Une double personnalité qu'est la Joconde, à la fois triste, belle et entretenue (cheveux droit et soigné) et le contraire de l'autre face de la « Madone » (Une vierge noire envoûtante) !

Si la composition de cette toile est née dans un « carreau de Beuron » il y a lieu de penser à la suite, c.à.d, l'étoile . Cette dernière ne représente t-elle pas celui de David à cinq branches ? Si oui, il y a présence d'un Roi d’Égypte ou bien simplement d'un roi à présumer « Roi des Juifs » en autre Jésus, représenter dans le drapé de la robe à la manche de la Joconde ! Léonard ne nous révèle t-il pas un secret et dont je pèse mes mots de crainte d'un blasphème ! Mais si le trait de Léonard est ainsi, alors il sera bon de savoir ses pensées !

Si le sphinx, l'observatoire du Sphinx sont mentionnés il faut penser au futur (astrologie) on aura compris que la tête du sphinx, marque l'aiguille du temps. Proprement dit le futur. Un fait de mes recherches avait abouti à un lieu mystérieux, à une étrange pyramide recouverte de neige quelque part près d'Egypte ?

Il fait aucun doute maintenant, la Joconde est l'un des tableaux du maître qui renferme la « Vérité » et que tous les chrétiens et le monde cherchent à savoir !

Pour mieux comprendre les dernières volontés du peintre Léonard de Vinci, il faut décrypter ses derniers tableaux.

FILMS DOCUMENTAIRES: 

La Joconde de la Fournaise 2 Film doc & Réflexion de Paul Clodel Cochard

La Joconde de la Fournaise 2 Film doc & Réflexion de Paul Clodel Cochard

 

La révélation des secrets de la Joconde (Isis) de Léonard de Vinci Film Documentaire

De Paul Clodel HD 

La révélation des secrets de la Joconde (Isis) ou Mona Lisa (Amon L'Isa) de Léonard de Vinci Film Doc Paul Clodel (en version HD)
"J'ai l'intuition, en peignant la Joconde, j'ai réveillé un mystère et c'est celui des secrets du Maître Léonard de Vinci, en autre le mystère de ses toiles". Paul Clodel (Artiste-Peintre)

En voulant reproduire une Joconde et vouloir l'intitulée « La Joconde d'Isis » en hommage à Léonard de Vinci, le peintre Paul Clodel Cochard ne doutait pas le moindre, qu'il allait vivre une mystérieuse aventure.
La Joconde du Maître Léonard de Vinci (1452-1519) peinte entre 1503 et 1505, est certes la plus célèbre de tous les tableaux du monde. En ajoutant d'elle, le fait d'un sourire énigmatique, et d'une identification suspecte, la Joconde reste encore un mystère, dont les secrets ne sont toujours pas révélés à ce jour et en l'an 2016.
Léonard de Vinci est souvent décrit d'archétype, de symboliste de l'Homme (avec le grand H) de la période de la Renaissance à la nôtre !
On reconnaît son génie créateur comme celui d'un génie universel mais il reste un serein philosophe, qui avait repris l'enseignement du catholicisme afin d'être surpris par les évangélistes de son époque ! Homme d'intuition, astrologue, inventeur, il n'en est pas loin d'une chose l'homme mystique ! Vinci avait l'intuition que la religion n'était pas si saine et que des choses nous étaient encore cachés ! Il entretenait hormis des liens sensuels et affectifs avec ses jeunes élèves dont «Salaï » n'en faisait parti mais il avait des liens gardés jusqu'ici le silence. D'un esprit perturbant, il s'y donnait, de plus à la magie, la découpe analogique des sépultures afin de satisfaire sa curiosité et d'en faire une découverte pour la science il n'en reste que ce fut une interdiction et sous peine de mort à d'époque !
De tous ses secrets, un élève, son fils adoptif Salaï (Salai)l'a vécu et le garda pour lui. En nous transportant dans un univers magique et voir féerique et de pouvoir parler aux esprits de l'au de là, les secrets les mieux gardés de Milan à nos jours 2016, sont presque qu'élucidés. La mort de Salaï, le 10 mars 1524, après cinq ans, de celle du Maître Léonard, le 2 mai 1519, n'a cependant repris un nouveau retour parmi nous. Ce documentaire et bientôt un roman poétique (en préparation) est de découvrir à votre guise que la Joconde cachait bien ses secrets... Dans deux de ses élèves ce fut Salaï que Léonard confiait ses secrets de peintre mais bien d'autres secrets comme le "Prieuré de Sion" auquel il était l'un des disciples et voir plus ! Parfois aussi étrange qu'est le comportement du maître introduisait Salaï à des réunions quotidiennes et cela afin de lui faire taire des rumeurs à pareils époque étaient donc propice à la mort par pendaison s'il était donc découvert.

Pourtant, Salaï était acerbe et se comportait comme un petit diable auquel Léonard protégeait. Il avouait que Salaï était une progéniture du diable, mais il l'aimait plus que tout au monde ! En dénombre plusieurs dessins et peintures prisent comme modèle Salaï.

"On dit souvent que le tableau de la JOCONDE est incontournable, mais on dit rarement pourquoi. La déesse ISIS, déesse lunaire (MOON) et incarnation de l'Éternel féminin, est citée çà et là, MONA LISA serait une représentation d'ISIS. Le nom MONA LISA serait l'anagramme de AMON L'ISA, une expression qui révélerait que le dieu égyptien AMON avec pour contrepartie féminine ISA, variante pictographique d'ISIS. Le tableau raconterait par d'ingénieux artifices picturaux le mythe d'ISIS et d'OSIRIS. Mais plusieurs détails intriguent !
Selon d'autres chercheurs, le tableau serait une hérésie. Des chercheurs italiens spécialisés dans la levée des mystères artistiques ont affirmé qu'un jeune homme(Salaï) avait servi de modèle pour La Joconde, une thèse qui laisse sceptiques les experts du Louvre. Le peintre homosexuel aurait déguisé son compagnon en femme et en avatar de la déesse ISIS".
(Musique : "Névada City" Huma-Huma)

La révélation des secrets de la Joconde (Isis) de Léonard de Vinci Film Doc Paul Clodel HD

 

Fin de la Première partie 


13 juillet 2015

Les dangers des réseaux sociaux sur la pensée humaine

 

 Capture regard sur le Net

 

Le penseur de Rodin

 

Le penseur de RODIN (photo illustrative Web) 

Je dis tous 2

     Arrêt sur l'image : Les dangers des réseaux sociaux sur la pensée humaine

Il est temps aux réflexions il est l'heure de se réveiller, sortir de nos songes, voir en face la réalité. Elle vaut d'être vécue, respirons notre vie et vivez la !!!

 Je me suis donc réveillé d'un songe qui m'a sorti du lit de la vie, c'est à dire, la réalité après la virtualité. De cela, j'ai grandi. Pourtant ma fidélité de ma pensée reste sobre et elle peut s'ouvrir à celles ou à ceux qui m'ouvrent leurs bras et me laissent leurs épaules pour consoler ma peine.

Ma pensée d'amitié virtuelle qui est au gré du temps et des années passées à la communication de mon art la peinture, la poésie et la littérature et sans oublier la philosophie sur la toile. Le fait de contribuer au quotidien un monde virtuel ou numérique des réseaux sociaux, m'a enrichi culturellement(1). J'ai élaboré une synthèse philosophique sur un monde virtuel. Je suis arrivé à la conclusion suivante: du virtuelle à la réalité.

J'ai étudié tous les comportements et les messages qui manifesteraient votre personnalité (culturelle, intellectuelle, sensorielle, émotionnelle...) ou tout simplement votre humanité, vous vous cachez derrière le miroir de la virtualité. Au reflet d'une image pour certains d'entre vous, l'égocentrisme philosophique se cache derrière la peur de la réalité populaire. Je vous vois et je me vois en vous d'être comme vous ! Cette expression prend au fil du temps passé sur les réseaux sociaux une réalité. Cette dernière, vous devrez la corriger à distinct d'une faiblesse morale !  


En guise de conclusion et pour ne pas faire mieux ou pires en méditation, car l'artiste qui sommeille en moi me conduit soudain à la pensée positive. J'ai donc écrit ma philosophie de ma vie de A à Z à travers vous. 

  

A Paul Clodel 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le but est d'atteindre ou de vous faire réagir sur les pensées des internautes mais aussi du monde de la réalité ailleurs que le virtuel. Le but fut donc atteint et j'analyse la situation...

Il est à savoir :

Savons-nous distinguer clairement si nous parlons de relation ou de communication ?

Ce choix ne peut disparaître quand nous ferons la disparité entre la communication (communiquer avec autrui) et la relation (lien direct, indirect ou simplement la fréquentation).

Autrement dit il ne faut pas confondre une relation par exemple ami(es) sur FB, G+, etc, avec des échanges d'idées mais pas forcément faire suivre une communication : on ne peut pas ne pas communiquer pour des raisons d'ordre de respect de l'un vers l'autre mais on s'échange des mots et des photos. C'est comme une règle d'un jeu qui est contrôlé par autrui.

Si nous inversons le rôle de communication avec celui de relation, il me semble plus conventionnelle que les gens vont affirmés et qui parle d'affirmation parlera de témoignages donc d'information. Les personnes préfèrent échanger de l'information au lieu de communiquer. Ce dernier, demande un temps de réflexion et l'homme n'aime pas penser à juste raison mais préfère agir ! Le principe n'est pas de s'inviter à l'autre mais de s'éviter le moins possible à l'action commune. Nous ouvrons nos portes pour laisser l'entrée aux autres mais pour satisfaire notre besoin d'ego, nous fermons les fenêtres pour ne pas voir la lumière.

Dans la relation, l'information est assujettie par le locuteur et endure par l'auditeur. Hors que dans la communication l'information est proposée par l'émetteur et accueillie par le récepteur.

Dans une relation humaine on pourra dire que l'information passe très mal Pour qu'un échange soit efficace, et pour que l'information passe,  il faut que celle-ci soit proposée par l'un et accueillie par l'autre.

Par conclusion "Nous ne pouvons pas communiquer avec sincérité car nous attendons des relations communes et constructives à nos besoins personnels !"

La virtualité tue t-elle la réalité sur le net !

 J'ai remarqué que notre système de communication est bien différente de notre pensée! L'Amitié qui s'inscrit avec un grand "A" n'existe que partiellement ! Aujourd'hui le net n'est pas plus "honnête" et tous les praticiens de (FB) ou divers réseaux le savent bien qu'il n'y a pas de vrai amitié mais d'une amitié virtuelle! Je ne vais pas revenir sur ce sujet qui était mentionner précédemment, mais elle me sert d'introduction aux études que j'ai entrepris, en avale, pour faire ma propre réflexion de pensée à autrui ...

 « L'Amitié n'est pas celui qui vous dit bonjour chaque matin mais celui qui vous croît et vous estime pour vos talents et bien d'autres… »

 En résumant la problématique du copiage et du partage sur les réseaux, il est évident qu'à notre âge, passant la quarantaine ou plus que nous ne sommes plus à définir nos « pensées d'ados » mais notre besoin d'exister à autrui nous le révèle sa présence . Aussi, (FB, G+, T) ne sont à mon avis qu'un matériel qui teste intelligemment notre personnalité. Ce dernier, de part son contexte lié aux techniques les plus intelligentes du système de réseau social. Cependant, il vous permets de vous connaître en profondeur ! D'autre part, le fait de partager vos idées, tout en prenant votre temps au quotidien, introduit une violation de vos geste les plus intime comme bêtement de savoir qu'est-ce que vous manger ce soir !

De façon libre et sans contrainte votre cerveau effectue un maximum de donner qui dans la vie réel ne se reproduit pas et par peur de savoir sa personnalité. L'engrenage d'un réseau n'est utile pour vous faire penser que vous exister en tant qu'une star de toujours. Il est probant de saluer que votre existence, en tant qu'utilisateur n'est la joie de vos supérieurs qui feront profit ! Certes vous et moi nous ne réfléchissons pas au danger de ces réseaux parce que nous avons une dépendance et qui nous oblige à y adhérer ! Bien sur nous sommes devenus des stars parce que le système nous a donné la possibilité de le croire ! J'ai bien dit de le croire ! De même, il est important, de temps à autre, de se contrôler et aussi parfois de se tester...

 Je vous laisse perplexe et je vous brouille l'esprit mais faire un tel point sur nous même, (avec les outils de connexions que sont les réseaux sociaux), n'est peut-être qu'un début de claire voyance. Il faut que nous prenions, enfin, conscience d'un réel danger moral pour le bien de notre psychisme !

Pour en savoir d'avantage, sur le danger plus que réel de la virtualité, je me suis pris comme cible et je vous transcris mes propres réflexions !

 

Ma philosophie de la vie: Le meilleur de soi, c'est d'être bien en soi-même !

Nous vivons dans un monde qui nous invite à toujours faire mieux, à être plus… Est-ce que mes recherches sur « le meilleur de soi » s’inscrivent dans ce courant ? Ou est-ce qu'on devient un moraliste ou un philosophe sans avoir été ou bien d'opter pour l'essai de la moralité populaire, vers un passage de la Métaphysique des mœurs à la Critique de la raison pure pratique (Emmanuel Kant).

"Dire la vérité n'est donc un un devoir qu'envers ceux qui ont droit à la vérité. Or nul homme n'a droit à la vérité qui nuit à autrui" (Benjamin Constant)

C'est peut-être moi, celui qui tapisse de A à Z des phrases d'un genre littéraire qui ressemble à de la philosophie sans être !  

Mes études de vos comportements sur les réseaux vont vers sa fin. Il me reste peu de mois pour s'arrêter définitivement d'être présent sur les réseaux.

 

Pour des raisons de protection « de la pensée intellectuelle » je me soumets à l'abandon de ma mission qui est d'ailleurs une "mission impossible". De même, tous les vidéos successibles d'être une preuve seront éliminées.

 

Pour conclure : c'est à présent vous de réfléchir...

 (1) En philosophie, le mot culture désigne ce qui est différent de la nature, c'est-à-dire ce qui est de l'ordre de l'acquis et non de l'inné. La culture a longtemps été considérée comme un trait caractéristique de l'humanité, qui la distinguait des animaux. 

 

Je vous remercie et j'espère recueillir vos réactions sur ce sujet ...

Paul Clodel

 

 

03 mai 2015

L'Ode poétique à l'automne de ma vie par Paul Clodel Cochard

L'Ode de ma vie, mes oeuvres à la saison d'automne:

L'Ode poétique de ma vie

 

"Les quatre saisons de la vie d'artiste de Paul Clodel"  

"L'hivers glace mon coeur de sa froideur terrifiante, en attendant que le printemps m'apporte des jours meilleurs. L'été sera me réchauffer de sa chaleur au coeur de mon art à l'automne de ma vie". Paul Clodel Cochard 

Quatre saisons entrent dans la vie de l'artiste peintre Paul Clodel, des saisons qui se suivent mais ne se ressemblent pas aux chronologies d'une vie normale. Des passions naissent à chaque saison. Pourtant nous connaissons le peintre à sa saison d'été qui brille par le soleil de ses toiles et que nous aurons le temps de parcourir, sa vie et ses oeuvres, à travers des questionnaires. Nous serons par la suite à la saison d'automne où les dernières feuilles encore parsemées d'écritures poétiques tomberons pour nous sur des vers que seul l'Ode pourra nous dire son secret. Un hivers qui glace ses pensées philosophiques et c'est à lui, de nous d'écrire ses pensées. A la bonne saison du printemps, nous irons voir ses photos qui projettent un avenir artistique tout en s'inspirant de son quotidien à l'Île de la Réunion.

 

Paul Cochard

A Mon père Paul

 

Mon père avait raison,

De bâtir sur sa vie,

Autour de sa maison,

Avec cœur une envie.

 

 Il incarne le maçon,

De ses mains modestes,

Il œuvre à sa façon,

Le ciment qui reste.

 

User quatre-vint-ans,

D’une piètre retraite,

Il jure sur son temps,

Le besoin est traître.

 

Mon père ce maçon,

Qui écoute la gauche,

Lui dire sans pinçon,

Que la fin s’approche.                     

 

 

                                            Avant-Propos

(Poèmes protégés) 

Expo Paul Clodel

 

Le traitïsme, ma muse

 

  S’il fallait bien choisir un art ?

 Je choisirai la peinture,

 Pourquoi je propose cet art ?

 Pour la simple raison elle dure.

 

J’aurai pu faire le choix du chant,

Faut-il savoir la musique ?

Mais je peux peindre en chantant !

C’est déjà mieux et physique ?

 

J’ai choisi d’être sculpteur,

J’ai pourtant essayé d’être !!!

Mes pauvres sculptures, que de sueurs !

Elles étaient tous en allumettes…

 

J’aurai aimé d’être écrivain,

Je n’ai ni le corps, ni l’âme,

De l’écrivain à l’incertain !

J’ai opté pour une Dame.

 

Dame d’une vie, union du trait,

Le traitïsme c’est ma muse,

Je ne vois qu’elle dans mes portraits,

Je peins un art qui m’amuse.

 

Un style me direz-vous ? Non,

Un mouvement, oui, peut-être ?

Une technique plus qu’un nom,

Le traitïsme, je suis son maître.

Paul Clodel Cochard

 

En haut de l'Affiche N°2

Je suis très déçu de dire

 

Je suis très ému de dire

L'art n'est pas réellement quiet

Peindre s'est se contredire

Non, je ne suis pas tout inquiet.

 

Je ne crois en aquarelle

Mais à la richesse des gens,

L’envie de peindre est cruelle.

Par ce temps que coule l’argent.

 

Tout peintre est à soi-même

Puise dans l’art, l’inspiration,

Se peignant que pour lui-même

En haut de l'Affiche N°2 (0)

Une œuvre d’admiration.

 

Sa toile en solitaire

Est la présentation du beau

Et adieu les commentaires.

Vive l’art et vive le beau !

 

Je suis très déçu de le dire

Dans la toile à l’étude.

Le peintre est à maudire

Puisqu'il est infinitude.

 

Vivez l’art et vivez le beau !

Je suis très ému de dire

L'art n'est pas réellement quiet !

Vous le public non désire 

De voir les artistes inquiets.

 

Je ne crois en vos paroles

Mais à la richesse des gens,

L’envie de vous n'étiole

Pas car le temps c'est l’argent.

 

Aucun amateur en vous-même

Trouve en l'art son inspiration,

Se plaignant que de problème

Qu'une œuvre est d'admiration.

 

Vivez mieux en solitaire

Pour l'élaboration du beau

Et adieu les commentaires.

Vivez l’art et vivez le beau !

 

Je suis très déçu de dire

Dans mon poème à l’étude.

Mes amis, il fallait bien lire,

Les mots sont infinitudes.

Paul Clodel (Poésies ironiques avril 2015, @)

 

 

L'artiste peintre crie sa soif de déroute P

Retenez ma révolution de tuer l'artiste P

 

Ma vie d'hier me rappelle aux odes poétiques P

 

                                                   Première partie

L'Ode poétique à l'automne de ma vie 

 

A la posée de la nuit sur toile blanche

 

 Mes doigts agiles effleurent à point le crayon

 De peur la composition ne soit rectiligne

 L'œil aux aspects géométriques à rayon

 Trace sans gouverne un ensemble de lignes.

 

 Je croque mon idée qui peaufine la toile

 De lin blanc sur châssis de bois de sapin

 Monté sur canevas spécial art entoile.

 Je sors tous les couleurs à l'huile et je peins.

 

 A la posée de la nuit sur toile blanche

 Mes couleurs sont noircies éclairant le sujet

 Que je brosse à la façon du dimanche

 Peintre de la lumière qui Caravage l'objet.

 

 J'opte de suite mon style apaisé de trait.

 Ce dernier exalte en vain mon caractère

 D'un trait ma vie ressemble à tous portraits

 Que je peins sur la toile, je suis bien sur terre.

  Paul Clodel (mon trait de caractère, 2015 @)

 

  L'écriture ne soigne les maux par des mots

 

Je peins ma vie avec l'écriture de mes mots,

Qui ressemble bien aux pinceaux couleurs de joie.

Le don divin reçu soigne l'abstrait des maux

Que je souffre au mal averti de pré-joie.

 

J’endure d'oubli les Hommes n’ont pensés l'art.

A quand l'artiste sera se défendre ?

A quand réveille-t-il ses songes qui plus tard

Deviennent prisonniers de ses sens à prendre !

 

Je ne mets pas en doute nos sens de créateur

Mais le créole que je suis à compris de la vie.

Je conçois qu'un métier d'art n'est chose d'ailleurs

Qu’ici ceux qui vivent ont choix d'aide par une envie !

 

Devons-nous artistes au réveil de l'union !

Devons-nous enterrer nos ego à jamais !

Certes le temps n'est, de plus, qu'une épreuve,

L'union n'est force liant pensées à jamais…

Paul Clodel ((mon trait de caractère, 2015 @)

 

 

 La pensée n'est qu'un outil de rébellion !

 

Il y a dans la vie un choix à faire qui soit propre

A soi-même comme un destin, le sien, non autrui

Mes pensées vont de paires à mes sens propres

D'une paisible vie sur terre à vivre aujourd’hui.

 

J'ai toujours existé que par vous et j'ai cru en vous

Modeste je le répète aux dédains d'un monde

Où la misère n'empêche pas de faire de nous

L’érudit que nous serons à jamais d'immonde.

 

C'est un avantage des mots qui dans sa force

D'expression cachent sa volonté dénoncer,

Un monde qui par sa ruse tue l’entre-force.

De celui qui veut s'en sortir c'est de renoncer !

 

Abdiquons-nous les raisons qui nous enchaînent

Aux promesses qui prennent en avant la fuite

Afin d'opérer que nous sommes faible à la chaîne

De la démolition du destin à chacun sa poursuite!

 Paul Clodel ((mon trait de caractère, 2015 @)

 

 

La vie m'a fait des cadeaux et je le remercier

 

Ma plus tendre enfance en est un exemple

Je n'avais rien de celui que j'admire

Au nom de Claudel, le poète, qui m'est ample

Et dont nos noms n'ont qu'un point de mire !

 

Je vous doit confidence que nous nous connaissons !

Non directement mais bien par nos entraides

Il convient que j'écoute souvent sa pensée aux sons

De son esprit qui me souffle la voie aux aides…

 

Je reviendrais par un recueil à son hommage,

Poétisant sa vie et son message qu'il est à noter

M'a bercé de foi chrétienne ô quel personnage

Paul Claudel et m'a guidé des sens à d’opter.

 

Ma jeunesse ne ressemble à tous les garçons

De mon âge qui profitent du temps de vivre…

Je vivais à quatorze-ans pour l'art en leçon.

La vie m'a fait des cadeaux je dois poursuivre.

 Paul Clodel (ma vie, mon œuvre, 2015 @)

 

 

Tendre jeunesse au fleuron de vie modeste, mais heureux

 

 Je suis né à cinq-heure-trente d'une horloge

 Qui ont marqué la sage-femme et maman

 D'un signe peu commun et de dire divin d'éloge

 A sept tours ombilical, au cou, n'en dément.

 

 D'un seul fils né d'une famille de quatre sœurs

Je fus nommé, Paul, du prénom de mon père.

Ma mère en rajouta, Clodel, à la lueur

D'une boite d'allumette, Paul Clodel acquiert !

 

Mon père maçon de métier me construit ma vie

Sur une exaltation, paire, à lui ressembler

J'en suis si différent mais sa pensée me ravie,

A l'idée aussi de faire mes premiers pas d’ambler.

 

A celui qui reste l'absence dont je suis fier

Au grand chantier, ne voyant que fins de semaines

A celui qui s'y livrait aux bars ivre d'hier

Ne soit aujourd’hui un bon et vieillard sans peines.

 Paul Clodel (ma vie, mon œuvre, 2015 @)

 

  Je me rappelle de mes jours de vacances

 

 Ma sœur, Annick, n'est pour mon enfance un frère

 Manqué, celui qui me manque plus maintenant,

 Par remplacement à ma famille et mes prières

 De bien réussir ma vie artistiquement.

 

 La jeunesse est l'ivresse du bonheur, en découd

 De ne pas l'oublier car elle rime l'origine

 De l'Homme et reconsidère son contrecoup

 A sa vie actuelle puissance d'origine.

 

 Ma sœur et moi, deux années, nous sont décalées

Nos avions parcourus nos dix premières saisons

A vivre ensemble, partager les taches recalées

Comme creuser de nos mains cette fosse à déjection.

 

Où nous portions les fers-blanc d'eau douce sur nos à tête

D'enfant, de la citerne à notre case entôlée et ciment.

Afin de nous laver de nos sueurs de fêtes

Procurées par nos pauvres jeux et vie d'enfant.

 Paul Clodel (ma vie, mon œuvre, 2015 @)

 

 L'école primaire, l'école de la vie

 

Nous nous pressions à petits pas à nous traverser

Les quelques lieux pour chaque matins à l'école.

Nous avions pris halte chez « Maxime » à verser

Un franc chacun, fruit de notre mère, en récolte.

 

A l'école des garçons, j'étais celui qui apprenais

Moyennement et qui était un perdu dans la courette

Je regardais ces classes élémentaires je prenais

Ma place sur ce banc et pupitre tablette.

 

J'apprenais et écoutais le maître qui écrivait

Tel un magistrat et à qui de passion plaisance.

Je n'étais pas un génie mais lui décrivait

Au vert tableau de craie d'une certaine aisance.

 

L'école primaire était celle de la vie pour moi !

Je ne suis peu fier de ma scolarité mais mère

Ne pouvant nous aidée les soirs j'étais émoi

Pour mon devenir, apprenant, sans lumière.

Paul Clodel (ma vie, mon œuvre, 2015 @)

 

 

Neige à Cilaos

Noël à la Réunion

Les flamboyants s’habillent de sa plus belle robe rouge

A la porte de décembre et les letchis

Sourient par sa douceur délectable qui bouge,

Les mâchoires à des rythmes bien réfléchis.

 

Une fin d’année d’été sous les tropiques

Noël d’aujourd’hui et d’hier à la Réunion

N’est fêté autrement mais tient à sa réplique,

Je songe mes jeunes années, à mon opinion !

 

Je me souviens de cette fête à l’ancienne

De l’enfance modeste aux piètes cadeaux,

Qui par sa simplicité remplit les miennes

De joie et d’amour aux enclins familiaux.

 

J’aimais ces moments délectables et de joie

Cette panoplie de la facilité d’avant,

La féerie d’avoir ses cadeaux sous ce sapin de joies.

Les pétards pouvaient faire du bruit et nul n’est plaignant.

Paul Clodel Cochard

L’ode au cœur Réunionnais, décembre 2013, poème protégé.

 

 

Noël

La préparation de noël à la Réunion

Je me souviens de ce matin au coq chantant

Je promène mes doigts dans ce doux jardin créole.

J’effleure la froide rosée en remontant

Ma main à la quête d’épice qui affriole.

 

Je cueille du thym, du persil et de l’oignon

Je les dépose en cuisine car à l’aube

Nous le devions à la tuerie d’un cochon,

N’est point la gaieté du cœur qui m’endaube !

 

Nous le devions à sa viande pour ce noël

Le sang au boudin et sa peau aux grillades.

Nous en tirons le plus beau rôti pour noël,

Ajouté aux pâtés créoles et grillades.

 

Autour de la table le soir venu des letchis,

Des mangues et autres fruits ornent la fête,

Une branche de sapin ornée l’enrichit,

Par ce beau moment partagé qui se fête.

Paul Clodel Cochard

L’ode au cœur Réunionnais, poème protégé décembre 2013. 

 

Noël à la Réunion 004

Noël à la Réunion

Noël à la Réunion 003

Noël à la Réunion 002

Noël à la Réunion 001

 

 A suivre...

Atelier d'Artiste d'Ass Paul Clodel 2015

 

Clip Officiel de FEMMES & ENFANTS DU MONDE de Paul Clodel Cochard

 

Artist Atelier by Paul Clodel

19 septembre 2014

La pensée d'autrui, Paul Claudel par Paul Clodel Cochard

Le pensées d'un homme détail-001

Entre 1921 à 1927, Paul Claudel (le dramaturge, le poète, l’essayiste, l’écrivain et bien sur le diplomate) à travers sa fonction d’ambassadeur a joué un rôle pour la peinture et cela grâce à l’ambassade du Japon. Les échanges et les contacts artistiques japonais lui ont permis de s’ouvrir vers les arts picturaux.   

 

Paul Claudel

La pensée d’autrui, Paul Claudel par Paul Clodel Cochard

Autrui (Philosophie)

« Qu'est-ce qu'autrui ? Un autre moi-même, c'est-à-dire celui qui est à la fois comme moi et autre que moi. Rencontrer autrui, cela suppose donc d'une part la vie en communauté ; mais d'autre part, comme je ne saurais être moral tout seul, la moralité elle-même suppose la rencontre d'autrui ».

  

Paul Claudel par Félix Valloton

 

Paul Claudel et la peinture

Paul Claudel est un dramaturgepoèteessayiste et diplomate français, né le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère dans l'Aisne et mort le 23 février 1955 à Paris. Il fut membre de l'Académie française.

Entre 1921 à 1927, Paul Claudel (le dramaturge, le poète, l’essayiste, l’écrivain et bien sur le diplomate) à travers sa fonction d’ambassadeur a joué un rôle pour la peinture et cela grâce à l’ambassade du Japon. Les échanges et les contacts artistiques japonais lui ont permis de s’ouvrir vers les arts picturaux.   

 

Paul Claudel le but de la peinture c’est quoi ?

 

On retiendra trois réflexions philosophiques de Paul Claudel :

 

-       Le vide,

-       La simplification des formes,

-       La subtilisation de la matière.

 

peinture3 

Peinture japonaise 

On notera que Paul Claudel voyait juste car les réflexions qu’il citait ne peuvent se réjouir d’être efficaces en thermes techniques et en thermes de philosophie d’art.

Tout d’abord qu’évoque le mot vide en peinture ?

La peinture japonaise ou chinoise a la particularité d’avoir un dessin qui se rempli de vide. 

« A l’opposé, de par son histoire, la Chine à travers la philosophie taoïste et une approche pragmatique a depuis longtemps jet‚ un regard sur le vide qui est, dans sa dimension culturelle, celle que la physique moderne porte, c’est-à-dire que le vide est plein ». Extrait de « La notion de vide et le paysage cézannien »

1-   Le vide en Occident, puisque Claudel était au Japon et il évoquait alors cette réflexion, en regardant une exposition moderne, a, un intérêt d’ordre culturel, esthétique et physique !

Pour moi, l’œil se fixe sur le plein et le vide rempli l’esprit, de celui, qui observe l’œuvre artistique. Faire le vide dans sa tête pour s’inspirer de l’âme de l’artiste. Faire le vide en soi-même pour se remplir d’images. La peinture exalte le coté zen qui rempli l’esprit et se vide du corps (l’espace esthétique).

Le vide s’engorge d’un plein de sentiments (angoisse, joie, bonheur, malheur, dégoût, plaisir des sens…). L’art est synonyme d’un adage : « les goûts et les couleurs ».

Enfin le vide dans la composition de la peinture a pour but de reposer l’œil afin de mieux apprécier le trop plein de l’œuvre. (Paul Clodel)       

2-   La simplification des formes :

A cette question, j’aurai désiré que Paul Claudel me donne sa version philosophique. Sur ce thème, je citerai la mienne, ultérieurement. Mais je continue par évoquer le périple tournent artistique de l’écrivain Claudel :

Après le Japon, c’était un retour en Europe avec une passion qui s'accroît pour l’art français (les Nymphéas de Monet). C’était aussi la période entre, 1927 à 1933, alors ambassadeur des États-Unis, que Claudel allait prendre conscience de l’intérêt de la peinture. La diplomatie lui ouvrait la voie des collections privées.

« Claudel y retrouve des œuvres d'Extrême-Orient, et découvre un grand nombre d'œuvres européennes, tableaux de Goya, Greco, Vermeer, Titien, Rembrandt, Botticelli (cf. son Journal). »           

  Paul Clodel 

C’est quoi « La simplification des formes » ?

Par Paul Clodel Cochard :

 La simplification des formes reste un domaine approprié au caractère du peintre par lui-même. D’ailleurs souvent lié à sa composition et au traitement de la forme pour rendre une simplicité dans son œuvre. Le contraire est de couvrir l’ensemble du tableau de peinture en n’oubliant aucun blanc de la toile (la complication des formes).

La simplification des formes, dans la peinture Occidentale et Orientale, permet de garder en effet le blanc (ou espace de couleur) de la toile pour en ajouter de la calligraphie. Ce dernier n’est utilisé comme le message (morale, philosophique, ou même injurieux…). Le dessin est de forme à s'illustrer la méditation de l’auteur (doctrine Taoïsme, Bouddhisme…).

L'européen simplifie sa forme par une composition ou un dessin simplifié. Autrement il symbolise sa peinture et exclue tous ajouts de calligraphies…

Paul Claudel, en 1933, faisait la rencontre avec la peinture hollandaise. Il était convaincu au point d’en faire une synthèse :

« "Le besoin de l'autre chose et de l'autre part" succède la « contemplation" fondée sur l'écoute (L'Œil écoute) » (Paul Claudel).               

Pour lui le problème dans la peinture hollandaise se fonde sur le refus des cacophonies de l’histoire moderne et le retrait de l’affection.

 « Au l’inspiration jovial de l'espace fondé sur "le besoin de l'autre chose et de l'autre part succède la "contemplation" fondée sur l'écoute (L'Œil écoute).

La peinture hollandaise pour Paul Claudel, c’est l’interprétation d’une image symbolique

D’une spiritualité interne. Par la suite il émet à la peinture un regard sévère à l’encontre de ceux qui prônent l’image pieuse à une représentation anti religieuse. Claudel se consacre jusqu’à la fin de sa vie à une voie biblique et qu’on le retrouve dans ses poésies…

 Paysage sous la tempête par Sesson Shukei

3-    La subtilisation de la matière :

L’effacement ou l’absence de la matière dans les toiles japonaises appauvrie le tableau mais n’est que synonyme d’équilibre morale. Le blanc et le noir, le pour ou le contre, le « Yin ou le Yang »(Chine).

Substitué l’esprit des maîtres japonais à peindre avec peu de matière serait changé leur mode de vie basé sur la spiritualité.

 

La morale de cette histoire la vie est une simplicité ou le vide est présent dans la simplification des formes et efface toutes matières. Mieux vaut vivre d’une simplicité sa vie que de vouloir la compliqué. (Paul Clodel Cochard)    

 

(Source d’inspiration chez Emmanuelle Kaës : 2012 Prix Georges Dumézil Paul Claudel et la langue médaille d'argent.)

Je vous remercie pour vos messages et vos impressions:

Découvrez mon blog photos : "les dernières cases créoles de la Réunion" un seul clic sur le lien ci-dessous: 

Ville de Saint-André - Île de la Réunion- son patrimoine et ses cases créoles par Paul Clodel

 

 

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22 juillet 2014

Les quatre saisons de la vie d'artiste de Paul Clodel

"Les quatre saisons de la vie d'artiste de Paul Clodel" Première Partie 

"L'hivers glace mon coeur de sa froideur terrifiante, en attendant que le printemps m'apporte des jours meilleurs. L'été sera me réchauffer de sa chaleur au coeur de mon art à l'automne de ma vie". Paul Clodel Cochard 

Quatre saisons entrent dans la vie de l'artiste peintre Paul Clodel, des saisons qui se suivent mais ne se ressemblent pas aux chronologies d'une vie normale. Des passions naissent à chaque saison. Pourtant nous connaissons le peintre à sa saison d'été qui brille par le soleil de ses toiles et que nous aurons le temps de parcourir, sa vie et ses oeuvres, à travers des questionnaires. Nous serons par la suite à la saison d'automne où les dernières feuilles encore parsemées d'écritures poétiques tomberons pour nous sur des vers que seul l'Ode pourra nous dire son secret. Un hivers qui glace ses pensées philosophiques et c'est à lui, de nous d'écrire ses pensées. A la bonne saison du printemps, nous irons voir ses photos qui projettent un avenir artistique tout en s'inspirant de son quotidien à l'Île de la Réunion.

Paul Clodel

"Paul Clodel créait un mot: le traitïsme afin de rassembler toutes ses phases de créations en une seule famille, le trait". 

Paul Clodel en créant un mouvement artistique à la Réunion, qu'attendez-vous par le traitïsme ? De plus, dans quel but créez-vous le Blog intitulé "Le Traitïsme"? N'est-il pas un peu oser de faire soi-même ses propres articles, surtout que c'est, en général, la presse qui le fait !  Pourquoi utiliser vous tant d'énergies dans l'écriture et qu'attendez-vous de vos lecteurs sur votre blog ? Certes ce dernier a atteint plus de 28 000 personnes sur 25 mois et vous avez plus d'une centaine de messages qui sont partagés sur divers réseaux sociaux. Ces derniers vous ont permis d'exister, virtuellement certes, mais d'être omniprésent sur la toile ! Est-ce que les réseaux vous ont fait sortir de l'ombre de la peinture d'atelier ?

Tous ces questions seront posées à Paul Clodel, le créateur du mouvement Traitïste-Réunion et fondateur du mouvement Néo-Traitïste. Un défi de plus que l'équipe du traitïsme blog (sur CanalBlog) est en mesure de concrétiser. Un challenge de plus, pour un jeu de questions et de réponses auquel répondra tout simplement Paul Clodel Cochard le président de l'Ass.Paul Clodel.

 Qui est Paul Clodel ?

Paul Clodel

De son vrai nom Paul Clodel Cochard

Né le vingt avril 1967 au Tampon dans une île de l'Océan Indien (La Réunion) de père et mère réunionnais. En 1983 Paul Clodel entre en section de dessinateur en publicité au lycée de Saint-Pierre. En 1985, il eut un coup de pouce de son professeur de dessin d'art naïf, André Oudet, pour la réalisation de cinq de ses premières gouaches en l'édition de cartes postales. Il entame ensuite des études d'Arts Appliqués au lycée du Tampon (Roland Garros). Puis une formation de peintre en lettre et dessinateur mural au Lycée de Saint-Louis. En 1989, il expose pour la première fois à la galerie du syndicat d'initiative de Saint-Pierre, rue Archambaud, sous le pseudonyme de "Paul Clodel C.". Il expose des cases créoles, des scènes de vies et des paysages de La Réunion. Le succès de ses ventes de tableaux lui fit rejoindre le chemin des expositions. Il expose le plus souvent dans le Sud de l'île et signe par la suite "Paul Clodel" pour qu'il n'y ait aucun lien de parenté avec l'écrivain et poète "Claudel". En 1994, il fait une rencontre avec un écrivain réunionnais qui changea sa façon de peindre et créa le traitillisme. En 1995, il fit une expo qui attira la presse locale car l'exposition mettait en valeur sa nouvelle technique de peinture, le traitillisme. Par la suite Paul Clodel abrège le nom "traitillisme" en un nom plus court et plus moderne devenant le "traitïsme". Le mot "traitïsme" est un clin d'œil à l'art naïf, dont il ravit le "ï. En 1998 le traitïsme devient un mouvement réunionnais et compte aujourd'hui des adeptes (C. Bègue, N. Cochard) qui en font partis. En 2011, il s'oriente vers le néo-traitïsme (le trait devient une bande colorée de différentes couleurs et qui sont juxtaposées et courbées). Ayant trouvé son style et technique de peinture il signe désormais: Paul Clodel Cochard

Sa vie ses oeuvres ?

Tout d'abords cette première question : le choix d'un nom d'artiste, pourquoi avoir choisi de s'appeler « Paul Clodel » ?

 

 "Clodel (1) c'est mon deuxième prénom et ma mère l'a découvert sur une boite d'allumettes. Mon père s'appel Paul et il fallait trouver un prénom usuel à la maison, pour nous différencier l'un de l'autre. Le choix d'un nom d'artiste est simple, cela remonte depuis mes études de dessinateurs publicités et à la rencontre au CDI de l'auteur, bien sur en lecture, de Paul Claudel ( le dramaturge, poète, essayiste et diplomate français, né le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère dans l'Aisne et mort le 23 février 1955 à Paris. Il fut membre de l'Académie française). Certes je ne vais pas me mesurer à ce grand écrivain, sauf que mes prénoms parlent ! Autrement dit j'avais en Paul Clodel C. une première signature d'artiste. Les journalistes m'ont baptisés « Paul Clodel », je n'ai fais que suivre le reste".

 

Votre première saison commence c'est l'été et nous allons faire la lumière sur votre vie d'artiste. Que représente pour vous cette saison? 

"L'été est le soleil qui entre et éclaire ma peinture".

Paul Clodel, racontez-nous votre véritable passion et à quelle période est- elle apparue dans votre vie ?

 

Paul Clodel 15 ans

Collège de Terrain Fleury en 1982 à 1983


"Je ne vous cache pas que ma passion est la peinture. Ma vraie passion, celle qui se dessinait à l'époque du collège. J'aime le dessin et le monde de la couleur. En 1982, mon professeur d’art plastique, Madame Rocjoffre, m'enseignait l'art en quatrième et cela m'a séduit. D'autant que je la trouvais aussi belle qu’elle était passionnée par son art. J’avais hélas que deux heures hebdomadaires de cours et d’activités artistiques. Si on aime ce genre de cours (le dessin), pour moi, une heure de pratique, c'était un peu juste. Je faisais parti de ces artistes en herbe, enfin je croyais, car c’était à la maison que je continuais à exercer cette belle passion. Je l'ai pratiqué durant mes vacances de janvier 1983. Je m'entraînais à faire durer le plaisir de peindre et de dessiner. J’espérais dés la prochaine rentrée scolaire de se faire remarquer par ma prof de dessin, afin de poursuivre ma passion.

Un matin, je décidais de me consacrer à peindre une toile. Quand on baigne dans un milieu modeste on ne fait aucune différence entre une toile de lin et un papier blanc collé sur un calendrier. Le résultat de vouloir peindre comptait plus pour moi. J'étais encore un néophyte dans ce domaine artistique. J’avais aucune étude et ni aucune expérience dans ce monde d’artiste-peintre. J’utilisais quatre couleurs: du vert, du bleu, du rouge et du noir. Je me contentais des vieux tubes de gouaches que mes sœurs avaient entreposés sur un coin de leur bureau de contre-plaqué. Je voulais représenter un port avec des barques noires sur une mer bleutée. Je rajoutais du vert aux montagnes et j’étais si fier de ma journée. J’avais peins un monde qui me ressembler avec cette pointe de naïveté. Mais je me dis qu’à l’âge de quatorze ans on ne maîtrise encore rien dans le domaine artistique. J’aimais faire du beau avec du laid, c’était du moins ce que je pensais. Je ramassais mes croquis et je bossais plus mon dessin. Je dessinais tous ce que je voyais et j’aimais peindre des objets. J’aime tous les choses qui touchent à mon patrimoine réunionnais; d'ailleurs j’apporte beaucoup d’attention à cette culture réunionnaise. Le passé contribue pour moi un savoir et me permet de mieux me positionner dans le monde réel d'aujourd’hui ! "  

 

On imagine que votre philosophie c'est de peindre et que c'est, chez vous, une conception artistique et peut-être même devenir votre vraie passion. Pouvez-vous nous raconter votre cursus scolaire après la troisième ?

 "J’ai donc pris l’engagement après obtention de mon brevet des collèges de suivre une formation en deux années, en cycle cours, en dessinateur publicitaire. Je devais pour cela quitter ma ville natale, le Tampon, pour celle de Saint-Pierre. Cette préparation aboutie à un certificat d’aptitude après la troisième de dessinateur en session publicitaire. Je devais m'appliquer dans les vacances d’août 1983 à dessiner et de peindre tout ce que je voyais, si je voulais être à la hauteur de cette session. Je ne savais pas mais pour moi, ma voie se situait dans ce domaine. Je ne voyais aucun avenir sans l'art.     

Étant un voyageur dans ma tête d'artiste, je m'imagine en écoutant la voie de l'art, avec un grand 'A' de vivre et de partager sa digne passion".

 
 L’école de dessinateur publicitaire, 1984 à 1986

 

Photo de classe 1

La classe de dessinateur en publicité de gauche en haut vers la droite: Cécile,Sophie, Sully, Didier,Françoise, Gladys, Paul Clodel et Cyril. 

En bas de gauche à droite: Mariotte, Cécile M., Sylvianne, et Nathalie.  

 

 

"Notre professeur principal, André Oudet, cassait sa craie en deux, afin de tout écrire les noms de ses confrères au tableau. Nous apprenions sa composition mais aussi la quinzaine d’élèves que composait cette nouvelle section publicitaire à la Réunion, au Lycée professionnel de Saint-Pierre. Aussi, nous devions nous compléter avec la section de dessinateur mécanique pour pouvoir suivre les cours d'enseignements généraux.  Mr André Oudet nous accueillait dans une classe flambant neuve où le parquet était encore brillant. Une main droite sur un tableau qui écrivait son nom et l’autre qui caressait l’épineuse barbe noire. Il jugeait par la peinture et le dessin. Je voyais en lui la vision d’un grand maître de l'art et si j'en juge par sa barbe. Avec un timbre de voix qui nous rappel au silence, il pratiquait l’appel pour mètre un nom sur nos visages. Ce fut pour moi cette occasion de connaître le patronyme de mes nouveaux amis artistes. La liste n’était pas longue, quant il s’agissait d’une quinzaine d’élèves. J’avais choisi ma place en fonction d’un ancien camarade de collège, André Baret, ce dernier avait fait comme moi le choix de cette nouvelle section publicitaire. D'ailleurs l'unique puisqu'elle n'existait depuis un an. Nous étions, la seconde session de dessinateur et la première était des élèves déjà plus décontractés que nous étions nous paraissons à cette époque."

 

 

Souvenez-vous de vos enseignants, qui étaient -ils ? 

 

André Oudet Mag

" André Oudet, Alfredo Decampos, Sonny Rolin et Gérard Piednoir étaient nos professeurs d'enseignement du dessin et peinture.

< Dossier et hommage à d'André Oudet (1942-1999), peintre comtois.

Oeuvres représentée:"Le siège de Dole" 1988

André Oudet nous promettait de passer une année en sa compagnie, sa dernière, ajouta t-il avec une pointe de regret dans la voix. Il nous disait qu’il rentrerait chez lui l’année prochaine, en France, dans sa Jura. Il nous étalait en quelques mots sa palette de bon professeur. Tout semblait pour moi d'être une bonne cuisine auquel mijotait de belles choses. Son amour pour l’Art naïf s’agrandissait à chaque parole qu'il citait. Il était de celui, à qui la peinture avait pris possession de l'âme. La démarche artistique d’André Oudet était l’Art naïf stylisé à l’art de  la décoration, il avait selon lui, pris des années pour l’affirmer. Oudet jurait par un style de peinture naïve et se mélangeant à la décoration, certes, mais d'après une de ses photos, qu'il nous montrait fièrement, nous découvrions une vague d’idées cubismes. J'entends par là, qu'il n'était pas un cubiste comme le style cubique de Pablo Picasso mais par la découpe et le croisement de ses couleurs. En effet ses lignes de couleurs épousent une large partie du tableau. Les lignes imbriquent la forme de sa voisine et changent la couleur initiale de la nature. Autrement dit, il y a présence de courbes de lumière qui lui donne un style à part, dans ses œuvres. Par la suite, il nous restait à prendre de la graine et à devenir un peintre ! Ce fut ce mot "peintre" qui m’intéressait le plus dans cette session artistique. André Oudet, nous rassurait qu’il aura un enseignement très lent et très dur, afin de nous initier à l'art en général. C'était un peu surprenant d'entendre cet argument, venant d'un peintre et non d'un professeur de dessinateur publicitaire. Nous devons par la suite de notre carrière épouser le domaine de la publicité. J’avais une crainte que cette nouvelle section ne déboucherait sur un emploi concret et en outre sur le Sud de l’île. Les grandes sociétés auxquels nous pouvions travailler par la suite se trouvent à Saint-Denis, le chef-lieu. Je me rassurais évidemment que la Réunion étant petite, je ne pourrai me déplacer. Mais ce problème allait m'intéresser seulement dans une durée de deux années,et que je n’allais pas me décourager pour si peu. Il est vrai que notre but c’est de travailler un jour ou l’autre pour continuer à vivre mais l’important c’était, d'abord la formation, le reste n’était que de la littérature !

     De jour en jour, nous découvrions les autres professeurs des matières générales à ceux des matières artistiques. Alfredo Décampos était l'un d'eux. Il était aussi notre second professeur de dessin. Décampos est originaire du Portugal, il avait suivi des cours de beaux arts, en métropole. Nous étions ainsi dire,dans l'enseignement public, ses premiers élèves. Nous devions passer en sa compagnie plus d'une quinzaine d'heures de cours de dessin hebdomadaire. Decampos continuait et prolongeait, avec nous, ses études de Beaux Arts et cela ne nous dérangeaient pas du tout car le plaisir était si bien partagé. D'autant plus que ce fut là un réel enrichissement personnel. Il avait aussi le privilège de nous inculquer la leçon d’Histoire de l’Art. Sans Alfredo Décampos nous n’avions pas eu la connaissance de ce qui était l’Art Gothique. Selon lui, nous apprenions que le gothique marque le début d’une néo période de l’histoire de l’art. Le gothique était la césure entre le Moyen-âge et la Renaissance. Elle était les débuts de la peinture profane. Si ici il avait voulu faire part à l’idée d’opposé à la religion, le mot profane pour moi voulait dire ignorant. Je découvrais un nouveau monde et un enrichissement artistique à la fois.A travers son enseignement pour l’Histoire de l’Art, Decampos nous faisait tout doucement entré dans l’histoire des peintres comme Giotto, de Duccio, de Simone Martini ou de Fra Angélico, tous avaient un de ces points communs, maîtres de Florence et de Sienne. En l’espace de deux petites heures par semaine nous remontions le temps pour nous retrouver en 1300 ans vers les portes de l’art du XIVème et XVème siècles. Dans sa démarche de nous initiés à ses connaissances nous compatissons à son bonheur de nous informé. Il exaltait avec une certaine émotion un enseignement de haute qualité, pour lequel la publicité enviée. Nous voulions savoir plus et il nous parle de la Pré renaissance, la peinture européenne au XVème siècle de Masaccio à Jérôme Bosch. Il nous expliquait l’importance durant cette période dite « la Pré renaissance », pour la première fois dans l’histoire de l’art occidental, la peinture prend une importance prédominante, si on compare les autres styles de peintures. Le tableau ne se contente plus d’être admiré par le spectateur. Elle s’enrichies par des lignes de perspectives et des proportions. Aux quels s'ajouteront la conception du portrait qui porterons les ressemblances de l’individu. La plus grande innovation de cette époque restera les paysages. Ceci avait valu à la peinture de chevalet hollandaise un grand épanouissement périodique. Les frères Van Eyck, Rogier van der Weyden et Hugo van der Goes l’avaient tous bénéficié. Le peintre Jérôme Bosch inventait le monde du fantastique.

       Les semaines filaient à vives allures et nous nous apprenions à nous connaître les uns et les autres. Decampos nous enseignait le dessin à vue. Nous nous dispersions autour d’un champ visuel et sur notre chevalet, un papier dessin, auquel nous retracions l’objet. Nous essayions de respecter au mieux l’échelle en le dessinant. Pour cela, il nous conseillait d’utiliser le crayon noir "HB". Nous devions portés le crayon en le présentant d’une manière verticale pour mesurer la distance. Je clignais légèrement l’œil droit et à l’aide de mes doigts je marquais la distance entre les objets. Ces derniers étaient le plus souvent des vieux pots de peintures ou des drapés. Compte tenu de la difficulté retrouvée dans le drapé, je doublais de vigilance par la suite à venir vers le dessin. Decampos nous disait, avec une certaine répétition dans la voix, qu’il fallait toujours penser aux dessins à vue. En rajoutant, que ce dernier est la clé d’une réussite si nous devenons des dessinateurs. J’apprenais à dessiner d’heure en heure et de jour en jour, c'était magnifique !
      

Nous avions un troisième professeur d’art technique, Gérard Piednoir*. Ce dernier quittait, chaque samedis, sa ville de Saint-Denis, (située au nord de l’île) pour nous enseigner le graphisme et le concept publicitaire. Piednoir nous confessait, lui, un monde très technique que seul les imprimeurs et les professionnels avaient la connaissance. Il nous apprenait les premiers caractères typographiques que Gutenberg avait le secret de l'imprimerie. C’était le seul qui nous éloignait de notre passion pour l’art et portant le seul qui était logique avec notre futur métier de dessinateur publicitaire. Nous étions venus pour apprendre à dessiner et à peindre, la technicité nous importait peu, certes, il fallait la connaître, un point c'est tout. Par contre j’étais surpris de savoir la technique de l'impression. Nous découvrons alors le domaine de l’imprimerie. Nous apprenions le mode de repère de pages en superposant des croix de couleurs (le bleu, le jaune et le rouge) et cela afin de faire correspondre les différentes couleurs sélectionnées, pour l'impression. De même, nous apprenions les différentes façons d’impressions : l’offset, impression par report sur caoutchouc. La gravure sur des plaques de zinc ou la gravure sur bois. La sérigraphie consiste à poser des couleurs sur le papier ou le tissu par film obtenu par un banc de reproduction.
      Au fur et à mesure que notre arbre de connaissance grandissait, il était comparable à celui de "l’arbre de vie" et je devenais plus vieux d’une année.

En 1985, André Oudet allait quitter le lycée pour sa mutation vers la métropole. Il nous avait appris durant toute une année scolaire le maniement d’un art dit naïf que, selon Decampos, avait été le style du Douanier Rousseau. Nous regrettions son départ et il nous avait promis une chose, c’est de nous faire imprimer une œuvre peinte par nous même. Quatre artistes de la première année avaient eu la chance de voir leur tableau se transformer en lithographie. Il s’agissait de Courtois, Mussard, Hoareau et de K’irbydi. Nous avions eu la chance d’être édité en cette année 1985 par l’édition F.I.T.

Souvenez-vous de votre première peinture en classe de dessinateur ?

Cuite de géranium, 1984 avec André Oudet

Bien sur et toujours, ce fut "la cuite de géranium". Cette dernière avait les mains et le dessin d'André Oudet dessus. Il m'avait aidé à concrétiser une gouache et quelle était donc ma joie de l'avoir conçu avec Oudet. Puis j'ai donc peins "la cuisine en tôle", "la case en bardeaux", "la gendarmerie à la Réunion" et "le FAZOI" et j'avais eu moi aussi cette chance d'être édité par FIT.

A dix huit ans j'avais reçu mon premier cachet de droit d’auteur, soit un montant de "2500 francs" (~262 €). Ce fut une aubaine pour moi qui recevait une petite bourse de lycéen. Je comptais avec cette argent passer mon permis et je l’ai réalisais. Pour moi ma majorité était synonyme de liberté. Je sortais les samedis en soirée et cela ne m’empêchais pas de travailler durement ma passion. Je ne m’attachais pas d’importance aux sentiments d’autrui. Quant à l’âme sœur, ma timidité m’empêcher de vivre ma "sexualité"! (Mdr) Je réservais une grande place à l’art et ce fut-elle même mon premier grand amour."

Racontez-nous votre temps libre ? 

     "Les vacances ! Je passais mon temps à dessiner et à peindre. J’avais commencé à peindre des paysages à la gouache. Je me souviens d’une de mes premières peintures intitulée « la cascade bleue ». Je couchais sur une feuille de Casson, un paysage typique de la Réunion. Une cascade de couleur bleutée et qui était le sujet de l’œuvre. Elle ruisselait prenant sa source dans les profondes montagnes réunionnaises. La cascade semblait sortir de la feuille et en forme d’entonnoir. J’ajoutais des rochers en formes de dragées, ce qui rendait à cette toile un goût naïf mais d'emprunte de poésie. Un bananier se trouvait sur sa rive droite. A travers ses racines, elle buvait  l’eau limpide des collines. Ce bananier donnait vie à un régime de banane. Ce dernier se mûrissait paisiblement au soleil. On aurait cru entendre la chute d’eau à travers les traits qui soulignaient les contours des rochers. Parfois j’introduisais des branches de bois morts qui se fixaient à une embouchure. Des songes d’eau se mêlaient par-ci et par-là, tandis qu’un  «choca » finissait sa vie en bas de page.
     Les jours vacants semblaient devenir plus paisibles avec la tache qui m’était imposée. J’avais le choix de me reposer ou bien de sortir. J’utilisais ces moments à me perfectionner. Je peignais d’autres scènes locales, telle que "la savate sous le papayer", où  je l’achevais au crayon de couleur. L’utilisation des crayons gras me permettait d’employer d’autres outils. Je voulais me perfectionner sur les couleurs mais aussi sur les techniques à employer. Je progressais et cela avait été là un signe positif dans ma jeunesse d’artiste-peintre. J’avais un rêve c’est de devenir ce dernier.


  La rentrée 1985 / 1986, m’ouvrait alors ses bras et j'étais en deuxième année. Nous étions devenus, à l'époque, les grands élèves de la petite sessionde dessinateur. Nous faisions donc connaissance aux élèves de la première année. Je reconnais un seul qui venait de notre ancien collège de Terrain Fleury, c'est Charly Lesquelin. Comme nous, au début, ils étaient perdus dans ce lycée professionnel de Saint-Pierre. Comme nous ils aimaient le dessin.
     < Le départ d’Oudet nous avait laissé sans voix. Nous le voyons encore assis à son bureau et caressant sa grise barbe. Il était reparti chez lui, dans son Jura et enseigner à d’autre petit z’Oudette (à la Réunion nous prononçons le « et » d’Oudet en « ette » comme le nom "Payet"). André Oudet était remplacé par Sonny Rollin. Les autres professeurs c’étaient fidélisés à notre session. Cette année était décisive pour moi, car il fallait obtenir notre certificat professionnel. J’étais conscient que cette année scolaire était difficile. De plus je n’avais pas droit à l’erreur. Je m’accrochais tant bien que mal et je faisais, de jour en jour, du progrès. Je me perfectionnais si bien en dessin et dans la composition elle même . J’avais une grande compassion pour l’histoire de l’Art, surtout pour la période impressionniste. Ce mouvement culturel qui est né dans la seconde moitié du XIXème siècle est marqué par une grande diversité de tendances stylistiques. Elle se caractérise par les impressions.

Impression de lumière que partage l’artiste par une spontanéité des touches de peintures déposées les unes sur les autres sur la toile. Manet, Monet, Renoir, Pissarro et Sisley étaient devenus des impressionnistes. Ils se libèrent de principes démodés. Ils définissent eux-mêmes la forme et le sujet de leur œuvre. Ils se libèrent des écoles de peintures traditionnelles. Ces impressionnistes peignaient en toute liberté ce qu’ils voulaient et comme ils voulaient…

   En fin d’année scolaire, j’avais une certaine réticence pour affronter ce diplôme de dessinateur publicitaire. Je poussais un cri de joie en voyant mon nom s’afficher sur le tableau des résultats. Par la suite j’ai suivi une première adaptation en première A3, au lycée Rolland Garros. A l'obtention du bac, j’avais pris la décision de suivre un stage de peintre en lettre au lycée de Saint-Louis. C’était qu’un stage de formation d’une année qui nous emmenait à la porte des lycées."      

              

Classe DP St-Pierre

             Sortie de classe des dessinateurs en publicité à Mafate, Marla, en 1985. 


En haut de gauche à droite:
Rollin( prof de dessin),Cécile, *Gérard Piednoir* (prof), Ariel, Cyril, Paul ClodelLesquelin Charly, Gladys, Didier, Maryline, André.
En bas assis à gauche à droite:
Mariotte, Joëlle, Sylvianne, Nathalie, Françoise, et Alfredo Decampos (prof de dessin)
 

*Gérard Piednoir (mort en 2012 d'une crise cardiaque) n'était autre que le créateur de logo de la compagnie imaginée par René Micaud et aujourd'hui rayée du ciel : AOM pour Air Outre Mer ne vous disent sans doute rien ?

Sur la voie de la vie active, quel métier aviez-vous exercer ? Racontez-nous votre parcourt artistique au début de votre carrière ?

Paul Clodel 17 ans

" En 1986, je travaillais pour la première fois dans une fabrique de meubles à Saint-Pierre de la Réunion (qui s’appelait : SOREMA). J’étais donc embauché comme peintre en lettre et décorateur en publicité. Je me rappelle, de m'y rendre, chaque matins au travail, partielement à pied, d'où j'habitais le Tampon. Je marchais alors, plus d’une demi-heure et après avoir pris un taxi qui me transportait à la ville voisine (Saint-Pierre) je continuais ma marche jusqu’au boulot. Mon travail consistait à peindre des panneaux ou des banderoles publicitaires, pour des promotions du magasin de meuble réunionnais. Le combe restait à vaincre la chaleur quotidienne car j’étais exposé à trente centimètre de la tôle (ce qui me servait de plafond à mon abri de fortune). Mes problèmes de locomotions matinales s’estompèrent lors de l'achat de ma toute première voiture. Cette dernière était une petite 104, toute blanche qui allait de même me changer la vie.
Je m’habituais à mon emploi, mais au bout d’une année passée au sein de cet établissement, le patron m'avait licencié. Ce dernier justifiait : le motif économique de son entreprise. A ce moment précis de ma vie, je m’étais résigné mais en pensant tout de même que j'aurai aimé ne pas connaître de licenciement. D'ailleurs je m'étais dit, tant que je n’aurai pas effectué mon service national, je ne serai pas tranquille. J’ai donc, fait l'appel auprès de mon régiment à Saint-Denis.


Quelques mois plus tard, je me retrouvais à Laon-Couvron pour y passer onze mois de ma vie. Étant, par la distance, France-Réunion, séparer de ma famille, je devais m'assurer seul. A l'armée de terre, j'ai été reçu à un examen de dessinateur et maquettiste au sein du BPSR. (Bureau Pour Se Reposer)Mdr. Cet avantage fut pour moi un inconvénient car je n’ai pas obtenu l’intégration aux pelletons d’élèves gradés que je désirais. Il fallait donc me trouver un remplaçant et il n'y avait aucun candidat qui avait postulé ces mois là. J’ai donc terminé mon service comme première classe et j’en suis peu fier du service. J’avais profité des occasions de voyages pour visiter chez la famille à Montluçon et à Cournon-D’Auvergne. J'ai emprofité de peu de pouvoir visiter les grands musées d’Arts de Paris et de France. Le Louvre et d’Orsay, m’avaient beaucoup plus et ils avaient réveillés mon goût et mon appétit pour la peinture. Je n’imaginais pas, à pareil époque, qu'une œuvre d’Eugène Delacroix était aussi gigantesque. Ces tableaux étaient accrochés aux sols et aux plafonds et avec du recul je pouvais mieux les observés. Tous les détails qui faisaient tant vivre ces toiles, m'avaient tant impressionnés. Plus loin, dans une autre salle, tous les impressionnistes étaient présents: Monet, Manet, Renoir, Degas et les autres vivaient à travers mes yeux écarquillés. Je jubilais de bonheur de voir leurs œuvres de plus près. J’avais compris que ce jour était le révélateur de ma future passion, c'est-à-dire, la peinture. Qu’importe ce qu’il arrivera demain, ce qui c’était passé dans ces musées aura peut-être été la considération d'un facteur du destin. C'est comme le futur prêtre qui reçoit le Saint Sacrement ou l’ordination.

De retour à ma caserne, à Laon-Couvron, je me suis mis s’en attendre aux dessins et j’avais remarqué les difficultés d'exercer ce métier. Depuis ma sortie du lycée je n’ai peint que six gouaches et j’avais proposé à l’édition FIT à Saint-Denis pour éditer, en 1985, en cartes postales.


A la fin de mon service militaire et au bout du onzième mois de séparation de mes parents, j'avais hâte de leurs retrouver ainsi que mes amis Réunionnais.

Quelle fut ma joie de retrouver mon île de la Réunion, elle toujours ensoleillée ! Quelle fut aussi ma satisfaction de retrouver ma maison ! C'est comme j’avais pris une année de plus et pour sur une certaine maturité d’esprit. D'ailleurs, je voulais rattraper ce temps perdu. "Le temps est une chose qu’on a beau courir derrière, (disait mon père, Paul, à cette année 1988) et qui ne se rattrape jamais".

 Je dirai que ma carrière commence en fin d'année 1988 et début 1989 car j'avais repris la peinture.  La question que je me pose: Aurai-je continué à peindre, si la peinture, d'elle même, m’avait abandonnée ?" 

Comme il fallait chercher du travail et s'inscrire à nouveau comme demandeur d'emploi, j'entamais sérieusement (chez mes parents) une série de peinture qui me permettait de me remettre dans le métier. Cette série était consacrée aux cases créoles de la Réunion. A vrai dire, mes premières gouaches sur papier "Cansson" n'étaient plus qu'un travail d’illustrateur que celui d'un peintre ! Je peignais, librement et sans me soucier de quoi que se soit à cette ultime ultime passion. Certes, j’allais à la recherche d'un travail, mais en 1989 l’annonce de "la guerre du Golf" n'encourageait très peu aux patrons d'embaucher.

 

Eoctobre et en décembre 1989, je me lançais dans une exposition au syndicat d’initiative de Saint-Pierre (en face du tribunal) et dans le hall de l’hôpital de Tampon et de Saint-Pierre. Ces premières initiatives, sous le pseudonyme de "Paul Clodel C." (ma première signature que j’avais choisie pour me faire connaître des réunionnais) allaient de ce fait lancer ma carrière artistique".

 Quels styles de peinture avez-vous présenté à votre public réunionnais ?

"Jétais résolument tourné vers le figuratif. Auquel je présentais des cases créoles de la Réunion et avec cette passion pour l'histoire architecturale de mon île. C'est vrai aussi que l'architecture m'inspire.

Quelques véhémentes touches de couleurs pures et criardes exprimaient cette volonté assurément descriptive. Tout bien, je restais un fidèle à la transcription du monde extérieur en apportant une touche personnelle, tel qu’un personnage peint dans un style purement naïf. Ce qui témoignait l’enseignement d’André Oudet au lycée. Je voulais, de cette exposition, retenir le passé de la belle époque et du début du siècle de mon île. L’utilisation de la gouache et du crayon de couleur (dans ces expositions) montraient, certes, mes moyens modestes et la difficulté d'un jeune artiste à subvenir dans ce domaine réserver le plus souvent aux riches et aux élites"

 A l'ombre de votre peinture, aviez-vous à pareil époque, une vie sentimentale ?  

"En revanche, si j'aime parler de ma passion, je n'aime pas parler de ma vie sentimentale. Je laisse le public à en découvrir. Pourtant j’en avais une et la fin de l’année 1989 qui allait sans doute changer ma vie. Je ne désire pas m’attarder sur mes fiançailles et l’année d’après mon premier mariage avec une certaine Frédérique C. Je trouve que cette époque était pour moi une simple erreur de jeunesse. Le pourquoi du comment, je ne désire pas savoir. Cette expérience m’avait permise de me trouver du travail stable à Saint-Denis, et même, si la première exposition de cette année 89, m’avait permise de me faire connaître, elle ne suffisait pas pour faire vivre un ménage, alors il a fallu travailler".

Parlez-nous de votre travail, avait-il une relation avec la peinture ? 

"Au début de l’année 1990, j'ai eu cette chance de me faire employer chez "Chane-Hive S.A", l’unique représentant des boissons "Orangina et Pepsi"à la Réunion. Mon travail consistait de peindre et de représenter, sur les murs des boutiques créoles et des magasins de la Réunion, leurs enseignes. Je devais, pour ce faire, parcourir toute l’île (de long en large) et de même en tous temps (pluie, soleil et vent). Mais au bout du sixième mois d'activité, j'eu une chance inouïe. Cette dernière était un contrat de dix mois au Rectorat de la Réunion. Je devais remplacer un fonctionnaire, en congé de longue maladie, à l’université de Saint-Denis.

En 1991, après deux mois de chômage je passais un concours d’Ouvrierd’Entretien et d’Accueil (O.E.A) et je l'obtenais du premier coup, avec comme note 19,90/20. Je fus par la suite, en août, affecté au collège "L'Oasis" du Port".

Aviez-vous exposer en cette période de reprise et de changement d'activité? 

"Du 29 décembre 1991 au 05 janvier 1992, j’expose à nouveau au syndicat d’initiative de la rue Archambaud, à Saint-Pierre. Les journalistes de la presse écrite ne se sont déplacés, à l’exception, de la télévision locale et pas le moindre, car il s’agissait de R.F.O (Réunion 1ère). Le reportage était passé en fin d’actualité et les images prises de l'exposition allaient me faire sortir de l'ombre à celui de la lumière.(?) Je me souviens d'avoir énormément travailler à cette expo. De même je m’apprêtais, par la suite, de peindre techniquement à l’huile et sur un support de toile de lin.

Je me souviens que cette année, je travaillais les mercredis matin à l’école primaire de Bourg-Murat, à la Plaine-des-Cafres. Cette opération était dirigée par le CEDAACE. L’atelier comprenait une vingtaine d’élèves de cette école, qui s’adonnait à leur plaisir de peindre. Ces jeunes étaient motivés et ils se sont vite familiarisés avec les couleurs. Ils maîtrisaient les proportions, les perspectives et je les favorisais à mon tour, leur créativité…d’ailleurs pendant la semaine des Arts où je les exposais à l'intérieur de leur propre bibliothèque scolaire. De même, ma carrière était à peine commencée que d’autres écoles voulaient exposer mes œuvres et cela même dans la continuité de la semaine des Arts. Ce fut le cas de l’école primaire d'Aristide Briand, au Tampon Centre. Je profitais de cette occasion pour informer les journalistes de ma prochaine exposition prévue pour le mois de septembre 1992 à l’hôpital de Terre-Sainte. J’exposais, dans ces écoles, mes nouvelles toiles de lin (encore toutes fraîches et toutes imbibées de sur couche de peintures impressionnistes). J’étais donc fier à vouloir montrer à ces jeunes élèves, ainsi que leur parent, mes premières toiles impressionnistes, pointillistes et surréalistes".

Étiez-vous à la recherche d'un style en peinture?

"Dans un premier temps, je n’avais aucun style de peinture, à l'exception du naïf. Je me recherchais et j’appréhendais l’utilisation de la technique de l’huile sur la toile vierge. Aussi, l'utilisation des livres d'Arts, vont me permettre de refaire mon éducation artistique...".

Est-ce facile de trouver des lieux d'expositions, à la Réunion, à cette époque ?

"Trouver des lieux où exposer nos peintures étaient déjà un problème majeur en 1993, alors je me suis allié à un tout jeune artiste qui n’avait jamais exposé, c'est Charly Lesquelin. Tous les deux nous décidions de prendre d’assaut la salle de la MJC du Tampon. De même nous avions pensé à monter ensemble une association de peinture. Cette dernière s'appelait « Art en ciel », l’idée d'une association d'artiste venait, en réalité de moi mais le nom" Art en ciel" c’était de Charly. L’association n’était pas encore déclarée à la sous-préfecture qu'elle n'aura pas eu temps de se concrétiser ou alors je dirai qu'elle avait existé tout juste le temps d'une seule exposition ! Il y eu un désaccord dans notre conditionnement d'exposition et par la suite nous avions abandonné l'idée d'association. Les autres artistes-peintres qui ont participé étaient : Marius Sinama, Dany Grondin, Karine Cochard et André Barret. 

Après cette aventure je n’étais pas furieux ni pessimiste, je comprenais que le domaine artistique n’est qu’un monde de concurrence et de sans pitié. Les amis de l’école devenaient aujourd’hui des rivaux. C’était ma toute première leçon de ma vie d'artiste. J’ai par la suite continué à exposer en solitaire.  

 Aviez-vous trouver des lieux d'exposition facilement ?

"Facilement n'est pas la question disons que je n'étais pas difficile sur les choix des lieux d'exposition. En avril 1993, j’avais exposé à l'Espace Culturel à Sainte-Marie cité Duparc. je me suis engagé dans une voie qui ne me ressemblait pas jusqu’à présent, si je peux dire cela comme ça !  Mon art était essentiellement destiné à un public d’amateur, ou à des gens qui aiment au premier regard la peinture contemporaine.  

J’avais certes, obtenu depuis peu un certain succès, puisque plus de la moitié de ma production avait été vendue, mais j’éprouvais néanmoins le désir de se détacher pour m’engager dans la voie, qui certes, est plus risquée par une expression picturale très personnelle. Le résultat de ces recherches est un mélange (par la forme), de surréalisme avec une addition de cubisme dans certaines toiles et notamment « le bazardiez malgré lui* » et du symbolisme dans la toile « kalou pilon*. Les couleurs chatoyantes, lumineuses et criardes n’avaient suffit pour ce public nordiste apprécie.

Cette exposition était délirante sur la forme et sur le style dans les toiles. Je me souviens qu'à ce moment là, j’étudiais les maîtres impressionnistes et les symbolistes. J’avais voulu établir un lien entre l’art de la décoration et voir un somptueux mariage avec l’impressionnisme ! J'avoue aimer le jeu des couleurs aux complémentaires. Les froides deviennent, chez moi, chaudes et vice versa.

Pourtant l’exposition n’avait pas eu le succès escompté…car les toiles modernes ne se vendent très peu sur l’île. Les touristes achetaient mes tableaux à 120 euros, l’équivalent de 800 franc en 1993. Bien qu'à cette époque la valeur différait plus ou moins en hausse si on compare à celle d'aujourd'hui, sauf qu'elle ne couvrait toujours pas les frais de vernissage. Je me rappelle que j’avais passé toutes mes nuits à confectionner de modestes cadres de bois, afin de mieux habiller mes toiles. Je voulais obtenir l'impacte d'une belle représentation sur le public nordiste. Ce fut pourtant le manque de visiteur de Saint-Denis ou des connaisseurs de sainte-Marie qui ont causé son échèc.  

Mes peintures étaient entre le style symbolique et l'art déco. J’étais amoureux des couleurs et des formes. J’avais voulu établir un lien entre l'art déco et d'y ajouter du surréalisme, pour certaines de mes créations et du symbolisme pour d’autres. Je me répète: J’aimais jouer avec les couleurs complémentaires mais je reste tout demême, un figuratif. Mes sujets de prédilections n’étaient autres que la nature environnante, les paysages, les cases créoles, le déjeuner sur l’herbes*... Mes œuvres peintes ne pouvaient pas s’éloigner du style naïfs* qui étaient pour moi d’un grand intérêt majeur.  Elle servait de mémoire pour l’histoire de l’île, avec ces cases qui n’existaient plus ou ces alambics de géraniums qui étaient démolies par le temps !

*Naïf n'est là plutôt par le sens du dessin simple à la présentation. Le naïf n'apparait plus parce qu'il y a un changement de style personnel qui grandissait. Les détails et les lignes maladroites disparaissaient.  

A cette pareille époque, je me cherchais un style personnel. De même chose étonnante dans ma vie d'artiste: comme je n'avais rien vendu de cette exposition, j'ai par la suite et pour des raisons économiques (afin de poursuivre mon envie de peindre), tout repeint d'autres thèmes plus commerciaux sur ces même toiles modernes. Ce qui comptait pour un artiste qui débutait dans ce milieu, c’était le financement. Fort heureusement que mon salaire de petit fonctionnaire me permettait de vivre sous les tropiques et encore de manière simple. Le coût de la vie était si élevé, que je ne trouvais pas partout du matériel de qualité à bon marché. Je pouvais dire que ma passion me ruinait, mais je crois toujours en elle...

L’année 1994 allait être une année de naissance dans ma vie tout d’abord en juin la naissance d’un style de peinture «  le traitillisme » et en juillet le plus bel évènement la venue au monde de ma fille Cécile".

 

Paul Clodel, on connaissait l'impressionnisme et le pointillisme, voici votre invention en 1994 s'intitulant  le « traitillisme ». Pourquoi l'avoir initier à l'art réunionnais ?   

Les deux musiciens

 

 

"Ce qui faut savoir : Le traitillisme est créé en 1994, en atelier et était exposer pour la première fois en cette même année au collège de l’Oasis au Port. C’est Jean-François Sam-Long, illustre écrivain réunionnais, qui le reconnaît comme un style de peinture qui nécessite une recherche approfondie. Pour m’encourager dans la voie il achète ma première toile traitilliste qui s’intitule : « Les deux musiciens » (Collection privée de J-F-SamLong)".

 

Ltraitillisme tient son origine dans le postimpressionnisme.

 

 

La première toile traitïsme de Paul Clodel C.

(La toile est sous ma première phase de recherche :"Le traitillisme" 1994). 

 

Qu’est-ce que le postimpressionnisme et qui sont ses acteurs ?   

« Le postimpressionnisme est un ensemble de courants artistiques qui, durant la période allant approximativement de 1885 à 1915, diverge de l'impressionnisme ou s'oppose à lui (néo-impressionnisme, synthétisme, symbolismenabis...).

 "Le terme postimpressionnisme est une appellation extrêmement floue, appliquée principalement à CézanneVan GoghGauguinToulouse-Lautrec  et Seurat, mais souvent utilisée pour décrire d'autres artistes progressistes qui suivirent la grande décennie de l'impressionnisme (1870-1880), comme  MatisseBonnard ou Dufrénoy ».

 

Qui est donc le peintre postimpressionnisme qui vous intéresse le plus pour créer ce traitillisme ?

  Un dimanche matin, toile traitïste, 10 F, 1996 de Paul Clodel Cochard, inspirée de Georges Seurat

"Ce qui m’intéresse le plus dans ces artistes peintres, c’est : Georges Seurat. Sa technique diffère des autres artistes de l’époque et son pointillisme pouvant se remplacer par uniquement le trait pouvait selon moi être son héritage artistique.

 "Au cours de sa brève existence, ce peintre cérébral, cultivé, sophistiqué, dépasse avec détermination l’immédiateté “romantique” de la peinture impressionniste pour élaborer une méthode picturale fondée sur des lois scientifique précises et révolutionner le concept même de l’art figuratif. Son problème étant de trouver un lien entre l’art et la science et, plus précisément, entre la peinture, la physiologie et la psychologie de la perfection".

 

 

 

La pêcheuse, toile traitïste, 10 P, 1997 de Paul Clodel Cochard, inspirée de Georges Seurat

 "La théorie de la peinture de Seurat se fonde sur l’optique ou plus précisément sur un concept appelé « le pointillisme* ». Celui-ci repose sur l'idée que la lumière résulte de la combinaison de plusieurs couleurs, et que donc un ensemble de points colorés juxtaposés peuvent, observés depuis une certaine distance, recomposer l’unité de ton et rendre la vibration lumineuse avec d’avantage d’exactitude. Georges Seurat s'est notamment inspiré des recherches que le chimiste français Eugène Chevreul avait menées à l'occasion de travaux de restauration de tapisseries, et s'est en particulier beaucoup intéressé à son essai "De la loi du contraste simultané des couleurs, publié en 1839 ».

  

 

 

 

Qu'est-ce le pointillisme ?

"Le pointillisme (ou néo-impressionnisme) est un courant artistique issu du mouvement impressionniste qui consiste à peindre par juxtaposition de petites touches de peinture de couleurs primaires (rougebleu et jaune) et de couleurs complémentaires (orangevioletvert). On perçoit néanmoins des couleurs secondaires, par le mélange optique des six différents tons seulement. Cette technique est née en France notamment sous l'impulsion de Georges Seurat (1859-1891) puis de Paul Signac (1863-1935), à la fin du XIXe siècle".

 

Quelle est votre première phase de création ? 

 

"Ma toute première phase de création artistique c'est " Le traitillisme".  

 

Pourquoi le choix de peindre sur de allumettes?

La ronde de joie< La ronde de joie toile traitilliste de Paul Clodel Cochard 1995, 12 P Collection privée.

"La période de la phase du traitillisme est beaucoup présent dans mon travail autour du thème : « Laisse a lu met son maloya(1) » ou « Laissez lui s’exprimer dans son maloya » (1994-1995). (1) L’écrit en créole voulait accentuer le coté allumette (a lu met) qui était un détonateur technique du traitillisme, lors d'une exposition de 1995. Le maloya est une danse folklorique qui remonte à l’origine de l’esclavagisme à la Réunion (danse traditionnelle d’origine Africaine, que les esclaves pratiquaient).  Aujourd’hui cette tradition se perpétue et l’exposition de 1995 était donc l’occasion de rendre cet hommage".

"Je voulais réformer la toile "

"Ma composition était libre puisqu’il fallait disposer les allumettes sur une planche de contre-plaqué et de les collées de façon parallèle, en composant par des formes libres et je me reprends, afin d’obtenir un fond au tableau. Par un collage par pression et bien sur une protection du bois par un produit protecteur, le support dit « traitilliste » était prêt à l’emploi de la peinture. "Je voulais réformer la toile " et je pensais qu’en appliquant cette théorie je créais un nouveau support. "L’art est significatif de chercher l’origine et l’originalité reprend sa place" (autrement dit : chasser le naturel et il revient au galop ) :

« Javais la sensation de croire au traitillisme et qui, sans peut-être l'intervention de l'écrivain réunionnais, J-F Sam-Long, ce style de peinture n’aurait  pas vu le jour. D'autant plus que je me recherchais en peinture. Je  me disais que cette visite inattendue allait bel et bien changer mon destin. Aussi,  j'eus hâte de commencer le plus tôt possible mes recherches sur ce qui deviendra plus tard le « traitïsme ». Mais mon seul problème restait celui de la matière à employer, il me fallait travailler le support classique de lin qui est plat en donnant une matière appropriée aux traits :

Si dans « les  deux musiciens* » il y a un manque de variétés**, je devais compenser ce manque par la matière qui  correspondrait  le  mieux  aux traits. Il me fallait donc un support qui remplacerait le lin. Je me souvenais de la leçon apprise sur l’unité et la variété, et la composition du tableau. Il me fallait trouver la solution d’empâter la matière; avant tout j’optais pour ma première solution le support d’allumette. A la fin de l’année 1994, cette technique que j’ai entièrement inventée m’a donnée énormément du travail pour confectionner le support: Sur une planche de contre plaqué découpé sur mesure, j’appliquais avec de la colle de bois les bûchettes et je prenais soin d’enlever le soufre au bout, en les brûlants".

** « Variété de dessin ou peinture peut signifier différence graphique selon les artiste mais cela relève du style artistique, ou différence de traitement d'un objet et ça relève de la représentation artistique.  La variété de dessins ou peinture d'un sujet est l'ensemble des possibilités typiques de représentation graphique d'un sujet quelconque il est préférable de fusionner avec l’unité ».

L'unité est créée par le caractère des traits, l'emploi systématique des hachures et le caractère très uni des couleurs.

La variété est apportée par les différences de caractère des formes géométriques (triangles, cercles, droites, courbes) que compose les allumettes, par les différences de dimension des formes, les contrastes de valeurs et les contrastes marqués des couleurs.

         

Quel est donc le but des supports d'allumettes dans vos toiles? 

Vingt décembre<"Vingt décembre" toile traitilliste de Paul Clodel Cochard (col.privée) 1995.

"Ce support est baptisé « support traitilliste» ce dernier, apporte à ma peinture aux traits une matière riche et intéressante. Dans la toile intitulée : Vingt décembre, les allumettes collées en forme d’un X symétrique, composaient donc le format. En appliquant la peinture avec la technique aquarelliste, on apercevait la trace noire que faisaient le souffre brûlé, ce qui donnait un aspect inattendu à la toile. Puis dessus la peinture  j’ajoutais des traits de couleurs pures juxtaposées. Elles étaient posées de manière oblique sur la droite la plupart du temps. Avec ce  genre de  compositions, c’est à dire, de manière linéaire ou bien géométrique; on ne peut qu’obtenir une composition qui se rapproche de près de l’art abstrait. Je projetais même de marier l’abstraction avec la figuration, mais pour le moment je me contentais de pratiquer un genre de peinture très différent et qui me demandera énormément d’heures de patience. C’était au mois de décembre 1995 que j’organisais l’exposition intitulée : « laisse à lu met son maloya », à la médiathèque de la ville de Saint- Pierre".

Pourquoi cette passion pour les allumettes?

"La phase du traitillisme était devenue de surcroît ma véritable passion, puisque j’investissais tout mon temps à réaliser des œuvres dans ce contexte. Cette passion pour les allumettes remontais déjà très loin dans mon enfance car ma mère découvrant le prénom "Clodel"(1) sur une boite d’allumette l’aima tellement que ce fut le prénom qu’elle me donna, aussi je ne pouvais être attiré par les bûchettes. Mais à bout de souffle et je pensais bien réviser ma copie, avant d’être aussi allumé par cet élan de folie qui me gagnait dans l’achèvement d’un triptyque de six mètres de long sur un mètre vingt de haut. De même, les médias se sont approprié l’événement, concernant l’application des petits bouts de bois posés et collés les uns contre les autres".

Comment le public réunionnais a réagi à cette expo plutôt insolite ?  

"Le succès de mon exposition à la médiathèque par le biais d’un reportage au journal télévisé sur "RFO" (Réunion 1er) a suscité chez les réunionnais leur curiosité. Je n’avais rien vendu mais cela m’avais donné un «vert espoir» de croire au traitillisme. Certes, je ressemblais pour certains, à un personnage marginal et de plus allumé de la société; mais après tout, je ne suis qu’un artiste qui se plaisait à poser des milliers de bois d’allumettes et se satisfaisait du résultat. L’exposition  terminée, je rentrais à l’atelier du Tampon, avec cette envie de croire au désespoir, car je n’avais rien vendu, à part bien sur quelques recueils de poésies. J’eu alors l’impression que mon « vert espoir » devenait alors « noir espoir », aussi je décidais de revenir à la toile de lin pour gagner du temps »…

Quel sont les supports dans la peinture? 

« A l’image de l’aspect physique d’un être humain, un  tableau est aussi constitué de trois éléments déterminants qui expriment ses qualités ou ses défauts, à savoir que son squelette est représenté par le support (toile, bois, carton entoilé, ou contre plaqué…).

Sa chair est représenté par la matière picturale (huile, acrylique, aquarelle, fusain, sanguine…).

Son épiderme est qu’en à lui est représenté par la couche de vernis de finition, mais de plus en plus les peintres ne revêtent plus de vernis sur leur toile ».

Jusqu’au XVème siècle, les supports étaient des simples panneaux de bois. Bien sur ils choisissaient les « essences » du bois, selon d’une, les moyens de l’artiste-peintre ou selon les Régions qu’ils vivaient. Ces derniers choisissaient avec soin leur bois de support de leurs futures œuvres.  Le bois quant à lui épousait la peinture et les choix étaient ceci en fonction des régions : le chêne, le noyer, le tilleul, le peuplier, le saule et le pin ou cèdre…

De nos jours les contre-plaqué et Agglomérés (Acajou ou d’Okoumé) ils ont une qualité de texture qui sont excellente et qui permet de fabriquer un bon support à peindre.

Dans les supports du peintre il ne faut pas oublier le fameux carton entoilé.  Ce sont des cartons recouverts d’une toile de coton apprêté d’une enduction universelle, peu absorbante pour la réalisation de la peinture à l’huile ou à l’acrylique. Le carton entoilé est un support très convenable à peindre. Elle permet la réalisation picturale à moindre frais et par du coût accessible au débutant ou au voyageur.

Pour en terminer sur la plus traditionnelle et incontournable support du peintre : la toile de lin. Ce tissage est déterminé par son grain, plus qu’il est fin et régulier plus qu’il permet de travailler en nuance et en demi-ton, et favorise la réalisation des détails. Le grain le plus marqué favorise quant à lui une technique plus vigoureuse, en évitant l’apparition d’éventuelles craquelures".

Le support en bois d’allumette est unique pour le moment dans la peinture contemporaine ! ( J'émet certes l'hypothèse jusqu'à la preuve du contraire).

les marrons      Les marrons

Les marrons, toile traitilliste de Paul Clodel Cochard, 1995, avec la marie Louise en bois d'allumette peinte et prolongeant la toile (1).

Êtes-vous satisfait du traitillisme ?  

 "Avec le recul, cette première exposition traitilliste qui m’avait apporté beaucoup d’expériences enrichissantes et personnelles ; je voulais absolument faire connaître le traitillisme aux publics réunionnais. Je savais éperdument que si je voulais continuer dans cette voie, il me fallait apporter une modification à mes tableaux. Je commençais donc par le cadre, qui lui aussi composé de bois d’allumettes, me semblait vouloir étouffer ma peinture. Dans "laisse a  lu  met son maloya" les regards des spectateurs se laissaient dévier par le cadre en bois naturel. Aussi en le supprimant totalement et en repeignant sur la marie-louise(1), je redonnais à l’œuvre sa force visuelle. De même, je continuais de réformer le nom ‘traitillisme’ ma première phase de recherche. Je trouvais que dans le contexte moderne, aujourd’hui, le nom devenait trop long. Je voyais plutôt à sa place, un nom qui serait plus court comme traitïsme et de même un mot qui rassemble toutes mes phases de créations en une seule famille. 

Pourquoi aviez-vous rajouter un tréma sur le "i" du mot traitïsme?

"Je ravissais le ï du mot traitïsme, en faisant là un clin d’œil à mes débuts au lycée où j'étais artiste-peintre d’art naïf. Ce nouveau mot me permettait aussi de me démarquer des autres artistes de passage sur l’île et qui oseraient prendre ce nom pour la diffuser.  Je revendique la paternité de ma technique de peinture aux traits. En écrivant de la sorte le traitïsme, je contribue aussi à sa défense".

En quelque sorte c'est un copyright ?

"Si on veut dire cela comme cela, car il existait bien un mouvement "traitiste" de 1983 en Europe et dont leur magazine était "Cyberdada". Fort heureusement qu'ils n'étaient pas des adeptes de la peinture aux traits mais des intellectuels qui avec le mouvement d'Extrème Jonction critiquaient la société moderne à travers l'art (musique, poésie et peinture). 

Que signifie pour vous le mot "traitïsme" ?

Etymologie du mot : trait (Wikipédia)

 D'un latin populaire *tragere, réfection du classique trahere « tirer »

 Nom commun «  trait »

 (En particulier) Lignes d’un dessin qui n’est pas ombré.

 Dessin au trait, au simple trait. - Il s’est contenté d’en faire le trait.

 Etymologie : de « isme »

 Du grec ancien -ισμός, -ismós qui a donné -ismus en latin.

 Suffixe : -isme /ism/ masculin

 Utilisé pour former un nom correspondant à une doctrine, un dogme, une idéologie ou une théorie.

 - communisme, libéralisme, hédonisme,darwinisme

Le traitïsme : n, masculin,théorie artistique qui définie l’utilisation du trait (en couleur ou en noir) dans la peinture.

 

Le traitïsme consiste à peindre sur une toile une multitude de petits traits ou des hachures en se servant uniquement de couleurs pures. Ainsi, en observant mon œuvre à une certaine distance, l’œil perçoit des tons secondaires, grâce à une illusion d’optique causée par la juxtaposition des traits colorés, mouvement similaire à celle de Georges Seurat (1850-1891) le pointillisme.

 

N'est-ce pas un peu scientifique ?

"Rien n'est de scientifique, ce ne sont là des mots techniques qui sont employés en peinture. Pour revenir sur la théorie de la peinture de Seurat, qui se fonde sur l’optique ou plus précisément sur un concept appelé pointillisme (le point pour Seurat et le trait Pour moi). Ce traitillisme ou traitïsme se repose sur l'idée que la lumière résulte de la combinaison de plusieurs couleurs, et que donc un ensemble de traits colorés juxtaposés peuvent, observés depuis une certaine distance, recomposer l’unité de ton et rendre la vibration lumineuse avec d’avantage d’exactitude. Je cite que Georges Seurat s'est notamment inspiré des recherches du chimiste français Eugène Chevreul. Ce dernier avait menées à l'occasion de travaux de restauration de tapisseries, et s'est en particulier beaucoup intéressé à son essai "De la loi du contraste simultané des couleurs, publié en 1839 ».

 

 Considère t-on le traitïsme comme une autre phase à vos recherches ?

 "Je considère le traitïsme comme le nouveau nom de ma recherche artistique. Ma seconde phase au traitïsme auquel apparaisse mon ancien style le naïf est le traitïsme-naïf ".   

 

« Le terme art naïf  aurait été utilisé pour la première fois au xixe siècle, pour qualifier les œuvres du peintre  Douanier Rousseau, qui peignait hors des normes académiques, sans suivre pourtant les recherches picturales de l'avant-garde de l'époque : les impressionnistes. Considerez-vous comme un naïf dans votre seconde phase : traitïsme-naïf ?

 

"Le mot naïf reste une appropriation de l'art naïf mais contrairement du Douanier Rousseau ma peinture a une modification au terme naïve. Je me considère comme un avant-gardiste de l'art réunionnais

 Je reproduisais mes œuvres tout en m’inspirant de Georges Seurat (1859-1891), (le pointillisme). Mais il était évident que je ne le copier pas, je voulais obtenir un style personnel qui était basé sur ses compositions (traitïsme : voir l'Hommage à SEURAT de Paul Clodel en cliquant ici).. Alors je tentais le trait, mes tableaux en étaient composés d’une multitude de petits traits obliques, posés à même la toile, toujours dans le même sens, c'est déjà du post-impressionniste. 

« Si le traitïsme est maintenant mon propre style , je suis un avant-gardiste et cela me plaît ! Estiment de même que mon support traitiste (les allumettes) me demandait trop de temps à le concevoir, j’ai laissé un peu de coté les bûchettes de boispour peindre et revenir sur la toile de lin. De même je repeignais aux traits sur mes anciennes toiles naïves. Ce qui ajoutait à mon art une  nouvelle phase que j'avais baptisé: " traitïsme post-naïf ",(ma troisième phase). Ma conception était toujours la même; je peignais mes tableaux normalement dans un style naïf ou autre sans me soucier du trait.  Avec un pinceau n°4 ou n°6, j’apposais en  obliques  les  traits  de couleurs pures sur des supports variés : de la toile de lin qui est déjà enduite ou sur des planches des allumettes".

 

Est-que le traitïsme-post-naïf se différencie t-il de l’art naïf ?

"C'est toujours de mise au traitïsme-naïf, il y a certes des maladresses dans le dessin pour accentuer ou provoquer un style de peinture post-impressionniste particulier. 

Je vous cite en exemple une toile intitulée : « la basse-cour du vieux Paul, 1999 »* c'est une toile traitïste post-naïve. On y remarque cependant que les traits sont peints en obliques sur la droite. La naïveté du dessin est contrôlée par la composition divisionnisme. Par conséquence cette œuvre n’est pas naïve mais visiblement on peut penser qu’elle est. Il y a  le respect  volontairement par l’artiste. Les trois règles de la perspective occidentale. La taille des objets est proportionnelle à la distance, l'atténuation des couleurs avec la distance est respectée et il n’y a pas de la précision dans les détails contrairement aux peintres naïfs".

 

La basse cour du vieux Paul (2)

La basse cour du vieux Paul avec quadrille

la basse-cour du vieux Paul, 1999 de Paul Clodel

«Je peignais ces scènes locales en respectant la composition divisionnisme étudiée chez Georges Seurat. La conception  était la suivante ; avant de dessiner je divisais la toile en son  milieu sur la longueur et la largeur et je répétais cette opération  jusqu'à obtenir un quadrillage. En suivant  les théories de Seurat, le créateur du pointillisme, j’obtenais le mode de division de couleurs qui détermina la composition. Par analyse des plans dans ces œuvres, on peut par la suite en utilisant les lignes de compositions aligner tous les objets et personnages que comptent la scène. Dans « la basse-cour du vieux Paul », les poulaillers sont positionnés d’une façon à ce que tout suit les lignes horizontales et verticales. Cette composition divisionnisme reste cependant invisible dans ma peinture. C’est seulement lorsqu’on quadrille en superposition l’œuvre qu’on devine sa présence". 

Alors pourquoi parler de « naïf » dans vos œuvres ?

 "On peut penser qu’il y a de la naïveté dans le style du dessin de mes peintures. J’ai été formé par un grand maître d’Art Naïf Moderne, André Oudet (1942-1999).

 

Qui est André Oudet ? 

« Comme tous les grands peintres, André Oudet  peintre Comtois a forgé son style, ce dernier qui n’appartient qu’à lui. Il peint les hommes, les paysans, les ouvriers, les artisans à la fois au travail ou dans leurs luttes, mais aussi dans l’intimité du foyer familial. Sa composition et son travail sur les couleurs font surgir avec une force particulière la beauté d‘un geste ancestral en même temps que celle d’un visage de femme ou d’ un enfant .Il reste en ceux qui l’on courtisé tous les jours et comme moi pendant deux années au lycée de Saint-Pierre, Réunion (1983/84), en session de dessinateur publicité, un grand peintre.

D'André je rends un hommage posthume : en rajoutant le i tréma à mon traitïsme en pensant au mot naïf. Ceci fait de ma peinture une signature. Aussi le  « ï » du mot traitïsme est là pour le rappeler.

Par conclusion le traitïsme post-naïf casse les lois de l’art naïf et apporte une restructuration au mouvement en elle-même. Je conclure que le traitïsme est un style pictural qui peut se retrouver dans tous les autres styles de peintures. 

Ce qui m’évoque à savoir : qu’est-ce qu’un style en peinture ?   

"C'est un peu compliqué mais selon Céline Flécheux, cours master : Le style 2008: "Contrairement à la littérature ou à l’architecture, le style n’est pas à proprement parler un problème en  peinture ou dans les arts visuels.  Il n’y a pas de cours de stylistique des arts visuels dans les parcours d’histoire de l’art, ni d’exercice sur l’identification des différents styles. Voilà qui est surprenant de la part de l’histoire de l’art, discipline qui se fonde précisément son « historicisation » sur la notion de style, en vue de déterminer des époques (classique, baroque, romantique, naïf…) et d’identifier des artistes (certains sont capables de reconnaître des artistes uniquement par leur style quand manque la signature, tel l’expert-historien de l’art Bernard Berenson, 1865-1959)

Proust disait  : "le style n’est pas une question de technique, mais de vision".

Coté expo:  parlez nous de vos expositions traitïstes ? 

"Je vais vous parler de mon voyage en métropole et ma première exposition collective métropolitaine à Rillieux- la-Pape, Lyon en 1996 :

  J’avais eu l’occasion au mois de mai 1996, d’exposer en métropole, à Lyon plus exactement, à la suite d’une invitation de l’U.D.A.R, mon ancienne association de peinture. J’étais l’accompagnateur des travaux d’artistes réunionnais et je devais, pendant quinze jours, les représentés. L’exposition intitulée : « le 4e salon des Rilliards » était à l’espace Baudelaire à Rillieux-la-Pape.  

       Cette exposition avait rencontré un certain succès et avait été surtout l’occasion de faire connaître le mouvement « traitïste » (encore certes solitaire), et de le relier à son auteur, Paul Clodel Cochard. En effet mon nom fut cité à maintes reprise dans les journaux locaux; mais, à ma grande déception aucun commentaire n’étaient fait sur mon travail. La presse qualifiait nos peintures Réunionnaises de qualités et de grandes variétés artistiques. Il fallait souligner que sur 140 œuvres exposées, les allumettes ou le traitïsme ne faisaient pas feu. Il y avait cent cinquante personnes lors de ce vernissage, et on se marchait dessus pour pouvoir atteindre la collation. Je pense parfois que certaines personnes dans cette salle ne sont pas venues uniquement que pour l'art. J’ajouterai qu’il est décevant chez un artiste de ne pas être remarqué du public. Je dirai pour conclure que l’important c’était d’exposer à un endroit autre que son île(Rillieux- la-Pape, Lyon).

 A mon retour à La Réunion, je me suis promis en 1997, d’y retourner afin de monter une exposition personnelle. Étant donné notre position dans l’Océan Indien, les artistes Réunionnais doivent obligatoirement passer par la France pour se faire connaître".

Avez-vous réalisé ce projet ?

Photos peintures P

"Aussitôt dit aussitôt fait ; au début de janvier 1997, j’étais de nouveau en métropole, non pas pour exposer, mais plutôt pour des vacances chez mon oncle, dans le but de trouver individuellement un lieu d’expo. Après quinze jours passés à Montluçon, sous une neige qui ne s’arrêtait pas, je me sentais désespéré et nostalgique. J’avais envie de rentrer chez moi à la Réunion pour me faire bercer dans les bras chauds de mon île.

 

 A l’arrivée des beaux jours l’oncle Jean-Pierre Dijoux me firent connaître la ville de Montluçon; c’était ma première sortie après  la fin de la  neige, et  cela me fit énormément plaisir. Nous marchions le long des rues quand soudain, à hauteur d’une librairie, je m’arrêtai pour lire une affichette. Cette dernière annonçait une exposition qui se déroulait à l’intérieur du magasin. Nous y entrâmes et il y avait  effectivement une exposition d’œuvres d’artistes de Montluçon.  Qu’elle joie pour moi qui en cherchais désespérément une expo. D’ailleurs elle était à mes goûts et je l’appréciais avec l’envie de croire à la mienne un jour ou l’autre. En me renseignant auprès du directeur de la librairie, (puisqu’il s’agit d’une librairie au rez-de-chaussée et l’expo se trouve en haut des mezzanines, dont le nom de la galerie « Mezz’Art 41 »). J’apprenais par la suite que ces artistes-peintres appartenaient à une jeune association dont le nom : « Pole Art ».

 

 J’avais de même pris des renseignements sur son  Président et sa rencontre m’encouragea, puisqu’il me promettait une éventuelle possibilité d’exposer en 1998, à Mezz’Art  41. Cette nouvelle me remplissait de joie et me donnait enfin du baume au cœur et l’espoir de retrouver cette ville l’année suivante.

 Photos peintures P

Coupure du journal de Lyon et du Rhône " LE PROGRES" Vendredi 10 mai 1996 (page 11).

Quels sont vos expositions traitïstes à la Réunion ?

"De retour dans mon île natale La Réunion, j’ai reçu une invitation pour organiser une exposition dans la cité bénédictine à l’Office Culturel Bénédictine (O.C.B) à Saint-Benoît qui m’offrait ainsi, l’occasion de leur faire connaître ce nouveau mouvement le traitïsme.

 

Le quotidien de la Réunion par M. L décrit cette exposition :

 

«  L’artiste joue avec les allumettes (ci-dessous l'article),

 

Des couleurs de la vie réunionnaise comme on les a rarement vues, c’est ce que propose l’artiste-peintre Paul Clodel. Il expose dans un style particulier, le traitïsme dont il revendique la création. Son matériau de prédilection : des allumettes ».

 

       J’ai présenté à la population de Saint-Benoît mes dernières œuvres dont une quinzaine que j’ai gardé mon matériel de prédilection que sont les allumettes. Je suis un avant-gardiste. (Pour rappel), « la technique avec les bois d’allumettes donne du relief à l’œuvre. Estimant que le traitïsme sur le lin ne donne pas suffisamment de relief j’opte pour ses fameuses bûchettes de pins qu’est l’allumette. Ma série de tableaux représentant des scènes de danse de maloya autour du feu dont les couleurs chaudes qui sont utilisées et qui dégagent une convivialité assez réaliste, m’ont fallu plus de vingt milles bois d’allumettes ».

 Vous continuez de peindre sur des allumettes ?

Réf 205 Point d'intérrogation

  Le chat et le bananier< Point d'intérrogation, toile du traitïsme post-naïf, de Paul Clodel Cochard, première version en 1992 et traitïsme en 2000, 10 P. (Col.privée) 

<  Le chat et le bananier, toile du traitïsme post-naïf, de Paul Clodel Cochard, première version en 1990 et traitïsme en 1997, 12 P.(Col.privée) 

" Non pas vraiment, dans cette exposition, le public pouvait découvrir une pléiade de couleur néo-impressionnisme et aussi, mes recherches sur l’art. Les études que je présentais aux visiteurs, montraient cette possibilité de somptueux mélange de styles. Je citerai par exemple une œuvre : ‘ Point d'interrogation*, à travers laquelle j’avais pu démontrer la possibilité de marier l'art naïf et d’y ajouter en peignant en couleur seulement la mère et le reste tout en gris. D’ailleurs cette maman semble vouloir réfléchir. A qui ? A quoi ?  Peut-être bien qu’elle pense à ses nombreux enfants, ou à son destin !!!  Dans  ce tableau, on peut apercevoir en font des enfants. De même l’atmosphère grise et bleutée dégagée dans cette peinture nous rappelle la technique du surréalisme.

 

Cependant avant de satisfaire votre curiosité, laissez moi vous donnez un autre exemple de mes peintures qui est similaire au Point d'interrogation; c’est le chat et le bananier  la technique du noir et  blanc se répète. Ce qui crée un style sans en être un ! Si nous voyons de nos yeux la régime de banane (en couleur verte et rouge griotte), la perception des chats et même des daltoniens sont différentes des nôtres : ils ont leurs problèmes des couleurs, avec la confusion des rouges et  des  verts. Je trouve dans cette toile a un sens de surréalisme, par l'apport du fond grisant. C'est pour cela que j'ai baptisé cette série de traitïsme-surréalisme". 

Vous vous recherchez encore en peinture ?

Le petit marchand de legumeLe pont japonnais< Le p'tit marchand de légumes et " Le pont japonais" toiles traitïstes-géométrique de Paul Clodel année 1999.

Je que oui car je suis avant tout un chercheur de phases picturales. Ma 3ème Phase de création est "Le traitïsme-géométrique"  et je vous doit une explication :

 

Lorsque que j’ai commencé l’exposition du 07 au 15 juin 1997 avec Marius Sinama* à la salle « Charles  Beaudemoulin » au Tampon-Réunion, je ne pensais pas que j’allais donner naissance à « un mouvement pays »; l’idée de faire une peinture de traits de couleurs a donné le traitïsme . Est-ce un style ou plutôt une technique artistique ?

 

Si ma technique artistique épouse tous les mouvements  existant à l’exception du pointillisme. J’ai répondu à ma question, c’est une technique artistique. Il reste que ma signature est le trait coloré qui unifie le support. 

 

Le «traitïsme géométrique» n’avait pas eu d’amateurs mais sa composition est intéressent. D’une part elle prouve bien que ma technique traitïste épouse bien les différents mouvements et d’autre part elle aborde la voie de l’abstraction. Dans le tableau intitulé « le rameur**» œuvre peinte de façon traitïste géométrique, je tends à rendre la nature à la mathématique. Pour ce fait; je simplifie  les  formes de la nature en: des cubes, des ronds, des triangles et des losanges. J’utilise la composition divisionniste chère à Georges Seurat et je la transforme à ma façon afin d’accentuer mon travail.

 

*Marius Sinama Pongole (père de Florian Sinama Pongole le footballeur) artiste-peintre Réunionnais de Saint-Louis

 

**Ici il n'y a que des formes géométriques mais elles sont variées par leur forme et leur taille. Elles ne sont pas séparées mais se mélangent par superposition. Ceci permet de suggérer un espace en profondeur composé de plans successifs. Les valeurs et les couleurs sont variés. On a à la fois de l'unité et de la diversité ou variété. Tout ceci apporte un intérêt à la peinture traitïste. Remarquer que la composition divisionniste est mise en avant par le jeu de quadrillage. Certes il y a là, une composition organisée.

 

Cette nouvelle phase de création peut se résumer par la simplification des formes. Pour moi tous les corps sont modulables, de même pour la nature. C’est souvent en hiver qu’on retrouve des arbres qui n’ont pas tous perdus leurs feuilles et qui ressemblent par leur silhouette à des ronds. Les troncs sont simplifiés par des rectangles. Les montagnes, la voile du bateau et le toit du kiosque sont transformés en triangle.

 

Naissance d’un mouvement Réunionnais !

Qui était à l'origine du mouvement traitïste Réunionnais ? 

 

Je suis à l'origine d'associer des artistes qui me suivaient dans le trait en mouvement tout simplement: 

« La pratique de l’Art est d’autant plus intéressante si elle se double d’une solidarité active. Cette solidarité, d’autres peintres de renommée internationale ont réussi à la  vivre  avant  vous, et je pense que vous vous inscrivez naturellement dans cette continuité. Ce qui est vrai pour l’art pictural l’est aussi pour la musique, la littérature. Bravo pour votre enthousiasme, en  espérant que d’autres artistes rejoindront bientôt le courant réunionnais du traitïsme. Que vos expositions, tant à la Réunion, dans la région de l’Océan indien, qu’en France, soient autant de succès auprès du grand public ». Jean-François Samlong, 1998.

 

Cette affirmation de l’écrivain réunionnais, Jean-François Samlong, citée à propos du mouvement traitïsme Réunion synthétise avec affinité le caractère innovateur de son père fondateur Paul Clodel Cochard. Ce dernier, artiste peintre, a causé la première école de l’Île de La Réunion.

 

Naissance d’un mouvement Réunionnais : 

 

 L' idée que j’ai peaufinée de créer un mouvement réunionnais, semble trois ans après avoir porter ses fruits. Lors de cette expo à Beaudemoulin, au Tampon, J’ai vendu plusieurs toiles aux traits, et d’ailleurs je ne pourrais peindre autrement. J’étais assez satisfait de ce résultat qui démontra que les réunionnais étaient aussi des collectionneurs d’images relatant nôtre île. Ce qui avaient plus attirés mon publique c’étaient les scènes figuratives et réalistes. 

 

Racontez nous le début du mouvement traitïste et qui ont été ses acteurs artistiques ?

 

Pour en revenir sur ce mouvement Traitïsme RéunionnaisMarius. Sinama qui exposait avec moi à la salle Charles Beaudemoulin au Tampon. Ne s’inscrivant pas dans cette  exposition comme  un véritable artiste traitïste,  Marius Sinama, s’inspirait plutôt des œuvres du lithographe Antoine Louis Roussin *. Ce dernier nous a laissé un certain nombre d’images sur La Réunion. Sinama s’inspira de ces clichés et en utilisant l’encre de chine les couchent sur papier Canson, de ce résultat, il constituait sa reproduction personnelle.

 

 Je faisais par la suite la rencontre de deux autres artistes-peintres par le biais d’une exposition sur le terre-plein de la  mairie de Saint-Louis. Ils s’agissent de Claude Bègue et de Tristan Hoarau. Tous les deux me questionnaient sur le traitïsme, et je me souvenais d’avoir écrit ce nom au dos de mes toiles ou dans le certificat d’originalité et d’authenticité. Mais ce qui ne pouvait pas être cachés c’étaient les traits sur les tableaux, si on reprend les thermes de Céline Flécheux, (certains sont capables de reconnaître des artistes uniquement par leur style quand manque la signature, tel l’expert-historien).

 

 Claude Bègue, Tristan Hoarau et Marius Sinama tombaient d’accord pour s’essayer à ce « mouvement pays » et pourquoi-pas être un co-fondateur de ce mouvement qu’est le traitïsme, disent-ils ?

 

"J’étais prêt à partager avec eux ce mouvement à la condition que leur travail aurait le résultat escompté" !  

 

*Je me suis investie et je me suis inspiré dans le travail d'Antoine Louis Roussin , ce dernier est l'auteur de Souvenirs de l’île Bourbon puis d'un Album de La Réunion dans lequel intervinrent plusieurs grands auteurs de la littérature réunionnaise tels que Louis Héry (Extrait de Wkipédia que je vous propose de lire la biographie d'Antoine Louis Roussin).

 

 

 

 

"Site de la Rivière d'Abord" gouage de Paul Clodel,(~1990) inspirée de la lithographie d'Antoine Louis Roussin

Le pont de la Grande Ravine de Saint-Leu, toile impressionnisme de Paul Clodel,(2010) inspirée de la lithographie d'Antoine Louis Roussin

Le pont de la Petite Ravine, toile impressionnisme de Paul Clodel,(2010) inspirée de la lithographie d'Antoine Louis Roussin  

Les toiles ci-dessus ne sont pas des toiles tratïstes..... 

Avez-vous penser qu'à cette époque que ce mouvement portera ses fruits ?  

J’ai voulu savoir, si au bout de dix passages de traits de couleurs sur la toile et sur plusieurs tableaux existants (peinte dans une technique différente que le traitïsme ), si moi même, je serai un peintre traitïste. Il faut croire au traitïsme et les futurs adeptes du mouvement traitïsme de la Réunion l'ont partiellement crus ! 

C’est vrai qu’au bout d’un certain nombre d’apport de traits sur une même surface, on s’arrête ou on poursuit dans cette voie. Claude Bègue reprend donc ses toiles et le repeint aux traits par-dessus. Souvent et je l’avoue c’est le procédé à faire car imaginer le travail demander pour effectuer une œuvre si je procède par le l’apport du trait directement. Georges Seurat (1859-1891) en fit de même pour ses nombreuses toiles pointillistes. Il est à noter qu’une seule de mes toiles est peinte entièrement aux traits, c’est « les deux musiciens ». Ce dernier m’a demandé, souvenez-vous, d'un travail sur la matière (l’allumette). En peignant la toile directement de façon traditionnelle d’une part, c’est un gain considérable pour la mise en place du tableau et d’autre part, je peux apporter l’épaisseur de la croute de peinture comme je veux, et qui remplacera les allumettes. J’ai conseillé Claude de le faire et il s’en réjouit par l’idée innovatrice du traitïsme

Tristan Hoarau, en me proposa une innovation très intéressante dans le mouvement du traitïsme en peignant des traits dans la peinture fraîche à l’aide du tranchant de son couteau. Ce procéder n’est pas à rejeter car elle facilite le mode de création. Il m’expliqua et je voyais son procéder de technique pictural. Il peint sur la toile sa scène ou son paysage avec son matériel de prédilection le couteau du peintre. Puis avant que la peinture sèche et à l’aide du tranchant du couteau il strie jusqu’à parvenir à des formes de trait en couleur.

Sinama quant à lui me présenta son œuvre, je restais un peu sceptique car bien qu’il utilisait des traits dans sa  peinture il me semblait que ces tableaux peints à l’encre de Chine se rapprochaient plus du pointillisme que du traitïsme. Je fus très dubitatif quant à la suite à donner à sa participation au mouvement traitïste. Il a cependant participé à l’exposition faite en 1997; néanmoins je leur avais fait la promesse de les exposer en 1998, à la seule condition de me produire une douzaine d’œuvres plus ou moins traitïstes …

Ce qui me ravissait, c’était d’être compris des autres artiste-peintres réunionnais. J’avais l’impression maintenant de croire à un début de ‘ mouvement pays’.  Le premier du genre dans mon île, enfin je pense… J’imagine qu’avec des artistes de différents coins de la Réunion et qui ont des talents qui ne sont plus à démontrer, ce rêve pourra se réaliser ?

Les premières oeuvres des nouveaux adeptes du mouvement pictural traitïste de la Réunion:

    

Paul Clodel Cochard, le père fondateur du mouvement pictural traitïste, Le Tampon  Claude Bègue ^

      

Saint-Louis: Marius Sinama                                        Saint-Denis : Tristan Hoarau

 Coupure du Quotidien du 11-06-1997, page 27, n°6323.

 

                                                                La France découvre le traitïsme   

Gallerie Mezz’Art 41, Montluçon

 La France découvre le traitïsme 

Expliquez nous tout en détail cette deuxième exposition en France mais pourquoi est la première en solo ?

                                              

Le fait d'exposer seul et non avec les autres répond par une invitation de l'Ass. Mezz'Art 41 en janvier 1997.

Le départ vers la métropole tant attendu était enfin arrivé. Le temps pour moi de rassembler tous mes bagages et surtout de ne pas oublier mes tableaux de  supports d’allumettes qui ont voyagé avec moi. J’en ai mis qu’une huitaine dans ma valise  et j’ai du expédier les autres par colis chez mon oncle, Jean-Pierre Dijoux, à Montluçon. J’avais comme accompagnateur mon cousin Ludo Bègue. Nous avions pris l’avion le samedi 27 décembre 1997. Il me restait donc peu de temps pour préparer l’exposition de la ville de Montluçon. Heureusement que j’avais l’aide de Ludo, car si nous étions toujours en fêtes nous devions préparer cette expo. Je travaillais tous les jours pour pouvoir assembler les cadres de bois peints de couleur dorée que j’avais fabriqués pour cette occasion. Je voulais obtenir une bonne présentation. Ensuite nous devions Ludo et moi déposer les affiches dans la ville de Montluçon et aussi dans les boites aux lettres.

Le samedi 03 janvier 1998, jour de l’exposition. Elle commença très tôt avec les derniers préparatifs pour le vernissage* du soir. Le matin j’accrochais encore mes peintures. Je suis un maniaque des choses bien faites. J’attache beaucoup d’importance à ce que les objets soient à leur place.  Si par exemple je ne suis pas satisfait, j’aurai l’impression de ne pas être à la hauteur. Cette après midi j’ai emmené le punch et le reste des boissons, avec moi à la galerie, pour être sûr de ne pas les oublier. De même j’avais trouvé les jus un peu juste, aussi j’en rachetais d’autres; qui sait s’il aura du monde !!!

*Le mot vernissage signifie ouverture d’une exposition de tableaux et présentation de la nouvelle collection d’un artiste peintre à son public.

A l’origine le mot vernissage remonte au XIXème siècle, les artistes peintres, de l’époque, avant d’exposer leurs œuvres dans un endroit comme une galerie, vernissaient une dernière fois leurs toiles avant le grand Public. Cette tradition permettait de donner de l’éclat maximal avec du vernis sur l’ensemble de leurs tableaux. L’artiste peintre, TURNER, Joseph Mallord William, avait pris l’habitude de terminer ses toiles après les avoir accrochés pour le vernissage.

Tout comme Turner, je pratique cette opération qui me permet de nettoyer et ainsi de photographier en attendant les visiteurs lors d’une exposition…

Bref, revenons à notre vernissage à la galerie Mezz’Art 41 en plein ville de Montluçon à cent mettre de la gare.                                           

Vers les 18 heures arrivaient les premiers invités, Mr le président de l’association «PÔLE ART» avec son épouse. Puis arrivèrent une trentaine de personnes, ce qui me rassurait. Je prenais la parole pour les remercier de leurs présences.  De même je fus surpris par la présence d’un journaliste et  qui de plus me questionnait, sur mon courant artistique le traitïsme,  mais aussi sur les supports d’allumettes. Il me questionna aussi sur l’authenticité de mon nom : Paul Clodel. Suis-je de la famille de l’écrivain Paul Claudel (1868-1955)  poète et diplomate français? Je lui ai répondu bien sûr que non.  J’aurai préféré être aussi célèbre, mais ce n’est pas le cas.  Je lui ai expliqué que Paul Clodel sont mes prénoms et  je suis fier de me nommer Cochard. Paul Clodel restera mon nom d’artiste. D’ailleurs en parlant des allumettes,  je lui a révélé l’histoire du prénom ‘Clodel’ que ma mère avait lu à ma naissance sur une marque d’allumette…

 Demain dans le journal «La MONTAGNE» sortira l’article. La vente de quatre de mes œuvres se confirmait et j’étais très satisfait de cette exposition dans son ensemble. Le lendemain à la première heure j’achetais le journal.  Ces articles compléteront les autres articles  de  la  métropole. Je  finirai cette exposition en résumant ces  articles  mots  pour  mots :

    Le journal « La Montagne » du samedi 03 / 01/ 1998, titre :

 « Le traitïsme s’expose à Mezz’art.

   Après l’impressionnisme et le pointillisme, Paul Clodel invente le traitïsme . Un nouveau style à découvrir à la galerie  Mezz’art 41, jusqu’au samedi 17 janvier ». 

      L’article référence mes origines, le Tampon et la Réunion et l’origine du mot‘ traitïsme ‘. Ce dernier cite le journal, se rapproche du pointillisme de Georges Seurat.

       La MONTAGNE : «  Le mot traitïsme, tout d’abord est un clin d’œil du jeune peintre à l’art naïf dont il ravit le ï.

   C’est l’hommage au pointillisme de Georges Seurat  dont s’est inspiré l’artiste, dessinateur publicitaire, de formation mais peintre amateur depuis son adolescence. Le ‘ traitïsme’ est enfin un produit d’une technique particulière que Clodel a mis au point en jouant avec des allumettes. A un tournant de son art, le peintre a, en effet, eu l’idée, « pour donner plus de matière et de mouvement  à un trait plat  », de décliner à l’huile, ses sujets, des scènes de la vie réunionnaise principalement, sur fond d’allumettes collées sur des plaques de contre plaqué. On parle d’indolente douceur, d’un mouvement oblique qui revient à l’infini en imprimant une matière chaude et lumineuse aux êtres et aux choses immortalisées ». On parle de même de la géométrisation des formes et de la composition des toiles. Pour en finir sur mes prénoms (Paul  Clodel) qui n’ont pas de familiarité à l’écrivain, mais plutôt la découverte par ma mère de  Clodel sur une boite d’allumettes le jour de ma naissance le vingt avril 1967. Clodel, est le nom d’un fabriquant d’allumettes de l’époque.

      En attendant que l’exposition se terminait, mon oncle Jean-Pierre et moi, nous nous rendions à Vichy. Je trouvais alors une galerie d’expos pour les mois de mai et de juin 1998. Cet endroit situé à l’avenue Aristide Briand était donc la  Galerie d’Orient. Le 22 janvier je quittais la métropole, je gardais donc d’excellents souvenirs de ce voyage.  Mon oncle devait s’occuper de déposer et ramener les toiles à Vichy.

     J’avais exposé ailleurs que dans mon île natale. Pourtant je me sentais plus Réunionnais en France qu’ici. Lors de ce voyage en métropole je me suis fait la réflexion suivante  les artistes n’ont pas leur place dans l’Art à  la Réunion, ou du moins leur notoriété ne sera reconnu qu’après leur mort. Nous sommes mieux reconnus en France, ou en Europe qu’ici. La Réunion est jeune et peut-être novice dans ce domaine artistique. Les réunionnais sont sensibles tout de même aux belles choses; sans pour cela avoir le désir de s’en procurer. L’artiste créole le ressent, mais doit continuer sa recherche sur l’Art. Il nous faut des années, voir même un siècle pour qu’un d’entre nous remplacera un « Antoine Louis Roussin ou un maître »…

      Pour ma part je m’étais promis de retourner un jour en France. Certes,  j’avais de l’ambition mais encore fallait-il avoir les moyens de les réaliser ? Combien me coûterait un tel voyage? Qui pourrait si ce n’était mes propres économies d’ouvrier d’entretien et d’accueil ?

Ces questions me hantaient souvent. Je sais qu’exposer ailleurs qu’ici est du domaine de l’impossible. Il me restait qu’une exposition à faire à Vichy, prévu en mai et juin de cette année 1998. Mon oncle Jean-Pierre, à qui j’ai confié vingt deux tableaux, m’a confirmé par téléphone, que l’expo avait bien  lieu. Il restait à savoir si les habitués de la Galerie d’Orient, qui viennent pour des tapis, trouveront bon compte à se procurer une toile «traitïste». Il est vrai que la vente m’intéressait moins que les articles de journaux, et  notamment celui que je n’ai pas pu avoir de la  « Montagne » qui était paru un dimanche et que ni mon oncle Jean-Pierre, ni les propriétaires de la boutique n’avaient pu garder : les articles sur le traitïsme. 

      Vers la fin juin la galerie m’apprenait qu’elle avait vendu un seul tableau et m’expédia le chèque par la poste. Mon  oncle s’occupa du retour chez lui à Montluçon et ce fut pour  moi la fin de mes expositions sur la  métropole du moins pour cette année 1998.

 

Article du journal "La Montagne"

 

Articles de divers journaux de Montluçon

 

Expo Montluçon

Articles de divers journaux de Montluçon

 

4ème Phase de création

Le traitïsme-cubique-sensoriel : Qu'est-ce ?

       J’avais enfin pu me défaire de ce fameux support traitilliste, à savoir les allumettes. Ces derniers me prenaient trop de temps à la réalisation et diminuaient ma progression artistique. Désormais je suis revenu à la toile traditionnelle de lin enduite et je rajoutais une surcouche de peintures à l’huile. Cette dernière ne peut ressembler aux «couches d'Impressionnisme » ces  empattements si combien nécessaires, par sa rapidité et sa variété, remplaceront mes bûchettes de pin qui seront utilisées plus tard, pour utilisées par la suite,d’autres recherches artistiques…

      Ils pourraient par exemple être employés pour «l’abs-traitïsme». Je préférais utiliser les toiles de lin traditionnels en travaillant beaucoup plus sa matière. Dans le «traitïsme-cubique-sensoriel », dernière phase en cour sur mes recherches artistiques (ma vie ressemble à un laboratoire de forme), j’ai du étudier pour sa réalisation, les techniques et styles employés par les maîtres de la peinture suivants : Georges Seurat (1859-1891)Paul CézannePablo Picasso et Georges de La Tour (sur Wikimedia). Pour commencer je découvre chez Seurat son fameuxdivisionnisme qui m’impressionnait au point de l’utiliser. Je me laissais emporter par son enseignement de décomposer la couleur. Si le point de Seurat m’inspira le trait, ses décompositions m’inspirèrent la géométrisation des formes. Mais cela ne me suffisait pas, car de tempérament plutôt curieux pour l’Art en général, j’étudiais tout les travaux de Paul Cézanne *. J’avais appris de lui beaucoup de chose comme sa méthode de composition par exemple. Il se révélait que cette découverte artistique, en appliquant cette méthode représentait un but d’Art moderne. Dans La Montagne Sainte-Victoire vue de Bellevue (Metropolitan Museum), un tableau du maître on pouvait constater la présence de lignes de décompositions. Pablo Picasso voyait en Paul Cézanne un conseiller ayant une composition qui se rapproche des formes cubiques. De même, Picasso en fait son style et donnera lecubisme. Il s’inspirait de la composition de Cézanne, pour accentuer les lignes invisibles d’une œuvre. Il était bien dommage que les artistes modernes ne se consacrent pas plus à la recherche artistique des maîtres d’hier. Je pense qu’en les étudiant de plus prés, nous apprenons beaucoup plus. Ces  maîtres  picturaux nous ont laissé de véritables études, qui pourront pour l’avenir être indispensables à nos besoins. Quant à moi, j’ai pu tirer la leçon d’un mariage de genres, avec le « traitïsme – cubique - sensoriel ».  Il ne suffit pas seulement d’inventer des mots pour faire vivre cetraitïsme et encore moins, faut-il qu’il soit reconnu comme une technique picturale et non un style de peinture ? La technique permet d’approfondir la recherche artistique et le style à la tendance d’approfondir l’artiste (le style de l’artiste).

Ce qui importait pour le moment c’était l’utilisation de la composition de Seurat et la matière de Cézanne. Il fallait conserver les empilements des petits carrés qui formaient la division du format. Pour moi le format d’un tableau avait sa conséquence artistique. De ce fait, je décidais que le sujet de la toile ne devait pas être simplement un extrait d’une scène que le peintre  réalisait  sans mettre une barrière à son œuvre.

*Paul Cézanne style moderne et technique était avant-gardiste et donc mal compris depuis de nombreuses années. Même ces amis, artistes révolutionnaires de son époque, les impressionnistes, étaient dédaigneux de style progressif de Cézanne et de sa méthode. Après la première exposition impressionniste, Il n’était pas compris des spectateurs et se vu rejeté par ses travaux scientifique sur sa peinture.  Sa composition est controversée selon l’époque. Cézanne travaillait avec des couches épaisses de peinture. Bien qu'il ait été étroitement avec l’impressionniste Camille Pissarro (1830–1903), ce dernier, est influencé par sa technique. Hormis qu’il utilise des scènes en plein air dans sa peinture Cézanne n'était pas un impressionniste. Il était un artiste très moderne qui ne rentre pas dans une catégorie quelconque de style de peinture. Sa théorie picturale a été un précurseur pour les mouvements : fauvisme et lecubisme. Maintenant Cézanne par ses idées modernes de l’art devient pour le traitïsme l’icône incontournable. 

      Dans l’art naïf, le peintre décidait de façon libre de disposer sur le support sans le souci de composition  dans sa peinture.

 Je partageais cet avis avant l’étude des grands maîtres tel que : George Seurat, Paul Cézanne et Pablo Picasso. Je me laissais convaincre à l’idée qu’une toile ayant à sa base une «bonne composition» est une toile dont l’œuvre est riche et elle est intéressante pour l’Art.

Je considérais le format d’un tableau vierge, avec sa belle surface toute blanche. En mathématique, ce dernier pouvait se symboliser en un rectangle (selon le format classique, sinon à un carré, losange ou triangle si les formats sont fantaisistes). Cette figure rectangulaire,  composée de quatre angles droits dont les côtés sont égaux, je  nommes des points : A,B,C,D. Ces derniers constituent le format de la toile (4 F, 4 P ou 4 M par exemple), l’espace est vide et pour le remplir il suffit de placer d’autres points au centre des pointsA et BA et CB et D et C et D. Ayant les points du milieu (E, F,G,H)  il faut tracer des lignes en longueur et en hauteur. En divisant par deux l’horizontal et la verticale on obtenait plusieurs petits rectangles. On pouvait de même continuer à tracer les milieux de ses points ‘E, F, G, H’(voir traitïsme schéma l'hommage à SEURAT de Paul Clodel ) et ainsi parler de mode de division à l’intérieur d’une  figure. Le dessin était tracé sur les lignes de compositions tout en respectant le format de la toile. Je devenais donc dépendant du format à tel point que le dessin épousait les formes qui se rapprochent de Pablo Picasso, c’est à dire, le cubisme. Mais dans le « traitïsme - cubique - sensoriel » il y avait la notion de la sensation que seul le jeu d’ombre et de lumière chère à  De La  Tour peut me procurer. Je notais donc que ma peinture était l’union de styles très différents, et  qui  prend vie grâce  aux traits ; de ce mariage sont nés les œuvres suivantes : « Croque ma pommela liseuse de Clodel*, le portrait de Cézanne*,  le portrait de Picasso*les joueurs de cartes* et les demoiselles de la Réunion* ».

         « Dans le traitïsme-cubique- sensoriel on peut retrouver trois éléments : le trait, le cubisme et la sensation. Ces derniers, constituaient une réunion de genres différents sur une même toile afin de créer un style de peinture. Si le trait reste la clé du mouvement, elle détermine alors la force de l’union des divers styles employés jusqu’ici pour créer cette nouvelle phase artistique. Je continue par peindre la toile normalement puis je pose les traits à l’aide d’un petit pinceau de  façon obliques tout en gardant  le même sens. A la différence du cubisme dans ma nouvelle phase c’est la suppression des contours des personnages par des traits entrecroisés ou hachurés. J’obtiens là un résultat qui se rapproche du traitïsme et reste tout de même impressionniste. Ce qui caractérise  « le traitïsme - cubique - sensoriel » c’est aussi ce jeu d’ombre et de lumière. Ces effets de luminosités apportent la sensation de douceur et immergent mes personnages de lumière. Si j’opte pour leclair-obscur c’est qu’avec l’étude faite du travail de Georges de La Tour  Saint Joseph charpentier, 1643, musée du Louvre, Paris, je peux réunir plus de cinq cents ans d’histoires picturales en  utilisant ma façon de peindre aux traits »…

      Mais ce n’était pas là l’unique raison de mes recherches. Ce qui m’avait poussé à employer le contraste d’ombres et de lumière, c’est ce côté ténébreux qui enferme un corps ou un sujet dans une pièce totalement obscure. Ce qui d’ailleurs le met en valeur par l’éclairage d’objets lumineux comme exemple je cite une bougie, un chandelier, ou un simple feu. Ces effets donnent à mes toiles une plus grande sensation. C’est pour cela que j’ai employé le mot sensoriel.

      

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Nature morte et portraits, toiles traitïstes Cubique Sensoriel de Paul Clodel Cochard, 

 

Le premier salon* du traitïsme

 

Premier Salon traitïsme

  Qu’est-ce qu’un salon en peinture et l’origine du mot ? :

 « La manifestation, orthographiée initialement « Sallon », fut le nom de l'exposition annuelle organisée par l'Académie à partir de 1737,  puisqu'elle eut lieu au « sallon carré du Louvre ; auparavant, cette  manifestation s'appelait « l'exposition » et se tenait depuis 1673 » ou tout simplement un lieu d’exposition d’œuvres d’arts...  

 

Le Premier Salon des traitïstes:

 

Une centaine de toiles sur les cimaises de la salle "Charles  Beaudemoulin" de la ville du Tampon, cinq artistes de la Réunion illustraient bien l’ouverture de mon mouvement le traitïsme. Si pour moi jusqu’ici le traitïsme était l’inspiration de Georges Seurat pour d’autres artistes c’était en phase de devenir un courant artistique et qui de plus prenait sa source à la Réunion.  Les jeunes peintres qui exposaient du 18 au 26 juillet 1998 étaient : « Marius SinamaClaude BègueJimmy MontpréTristan Hoarau et Paul Clodel Cochard. J'étais le principal organisateur de ce salon.» 

 

 Jimmy Montpré est un jeune Tamponnais diplômé en arts plastiques. Pour sa première exposition, il c’était laissé séduire par le mouvement traitïsme. Il réalisait alors une huitaine de tableaux aux traits d’un genre très particulier. Montpré avait la particularité de peindre sur des planches de contre-plaqué en dessinant ses sujets pleins de références à l’Egypte et à la Chine. Il découpe ensuite les fibres du bois avec une lame de cutter en laissant son œuvre en creux. Ce procédé fut jadis employé pour la technique de gravure sur bois; où les traits étaient disposés de manière libre sur toute la surface de la toile. A la différence du traitïsme c’était qu’il n’y avait pas de petits traits de couleurs posés sur son tableau. Les siens étaient en profondeurs et plus larges. Jimmy Montpré apportait sa propre vision artistique, sur une problématique que fût le trait. Il utilisait des grands formats carrés et rectangulaire. Jimmy Montpré  se veut être un artiste avec plein de ressources personnelles et beaucoup d’apports modernes dans sa vision picturale.

 

 Autre artiste que je qualifierai de traitïste, par le geste et par le style (bien sûr je veux dire la technique) c’est bien Claude Bègue. Ce dernier reste fidèle au traitïsme et se fait le défenseur de ses idées. Les Réunionnais et les Français, n’ont jamais voulus jusqu’ici exploiter cette nouvelle technique de peinture qu’est le traitïsme ou letraitillisme. Bègue restait fidèle à son style de peinture réalisme mais cependant respectait les lois communes du mouvement traitïste : Il employait ma technique de traits en oblique sur la droite, allant dans le même sens, afin de respecter l’unité de la toile. J’avais constaté le rendu des toiles de Tristan Hoarau, qui  utilisait le tranchant de son couteau pour en faire des traits. Ces derniers strient la peinture fraîche. Les toiles de Tristan se rapprochent de la phase dite traitilliste, qui était plus proche des impressionnismes. Marius Sinama présentait ses dessins en noir et blanc et à l’encre de Chine. Quant à moi, je présentais au public tamponnais mon triptyque d'un mètre sur deux mètre cinquante et le tout peint sur des allumettes. Le reste des mes tableaux traduisait la volonté d’être le père de ce bébé qu’est le traitïsme, (et si bien sur), si on compare le nombre d’œuvres que j’ai exposés dans cette salle. C’était ma deuxième exposition que je faisais dans ce lieu consacré aux expositions et qui pour nous était devenu la plus belle salle de l’île de la Réunion. Cette dernière ce trouvait à quelques kilomètres de l’atelier. De même, J’avais prie sur moi de mettre des panneaux publicitaire dans toute la ville du Tampon. Ce qui avait un impact direct avec le public. Nous avions comptabilisés plus de cinq cent visiteurs en une semaine d’expo. Aussi les médias nous avaient bien aidés. Tout se déroulait comme j’avais prévu et pourtant j’étais déçu pour la première exposition traitïste.

Premier Salon traitïsme 1

Le "Quotidien" de la Réunion du 18/07/1998 page 8

 

 

Avez-vous trouver, du Clodel, chez ces artistes ?

Certes, je ne m’attendais pas à trouver des copies exactes de mon travail. Mais, à part un ou deux qui avaient bien compris le sens du mouvement, je voulais parler de Claude et de Tristan (ce dernier dans sa technique au couteau) les autres se cherchaient encore.

 

De plus j’étais épuisé par la préparation de cette exposition et par un surcroît de boulot. Mon ex-femme et moi, nous avions divorcé. De toute façon je m’attendais un jour ou l’autre à cela. Quand on se sacrifie quotidiennement à sa passion, la vie de famille prend le large. La peinture est devenue au seuil des années ma seule et unique maîtresse.

 

"Pour peindre l'artiste a besoin d'un équilibre moral. Parfois et dans le contraire la peinture faite dans un contexte de déséquilibrer est techniquement parlant et intéressant. Vivre avec un artiste n’est pas chose fortuite il délaisse la vie conjugale à celui d’aimer sa muse, ici la peinture". (Paul Clodel)

 

Cécile portrait cubes

Comment considérez-vous votre ex-femme, et était-elle une femme d'artiste ?  

  Mon ex-femme n’était pas assez mûre pour comprendre qu’un artiste est différent des autres hommes. Je voulais tant réussir et j’ai payé par cette séparation. Le moment le plus dure pour un père de famille c’était de s’éloigner de sa fille Cécile. Nous étions tous les deux si proche et la pensée de la voire moins souvent me hantait. Aussi j’avais peins une série de portraits sur ma fille comme: "Le portrait de Cécile, Cécile et les chats, le portrait de Cécile en robe noir et Cécile ma fleur des îles" ou encore toile ci-jointe "Cécile dans les cubes". Pendant le divorce je me suis retiré quelques mois du monde de la peinture pour réapparaître en mars 1999. Je m’étais dit qu’il fallait reprendre le chemin des expositions. C’était à Saint-Benoît que j’éveillais à nouveau la voie de ma passion pour l’Art…   

 

Comment à travers la presse ces traitïstes (du mouvement Réunion) étaient vus ?    

  Avec ces artistes amateurs ou non du trait, la presse locale fit de nous des émules à la Réunion. Nous exposions par la suite à l’O.C.B (Office Culturel Bénédictine) du 07 au 29 mai 1999. Tous avaient une attirance pour la reproduction de scènes de la vie réunionnaise, très typiques d’ailleurs comme « le coupeur de canne », « la basse-cour du vieux Paul » avec des poulaillers comme on en trouvait encore vu dans les hauts de l’île. C’était une façon originale de participer à l’entretien de notre patrimoine des gens modestes, à l’heure où le monde moderne avait la tendance de les faire disparaître à la Réunion. L’exposition regroupa les mêmes artistes à l’exception de Jimmy Montpré qui était parti en métropole et le premier à quitter le mouvement pays

 

 Le 2ème salon du traitïsme de Paul Clodel : Votre explication :

 

Portrait de Chirac

Du 03 au 11 juillet 1999, à la salle Charles Beaudemoulin au Tampon. Nous croyions donc à notre mouvement, et je proposais même d’ouvrir les portes à d’autres artistes. J’essayais en vain de garder le point commun continu de ce trait, en fédérant un artiste tel que Maillot. Il était choisi par M. Sinama et n’avait pas les compétences nécessaires pour être un traitïste. Le traitïsme est une technique de traits de couleurs, en obliques ou dans tous les sens, posés les uns contre les autres et en parallèles. Le traitïsme est une façon différente de représenté les images, avec finesse, originalité, tous en jouant sur les formes. Les peintres qui était présents à ce salon, avait ce trait commun, gardant leur style bien sur mais aussi leur mode de support : la toile de lin, support traitïste, et le papier. Claude Bègue peint en traits de couleurs à l’huile sur des toiles, des scènes de la vie locale. Tristan Hoarau utilise toujours son tranchant du couteau pour représenter des traits des paysages de la Réunion.MariusSinama utilise l’encre de Chine pour s’exprimer sur la feuille de papier mais ne respectais déjà plus letraitïsme dans une large partie de son travail. Traits de couleurs ou en noir et blanc certes, mais Elie Maillotquant à lui, nous montrait ces tableaux d’un genre de peinture naïve et n’ayant été peinte aux traits. Le pire c’était que je n’avais pas vu ces toiles avant l’exposition. La raison elle est bien simple, c’était qu’il était de la Possession et j’avais la confiance de Marius. Nous avions par un commun accord acceptés son travail en le plaçant sur un mur avec les œuvres dîtes « collectionneurs ». C’était le dernier courant artistique réunionnais de cette fin de siècle et de millénaire. Nous allions rentrer dans l’année 2000 avec l’idée d’être toujours un mouvement traitïsme

En l’an 2000, j’organisais le 3ème salon du traitïsme au mois de juillet avec une déception dans ce salon. Un des membres ne respectait pas tout à fait notre vision du mouvement: il était vrai que je n’avais pas imposé cette technique aux artistes, les membres qui  composaient ce mouvement restaient tout à fait libres d’y adhérer ou bien d’exposer seul.  Néanmoins  ce  manque d’implication entraîna de lourdes conséquences pour le mouvement plus tard. Je mesurais alors l’importance de faire un manifeste sur ma technique picturale dans les années à venir. Au moment où il me semblerait le plus important de l’histoire du traitïsme.

L’année 2001 commençait très bien pour moi avec le déplacement du Président de la République, Jacques Chirac, dans nôtre île, et à la suite d’un don personnel d’une de mes œuvres  intitulée : « Un cœur pour la France, J. Chirac*». Ce n’était pas là un geste politique mais un pari fait par un ami, Jacques Bougault, ce dernier, me disait d'avoir l’occasion, de discuter avec le Président lors de son séjour à la Réunion, et qu’il cherchait quelque chose d’original, autres que ceux qu’on lui offrait les précédentes fois. En l’entendant je n’y croyais pas ou du moins je restais très étonné et comme il cherchait un cadeau original à offrir au Président Chirac, je  lui  proposais cette toile: "Un coeur pour la France".

En autre, je pensais avoir l’honneur de recevoir dans nôtre livre d’or un écrit du grand homme sur le traitïsme, aussi ma déception fut énorme quant il n’en fut rien : en effet Jacques Chirac étant sous les contrôle de ses officiels et ces derniers assurant sa protection ne voulaient pas qu’il écrive sans avoir lu tout le contenu de notrelivre d'or. Le tableau offert à Jacques Chirac représente ce dernier tenant dans sa main gauche une pomme rouge. Je me suis souvenu de sa campagne présidentielle  en mai 1995 où la pomme était son emblème fétiche. Elle est peinte sur « un support traitilliste» et dans une phase de recherche qu’est le traitïsme-cubique-sensoriel. A l’arrière du portrait du  président, j’ai peins sur un livre l’emblème de la croix de Loraine.

J’avais quand même l’impression d’avoir gagné ce pari car le président garda le tableau. Quelques temps plus tard, il m’envoya une lettre de remerciement pour le portrait que je l’avais offert. Il me semble qu’il ait apprécié ce geste puisqu’il m’écrivait les mots comme : «cher, bien cordialement » et me fait don de sa signature pour couronner le tout. J’avoue n’avoir aucune opinion politique et cela ne viendra influencer la suite de  ma  carrière, mais  cependant j’apprécie la sensibilité d’un homme de pouvoir qu’est le chef de l’Etat. D’ailleurs je me classe dans « le parti de ceux  qui défendront à sa juste valeur le droit à la culture, la liberté de penser des peintres et pour tous ceux qui sont contre ‘‘la discrimination’’.

 Mon véritable parti, c’est l’art de créer et de pouvoir vivre de sa passion librement jusqu’au  bout  de son rêve. L’artiste a toujours fait rêver les hommes, du plus riches au plus pauvres…                                                                                                                                                                                                                                                                          

 Office du Tourisme de Saint-Leu

L'aventure continue pour faire connaître et apprécier au plus large public le traitïsme : Claude BègueTristan HoarauMarius Sinama et moi, du 02 au 30 juin 2001 nous avions exposés de nouveau ensemble à l’Office du Tourisme de Saint-Leu.

C'était la première fois que j’exposais dans l’Ouest de l’île, et j’étais très déçu du résultat. Pourtant ce n’était pas sans faire de la publicité dans toutes les jolies et grandes maisons bourgeoises de Saint-Gilles et de Saint-Leu. Qui plus est le faire tout seul et avec les difficultés qui m' encombraient. J’étais l’organisateur de cette expo et je devais tout assurer. Certes j’admets le fait d’avoir eu un reportage sur R.F.O (Réunion 1ère), et qui de plus était remarquable par la qualité de l’image et des bons commentaires de Rocaya (journaliste et reporter). Mais cela n’avait pas suffis, hélas, pour poussé les gens à venir, en masse, nous voir à l’Office du tourisme de Saint-Leu. Nous exposions à vrai dire nos même tableaux que le 3ème Salon, à mon exception car compte tenu que j’avais plus d’une centaine d’œuvres traitïstes à mon atelier, je pouvais en exposer des nouveaux. En ce qui me concerne, c’était un véritable défi d’exposé en groupe et qui de plus défendait une cause, le traitïsme. Nous voulions prouver à la Réunion que nous pouvions tenter une expérience comme celle-ci, c’est à dire, unmouvement réunionnais (le premier du genre). Loin de penser que le traitïsme limiterait le champ d’action des artistes mais au contraire chacun apportait sa touche personnelle. En réalité chaque artiste gardait sa propre personnalité qu’il avait avant son entrée dans ce mouvement. (J’allais, par la suite, découvrir des surprises que je me doutais déjà !)

 Autres expositions !       

D29 juin au 12 juillet 2001, j’exposais pour la dernière fois en solitaire, puisque nous avions l’intention de monter en 2002, une association de loi 1901. L’idée m’était venue parce que je ne voulais plus être le seul à tout organiser. Mais aussi une association nous permettait d’avoir un statut. De même par la suite de demander des subventions, tant mériter. Je finançais jusqu'à présent, la plus grande partie des expositions et des vernissages.

Je venais, tout juste, faire la connaissance d’une jeune artiste au nom de Nathalie Grondin. Cette dernière était la seule à prendre part de mes préparatifs des prochaines expos. Nous travaillons la plus part du temps jusqu’à minuit et parfois plus, pour se réveiller à 4h 30 du matin. Je rentrais au lycée du Tampon, où je travaillais à 5h 30. Souvent je me posais la question suivante: N’étais-ce pas là, une vie de dingue ? Il fallait bien souvent jongler entre concevoir les expositions et le travail d’O.E.A. Je fus nommé ouvrier d’entretien et d’accueil (O.E.A), sur concours, dans en 1991. C'est un métier qui consiste à mettre de l’ordre dans les classes ou à servir les repas de midi aux élèves. Quoi de plus agréable de travailler auprès d’eux et de jouer son rôle d’éducateur. D’ailleurs, je n’étais pas seulement éducateur de la propreté, puisque j’avais monté un projet dit «d’action éducative au collège l'Oasis au Port en 1994»: j’enseignais l’art mural aux collégiens.

J'avais un emploie du temps bien charger après plus de soixante heures de travail chaque semaine, je trouvais du temps le dimanche pour peindre. Mais, si je voulais me faire connaître absolument, je n’avais pas d'autres choix de travailler en plus. Ce mode de vie (liant travail et passion) est très dur à vivre, et elle datait depuis une décennie.

Nous vivions à la Réunion, comme des précurseurs de l’Art enfin nous le pensions ? Nous vivions aussi tous les grandes difficultés que pouvaient avoir un artiste inconnu. Pouvions-nous vivre uniquement de peinture sans avoir un emploi stable à coté ? La réponse est non, c’est vrai qu’au jour d’aujourd’hui, l’île de la Réunion, connaît une véritable ascension dans la connaissance de l’Art et cela grâce aux nombreuses revues ou livres sur la peinture et sur l'internet. On n’y trouvait aussi une montée des artiste-peintres, certains pouvaient vivre aisément de leurs arts parce qu’ils étaient connus internationalement. Ils profitaient d’un séjour sur l’île pour pouvoir exposés et puis ils allaient cherchés ailleurs en Europe l’argent nécessaire à leur besoin quotidien (subvention d’état ou bourse d’étude…).

A la Réunion les artistes qui vivent de leur peinture sont souvent aidés par des organismes artistiques. Parfois aussi leur soutient financier parvenaient du revenue minimum d’insertion RMI (RSA), et à coté, ils arrivaient tout de même à créer une peinture commerciale. On dit d’eux qu’ils sont des peintres professionnels. D’autres part, ils n’inventaient aucun style de peinture, ni technique, ils se contentaient de reprendre les genres classiques comme : Art Naïf , le Réalisme, le Surréalisme, l’Impressionnisme, l’Expressionnisme, le cubisme (source Wikipédia) et d'autres styles répertoriés. Ces artiste-peintres qui continuaient l’œuvre d’un maître, devenaient à leur tour un adepte d’un Mouvement artistique. Si l'artiste ne se prononce pas pour un courant artistique, son style de peinture est inclassable. Certains allaient faire de l’abstraction (Art abstrait‎) une "distraction de colorie" et se disaient d’être un grand génie pendant une expo de Chevalet 1993, Avirons. Par la suite ils se heurtaient au vrai problème de la peinture et sa composition, ils décidaient alors de fuir la technique ou le style pour revenir à la figuration (Art figuratif).

n disait souvent que tous les techniques de peinture étaient déjà crées, j’ajoutais pour ma part d’avoir de la chance d’en trouver une technique comme le traitïsme qui me laissera le temps pour développer l’Art Réunionnais

Expo St-Leu

Expo St-Leu 1

 

 

2- L'histoire du traitïsme: L'A.P.C. Association Paul Clodel (Seconde partie)

La création de l'association allait, par la suite, modifier le mouvement traitïsme !

 

6ème Salon du traitïsme :

D24 octobre au 02 novembre 2003, nous avions célébré notre 6ème édition du salon des traitïstes, au Tampon. Je reconnais que cette édition, était d’un genre spécial. Tout d’abord elle ne respectait plus la valeur du traitïsme par des éléments qui auraient détournés son thème. Les artistes s’étaient un peu écartés du mouvement et cela devenait même et je ne cache pas les mots une expo artisanale. Aussi lors de ma réélection le09 août 2003, comme Président de l'Ass.Paul Clodel, j’avais décidé de modifier le but de nos statuts et aussi sa durée, en deux ans, puisque je n’avais plus le temps de peindre. Je sacrifiais mon temps mais aussi mon argent pour financer les expos. Etant donné que nous n' avions aucunes subventions, les  cours de dessins du samedi au collège étaient pour les expositions des membres. Nous n' avions que le budget des cours de dessins et peintures des samedis au collège, que j’effectuais et que je remettais la totalité à l’A.P.C. N’étant qu’une jeune association, nous n’avions pas encore droit aux aides ou aux subventions d’Etats. Le plus éprouvant dans cette vie associativec’est que, celui qui travaille le plus mérite moins. Je tenais pour cela  remercier Nathalie Grondin (artiste et membre du bureau) qui à cette époque m’avait beaucoup soutenue dans mes taches associatives. J’avoue que sans son aide, j’aurai  démissionné du poste de Président (bien que ce poste me tienne à cœur et à raison) d’ailleurs l’idée de quitter le domaine de L’Art m’avait bien effleuré l’esprit…

Voir ci-joint le lien : http://asspaulclodel.canalblog.com/archives/2013/06/12/27387626.html

Vers la création du Néo-Traitïsme 

8ème phase de création - le Néo-traitïsme :   

 L’accent était mis dans cette exposition sur le « néo-traitïsme ». Ce dernier se définie par des traits de couleurs, mais, au lieu d’avoir des hachures qui sont réalisées à main levée, il y a plutôt l'apport des bandes de couleurs, à la fois longues et plates, qui forment des traits. De même la composition reste divisionniste et s’approprie d’une composition que j’invente et que je baptise : « le Concavisme* ». (Voir schéma) 

        Ltraitïsme ne peut pas s’arrêter en bout de course, je déduis tant que les artistes seront toujours vivant le mouvement continuera. Je prends l'engagement formel qu'il sera un jour reconnu mais, cela ne dépend guerre de moi ! (Il y a vous public pour en juger et en faire partager ou bien d'en critiquer...).

Avant d’exposer à Montluçon en début 2009, nous décidions, du 12 au 20 juillet 2008 à la salle Rita et Charles Beaudemoulinau TAMPONde faire une exposition évènementielle. Cette dernière avait pour intérêt, d’avertir le public de l’expo Française et de pouvoir collecter sur des ventes d’œuvres des fonds qui nous servirons aux frais du voyage. D’autant plus, que cette année, l’Association Paul Clodel avait reçu des subventions de la Région Réunion et du Département. Aussi, nous avions préparé cette expo intitulée pour la circonstance:« Montluçon'Art » dans de bonnes conditions et  notamment sur le point de la communication. Nous avions publié de la publicité, dans deux journaux majeurs de l’île de la Réunion, dans un but de faire connaître l’existence de cet évènement culturel. Il nous a fallu d'une semaine pour convaincre notre public sudiste de nous aider financièrement pour que ce projet métropolitain puisse se réaliser. Le traitïsme était redevenu la star attendu des nouveaux amateurs et qui après, un excellant reportage sur RFO (Réunion 1ère), sont venus très nombreux nous rendre visite. On apprenait par la suite que ce reportage avait été diffusé sur TF1, puis Antenne Réunion. Pour nous, cette exposition était une grande réussite. Les artistes qui exposaient, sont restés les mêmes, c'est-à-dire : Nathalie Grondin (Cochard), Claude Bègue, Alphonse Nativel et Paul Clodel Cochard. Chacun peignant à sa manière, illustre l’évolution du mouvement artistique réunionnais et qui s’aventure sur des voies différentes. Claude revient peu à peu vers le surréalisme. Nathalie s’engage de plus en plus vers l’impressionnisme. Alphonse garde ses mêmes tableaux, sans n’avoir apporté aucune nouveauté. J’avais exposé une pléiade de peintures dans des styles différents comme: le traitïsme, le néo-traitïsme et le l’abs-traitïsme.

9 ème phase de création - L’abs-traitïsme.

Ce dernier est une phase picturale que j’avais laissée pour mes vieux jours mais j'avais commencé, lors d'une expo en 1992 de le faire connaître. Elle consiste à peindre avec uniquement des formes géométriques abstraites et qui se structurent sur une composition divisionniste.

 Nathalie était celle qui avait plus vendue. Ses toiles apportaient aux regards de son public un certain charme qui parle de leur vécu. S’il fallait apporter son financement serai été dans une peinture dite « commerciale ». J’ai toujours défendu la peinture « alimentaire » car elle permet de faire vivre le peintre. Pour vivre de son art il faut être riche ou bien d’avoir un métier et du temps libre.

Le trois octobre 2008, Nathalie devenait madame Cochard. Elle nous avait aidés par la vente de ses toiles à exposer en janvier 2009, à Montluçon. Bien entendu la subvention de la Région nous avait permis Claude et moi de prendre l’avion. L’exposition et le séjour étaient à la charge de l’association. Nous avions réalisés un vieux rêve, celui d’exposer en métropole et qui plus est à la galerie Mezz’Art 41.

Voir ci-joint le lienhttp://asspaulclodel.canalblog.com/archives/2013/06/15/27436562.html

Exposition en métropole: Montluçon 

Expo à la "Galerie Mezz'Art 41" à Montluçon avec Claude Bègue, en 2009.

 Il faut se dire que les choses ne se sont pas réalisées comme dans mes songes. La galerie Mezz'Art 41 deMontluçon qui est devenue, maintenant, une grande librairie était en plein chantier. Pour le propriétaire les travaux commenceront à la fin de l’expo. En réalité une semaine après le vernissage, la librairie était en chantier. Il y avait une poussière qui montait à la mezzanine, et par la suite, j’avais pris la décision personnelle de tout décrocher et cela, une semaine avant la fin de l'exposition. De bons articles, parlant de nous, parurent dans les journaux. A savoir que: « La Montagne » nous avait propulsé à la deuxième page et à la rubrique « l’image du jour » dusamedi 3 janvier 2009. Ce même journal revient par un article alléchant et qui demande d’être décortiquer :

 

« PEINTURE-  Quatre Réunionnais à la librairie des écoles

 

     « Le traitïsme notre passeport »                       

 

Quatre artistes réunionnais exposent à la librairie des écoles. Le trait est leur marque de fabrique.

 

Par Fabrice Redon du journal la Montagne.

Voir ci-joint le lien http://asspaulclodel.canalblog.com/archives/2013/06/18/27455314.html  

 

L'art fait sa réflexion: le néo-traitïsme de Paul Clodel  

Art et réflexion

"Regard sur le monde" toile néo-traitïste de Paul Clodel Cochard

Je sais, mais je me dis toujours que je suis très pointilleux du regard sur le monde. Je veux dire que je suis sérieux sur presque toutes les choses que j'entreprends. J'aurai voulu que le monde le soit aussi. C'est peut-être mon caractère intérieur, mon moi, que j'extériorise.

C’est peut-être moi ou bien l’autre moi, celui qui tapisse mon esprit, la ruse.

J'avoue avoir la même réaction fasse à mes écrits qui crient sa solitude dans un coin de mon ordi. Comme toi, je rêve de les faire connaitre mais sache et je te rassure, protèges les car d'autres t'approprierons et t'auras pas un rond…

Voir ci-joint le lien http://asspaulclodel.canalblog.com/archives/2013/06/20/27470063.html

 

Atelier Paul Clodel 

Rue Kerveguen

Saint-Philippe Réunion

Laissez moi vos messages pour tous contacts, je vous remercie d'avance

Paul Clodel


Les quatre saisons de la vie d'artiste de Paul Clodel

"Les quatre saisons de la vie d'artiste de Paul Clodel"  

"L'hivers glace mon coeur de sa froideur terrifiante, en attendant que le printemps m'apporte des jours meilleurs. L'été sera me réchauffer de sa chaleur au coeur de mon art à l'automne de ma vie". Paul Clodel Cochard 

Quatre saisons entrent dans la vie de l'artiste peintre Paul Clodel, des saisons qui se suivent mais ne se ressemblent pas aux chronologies d'une vie normale. Des passions naissent à chaque saison. Pourtant nous connaissons le peintre à sa saison d'été qui brille par le soleil de ses toiles et que nous aurons le temps de parcourir, sa vie et ses oeuvres, à travers des questionnaires. Nous serons par la suite à la saison d'automne où les dernières feuilles encore parsemées d'écritures poétiques tomberons pour nous sur des vers que seul l'Ode pourra nous dire son secret. Un hivers qui glace ses pensées philosophiques et c'est à lui, de nous d'écrire ses pensées. A la bonne saison du printemps, nous irons voir ses photos qui projettent un avenir artistique tout en s'inspirant de son quotidien à l'Île de la Réunion.

Paul Clodel

"Paul Clodel créait un mot: le traitïsme afin de rassembler toutes ses phases de créations en une seule famille, le trait". 

Paul Clodel en créant un mouvement artistique à la Réunion, qu'attendez-vous par le traitïsme ? De plus, dans quel but créez-vous le Blog intitulé "Le Traitïsme"? N'est-il pas un peu oser de faire soi-même ses propres articles, surtout que c'est, en général, la presse qui le fait !  Pourquoi utiliser vous tant d'énergies dans l'écriture et qu'attendez-vous de vos lecteurs sur votre blog ? Certes ce dernier a atteint plus de 18 000 personnes sur 15 mois et vous avez plus d'une centaine de messages qui sont partagés sur divers réseaux sociaux. Ces derniers vous ont permis d'exister, virtuellement certes, mais d'être omniprésent sur la toile ! Est-ce que les réseaux vous ont fait sortir de l'ombre de la peinture d'atelier ?

Tous ces questions seront posées à Paul Clodel, le créateur du mouvement Traitïste-Réunion et fondateur du mouvement Néo-Traitïste. Un défi de plus que l'équipe du traitïsme blog (sur CanalBlog) est en mesure de concrétiser. Un challenge de plus, pour un jeu de questions et de réponses auquel répondra tout simplement Paul Clodel Cochard le président de l'Ass.Paul Clodel.

 Qui est Paul Clodel ?

Paul Clodel

De son vrai nom Paul Clodel Cochard

Né le vingt avril 1967 au Tampon dans une île de l'Océan Indien (La Réunion) de père et mère réunionnais. En 1983 Paul Clodel entre en section de dessinateur en publicité au lycée de Saint-Pierre. En 1985, il eut un coup de pouce de son professeur de dessin d'art naïf, André Oudet, pour la réalisation de cinq de ses premières gouaches en l'édition de cartes postales. Il entame ensuite des études d'Arts Appliqués au lycée du Tampon (Roland Garros). Puis une formation de peintre en lettre et dessinateur mural au Lycée de Saint-Louis. En 1989, il expose pour la première fois à la galerie du syndicat d'initiative de Saint-Pierre, rue Archambaud, sous le pseudonyme de "Paul Clodel C.". Il expose des cases créoles, des scènes de vies et des paysages de La Réunion. Le succès de ses ventes de tableaux lui fit rejoindre le chemin des expositions. Il expose le plus souvent dans le Sud de l'île et signe par la suite "Paul Clodel" pour qu'il n'y ait aucun lien de parenté avec l'écrivain et poète "Claudel". En 1994, il fait une rencontre avec un écrivain réunionnais qui changea sa façon de peindre et créa le traitillisme. En 1995, il fit une expo qui attira la presse locale car l'exposition mettait en valeur sa nouvelle technique de peinture, le traitillisme. Par la suite Paul Clodel abrège le nom "traitillisme" en un nom plus court et plus moderne devenant le "traitïsme". Le mot "traitïsme" est un clin d'œil à l'art naïf, dont il ravit le "ï. En 1998 le traitïsme devient un mouvement réunionnais et compte aujourd'hui des adeptes (C. Bègue, N. Cochard) qui en font partis. En 2011, il s'oriente vers le néo-traitïsme (le trait devient une bande colorée de différentes couleurs et qui sont juxtaposées et courbées). Ayant trouvé son style et technique de peinture il signe désormais: Paul Clodel Cochard

Sa vie ses oeuvres ?

Tout d'abords cette première question : le choix d'un nom d'artiste, pourquoi avoir choisi de s'appeler « Paul Clodel » ?

 

 "Clodel (1) c'est mon deuxième prénom et ma mère l'a découvert sur une boite d'allumettes. Mon père s'appel Paul et il fallait trouver un prénom usuel à la maison, pour nous différencier l'un de l'autre. Le choix d'un nom d'artiste est simple, cela remonte depuis mes études de dessinateurs publicités et à la rencontre au CDI de l'auteur, bien sur en lecture, de Paul Claudel ( le dramaturge, poète, essayiste et diplomate français, né le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère dans l'Aisne et mort le 23 février 1955 à Paris. Il fut membre de l'Académie française). Certes je ne vais pas me mesurer à ce grand écrivain, sauf que mes prénoms parlent ! Autrement dit j'avais en Paul Clodel C. une première signature d'artiste. Les journalistes m'ont baptisés « Paul Clodel », je n'ai fais que suivre le reste".

 

Votre première saison commence c'est l'été et nous allons faire la lumière sur votre vie d'artiste. Que représente pour vous cette saison? 

"L'été est le soleil qui entre et éclaire ma peinture".

Paul Clodel, racontez nous votre véritable passion et à quelle période est- elle apparue dans votre vie ?

Collège de Terrain Fleury en 1982 à 1983


"Je ne vous cache pas que ma passion est la peinture. Ma vraie passion qui se dessinait à l'époque du collège. J'aime le dessin et le monde de la couleur. En 1982, mon professeur d’art plastique, Madame Rocjoffre, m'enseignait l'art en quatrième et cela m'a séduit. D'autant que je la trouvais aussi belle qu’elle était passionnée par son art. J’avais hélas que deux heures hebdomadaires de cours et d’activités artistiques. Si on aime ce genre de cours (le dessin), pour moi c'était un peu juste, une heure de pratique. Je faisais parti de ces artistes en herbe, enfin je croyais, car c’était à la maison que je continuais à exercer cette belle passion. Je l'a pratiquais durant mes vacances de janvier 1983. Je m'entraînais à faire durer le plaisir de peindre et de dessiner. J’espérais dés la prochaine rentrée scolaire de se faire remarquer par ma prof de dessin, afin de poursuivre ma passion.

Un matin, je décidais de me consacrer à peindre une toile. Quand on baigne dans un milieu modeste on ne fait aucune différence entre une toile de lin et un papier blanc collé sur un calendrier. Le résultat de vouloir peindre comptait plus pour moi. J'étais encore un néophyte dans ce domaine artistique. J’avais aucune études et ni d’expérience dans ce monde d’artiste-peintre. J’utilisais quatre couleurs : du vert, du bleu, du rouge et du noir. Je me contentais des vieux tubes de gouaches que mes sœurs avaient entreposés sur un coin de leur bureau de contre-plaqué. Je voulais représenter un port avec des barques noires sur une mer bleutée. Je rajoutais du vert aux montagnes et j’étais si fier de ma journée. J’avais peins un monde qui me ressembler avec cette pointe de naïveté. Mais je me dis qu’à l’âge de quatorze ans on ne maîtrise encore rien dans le domaine artistique. J’aimais faire du beau avec du laid, c’était du moins ce que je pensais. Je ramassais mes croquis et je bossais plus mon dessin. Je dessinais tous ce que je voyais et j’aimais peindre des objets. J’aime tous les choses qui touchent à mon patrimoine réunionnais; d'ailleurs j’apporte beaucoup d’attention à cette culture réunionnaise. Le passé contribue pour moi un savoir et me permet de mieux me positionner dans le monde réel d'aujourd’hui ! "  

 

On imagine que votre philosophie est de peindre et que c'est, chez vous, une conception artistique et peut-être même devenir votre vraie passion. Pouvez-vous nous raconter votre cursus scolaire après la troisième ?

 "J’ai donc pris l’engagement après obtention de mon brevet des collèges de suivre une formation en deux années, en cycle cours, en dessinateur publicitaire. Je devais pour cela quitter ma ville natale, le Tampon, pour celle de Saint-Pierre. Cette préparation aboutie à un certificat d’aptitude après la troisième de dessinateur en session publicitaire. Je devais m'appliquer dans les vacances d’août 1983 à dessiner et de peindre tout ce que je voyais, si je voulais être à la hauteur de cette session. Je ne savais pas mais pour moi, ma voie se situait dans ce domaine. Je ne voyais aucun avenir sans l'art.     

Étant un voyageur dans ma tête d'artiste, je m'imagine en écoutant la voie de l'art, avec un grand 'A' de vivre et de partager sa digne passion".

 
 L’école de dessinateur publicitaire, 1983 à 1986


La classe de dessinateur en publicité de gauche en haut vers la droite: Cécile,Sophie, Sully, Didier,Françoise, Gladys, Paul Clodel et Cyril. 

En bas de gauche à droite: Mariotte, Cécile M., Sylvianne, et Nathalie.  

"Notre professeur principal, André Oudet, cassait sa craie en deux, afin de tout écrire les noms de ses confrères au tableau. Nous apprenions sa composition mais aussi la quinzaine d’élèves que composait cette nouvelle section publicitaire à la Réunion, au Lycée professionnel de Saint-Pierre. Aussi, nous devions nous compléter avec la section de dessinateur mécanique pour pouvoir suivre les cours d'enseignements généraux.  Mr André Oudet nous accueillait dans une classe flambant neuve où le parquet était encore brillant. Une main droite sur un tableau qui écrivait son nom et l’autre qui caressait l’épineuse barbe noire. Il jugeait par la peinture et le dessin. Je voyais en lui la vision d’un grand maître de l'art et si j'en juge par sa barbe. Avec un timbre de voix qui nous rappel au silence, il pratiquait l’appel pour mètre un nom sur nos visages. Ce fut pour moi cette occasion de connaître le patronyme de mes nouveaux amis artistes. La liste n’était pas longue, quant il s’agissait d’une quinzaine d’élèves. J’avais choisi ma place en fonction d’un ancien camarade de collège, André Baret, ce dernier avait fait comme moi le choix de cette nouvelle section publicitaire. D'ailleurs l'unique puisqu'elle n'existait depuis un an. Nous étions, la seconde session de dessinateur et la première était des élèves déjà plus décontractés que nous étions nous paraissons à cette époque."

 

Souvenez-vous de vos enseignants, qui étaient -ils ? 

André Oudet

" André Oudet, Alfredo Decampos, Sonny Rolin et Gérard Piednoir étaient nos professeurs d'enseignement du dessin et peinture.

<Oeuvres d'André Oudet (1942-1999), peintre comtois.

André Oudet nous promettais de passer une année en sa compagnie, sa dernière, rajouta t-il avec une pointe de regret dans la voix. Il nous disait qu’il rentrerait chez lui l’année prochaine, en France, dans sa Jura. Il nous étalait en quelques mots sa palette de bon professeur. Tout semblait pour moi d'être une bonne cuisine auquel mijoté de belles choses. Son amour pour l’Art naïf s’agrandissait à chaque parole qu'il citait. Il était de celui à qui la peinture avait pris possession de l'âme. La démarche artistique d’André Oudet était l’Art naïf stylisé à l’art de  la décoration, il avait selon lui pris des années pour l’affirmer. Oudet jurait par un style de peinture naïve et se mélangeant à la décoration, certes, mais d'après une de ses photos, qu'il nous montrait fièrement, nous découvrions une vague d’idées cubismes. J'entends par là qu'il n'était pas un cubiste comme le style cubique de  Pablo Picasso mais par la découpe et le croisement de ses couleurs. En effet ses lignes de couleurs épousent une large partie du tableau. Les lignes imbriques la forme de sa voisine et changes la couleur initiale de la nature. Autrement dit, il y a présence de courbes de lumière qui donne un style à part dans ses œuvres. Il nous restait à prendre de la graine par la suite à en devenir un peintre. Ce fut ce mot peintre qui m’intéressait le plus dans cette session artistique. André Oudet, nous rassurait qu’il aura un enseignement très lent et très dur, afin de nous initier à l'art en général. C'était un peu surprenant d'entendre cet argument, venant là d'un peintre et non d'un professeur de dessinateur publicitaire. Nous devons par la suite de notre carrière épouser le domaine de la publicité. J’avais une crainte que cette section étant nouvelle ne déboucherait sur un emploi en outre sur le Sud de l’île. Les grandes sociétés auxquels nous pouvions travailler par la suite se trouve à Saint-Denis le chef-lieu. Je me rassurais par l’évidence que la Réunion étant petite je pourrai me déplacer. Mais ce problème allait m'intéresser seulement dans une duré de deux ans, je n’allais pas me décourager de si peu. Il est vrai que notre but s’est de travailler un jour ou l’autre pour continuer à vivre. L’important c’était de me former, le reste n’était que littérature.

     De jour en jour nous découvrions les autres professeurs des matières générales à ceux des matières artistiques. Alfredo Décampos était des leurs. Il était notre second professeur de dessin. Ce dernier est originaire du Portugal, il avait suivi ses cours de beaux arts en métropole. Nous étions ainsi ses premiers élèves dans l’enseignement publique. Nous devions passer en sa compagnie plus de quinze heures de cours de dessin hebdomadaire. Decampos continuait et prolongeait, avec nous, ses études de Beaux Arts et cela ne nous dérangeaient pas du tout car le plaisir était si bien partagé. D'autant plus que ce fut là un réel enrichissement personnel. Il avait aussi le privilège de nous inculquer la leçon de l’Histoire de l’Art. Sans Alfredo Décampos nous n’avions pas eu la connaissance de ce qui était l’Art Gothique. Selon lui nous apprenions que le gothique marque le début d’une néo période de l’histoire de l’art. Le gothique était la césure entre le Moyen-âge et la Renaissance. Elle était les débuts de la peinture profane. Si ici il avait voulu faire part à l’idée d’opposé à la religion, le mot profane pour moi voulait dire ignorant. Je découvrais un nouveau monde et un enrichissement artistique à la fois.A travers son enseignement pour l’Histoire de l’Art, Decampos nous faisait tout doucement entré dans l’histoire des peintres comme Giotto, de Duccio, de Simone Martini ou de Fra Angélico, tous avaient un de ces points communs, maîtres de Florence et de Sienne. En l’espace de deux petites heures par semaine nous remontions le temps pour nous retrouver en 1300 ans vers les portes de l’art du XIVème et XVème siècles. Dans sa démarche de nous initiés à ses connaissances nous compatissons à son bonheur de nous informé. Il exaltait avec une certaine émotion un enseignement de haute qualité, pour lequel la publicité enviée. Nous voulions savoir plus et il nous parle de la Pré renaissance, la peinture européenne au XVème siècle de Masaccio à Jérôme Bosch. Il nous expliquait l’importance durant cette période dite « la Pré renaissance », pour la première fois dans l’histoire de l’art occidental, la peinture prend une importance prédominante, si on compare les autres styles de peintures. Le tableau ne se contente plus d’être admiré par le spectateur. Elle s’enrichies par des lignes de perspectives et des proportions. Aux quels s'ajouteront la conception du portrait qui porterons les ressemblances de l’individu. La plus grande innovation de cette époque restera les paysages. Ceci avait valu à la peinture de chevalet hollandaise un grand épanouissement périodique. Les frères Van Eyck, Rogier van der Weyden et Hugo van der Goes l’avaient tous bénéficié. Le peintre Jérôme Bosch inventait le monde du fantastique.

       Les semaines filaient à vives allures et nous nous apprenions à nous connaître les uns et les autres. Decampos nous enseignait le dessin à vue. Nous nous dispersions autour d’un champ visuel et sur notre chevalet, un papier dessin, auquel nous retracions l’objet. Nous essayions de respecter au mieu l’échelle en le dessinant. Pour ce fait, il nous conseillait d’utiliser le crayon noir HB. Nous devions portés le crayon en le présentant d’une manière verticale pour mesurer la distance. Je clignais légèrement l’œil droit et à l’aide de mes doigts je marquais la distance entre les objets. Ces derniers étaient le plus souvent des vieux pots de peintures ou des drapés. Compte tenu de la difficulté retrouvée dans le drapé, je doublais de vigilance par la suite à venir dans le dessin. Decampos nous disait, avec une certaine répétition dans la voix, qu’il fallait penser toujours aux dessins à vue. Il est la clé d’une réussite si nous devenons des dessinateurs. J’apprenais à dessiner d’heure en heure et de jour en jour.
      Nous avions un troisième professeur d’art technique, Gérard Piednoir*. Ce dernier quittait chaque samedi sa ville de Saint-Denis, située au nord de l’île pour nous enseigner le graphisme et le concept publicitaire. Piednoir nous confessait un monde très technique que seul les imprimeurs et les professionnels avaient la connaissance. Il nous apprenait les premiers caractères typographiques que Gutenberg avait le secret de l'imprimerie. C’était le seul qui nous éloignait de notre passion pour l’art et portant le seul qui était logique avec notre futur métier de dessinateur publicitaire. Nous étions venus pour apprendre à dessiner et à peindre, la technicité nous importait peu, certes, il fallait la connaître, un point c'est tout. Par contre j’étais surpris de savoir la technique de l'impression. Nous découvrons alors le domaine de l’imprimerie. Nous apprenons le mode de repère de pages en superposant des croix de couleurs (le bleu, le jaune et le rouge). Afin de faire correspondre les différentes couleurs sélectionnées pour l'impression. De même, nous apprenons les différentes façons d’impressions : l’offset, impression par report sur caoutchouc. La gravure sur des plaques de zinc ou la gravure sur bois. La sérigraphie consiste à poser des couleurs sur le papier ou le tissu par film obtenu par un banc de reproduction.
      Au fur et à mesure que notre arbre de connaissance grandissait, elle était comparable à celle de l’arbre de vie et je devenais plus vieux d’une année. André Oudet allait nous quitter pour sa mutation vers la métropole. Il nous avait appris durant toute une année scolaire le maniement d’un art dit naïf que, selon Decampos, avait été le style du Douanier Rousseau. Nous regrettons son départ et il nous avait promis une chose, c’est de nous faire imprimer une œuvre peinte par nous même. Quatre artistes de la première année avaient eu la chance de voir leur tableau se transformer en lithographie. Il s’agissait de Courtois, Mussard, Hoareau et de K’irbydi. Nous avions eu la chance d’être édité en cette année 1985 par l’édition F.I.T.

Souvenez vous de votre première peinture en classe de dessinateur ?

Cuite de géranium, 1984 avec André Oudet

Bien sur et toujours, ce fut "la cuite de géranium". Cette dernière avait les mains et le dessin d'André Oudet dessus. Il m'avait aidé à concrétiser une gouache qui n'était donc ma joie de l'avoir conçu à deux. Puis j'ai donc peins "la cuisine en tôle", "la case en bardeaux", "la gendarmerie à la Réunion" et "le FAZOI" et j'avais moi aussi cette chance d'être édité par FIT.

J'avais reçu à dix huit ans mon premier cachet de droit d’auteur, soit un montant de "2500 francs" (~262 €). Ce fut une aubaine pour moi qui recevait une petite bourse de lycéen. Je comptais avec cette argent de passer mon permis et je l’ai réalisais. Pour moi ma majorité était synonyme de liberté. Je sortais les samedis et cela ne m’empêchais pas de travailler durement ma passion. Je ne m’attachais pas d’importance aux sentiments d’autrui. Quant à l’âme sœur, ma timidité m’empêcher de vivre ma sexualité. Je réservais une grande place à l’art. Ce fut-elle mon premier grand amour."

Racontez nous votre temps libre ? 

     "Les vacances ! Je passais mon temps à dessiner et à peindre. J’avais commencé à peindre des paysages à la gouache. Je me souviens d’une de mes premières peintures intitulée « la cascade bleue ». Je couchais sur une feuille de Casson, un paysage typique de la Réunion. Une cascade d’un bleu du ciel était le sujet de l’œuvre. Elle ruisselait prenant sa source dans les montagnes. La cascade sortait de la feuille comme une forme d’entonnoir. J’ajoutais des rochers en formes de dragées ce qui rendait à cette toile un goût naïf. Un bananier se trouvait sur sa rive droite. A travers ses racines, elle buvait  l’eau limpide des collines. Ce bananier donnait vie à un régime de banane. Ce dernier se mûrissait paisiblement au soleil. On aurait cru entendre la chute d’eau à travers les traits qui soulignaient les contours des rochers. Parfois j’introduisais des branches de bois morts qui se fixaient à une embouchure. Des songes d’eau se mêlaient par-ci par-là tandis qu’un  «choca » finissait sa vie en bas de page.
     Les jours vacants semblaient devenir plus paisibles avec la tache qui m’était imposée. J’avais le choix de me reposer ou bien de sortir. J’utilisais ces moments à me perfectionner. Je peignais d’autres scène locale, tel que la savate sous le papayer, où  je l’achevais au crayon de couleur. L’utilisation de crayons gras me permettait d’employer d’autres outils. Je voulais me perfectionner sur les couleurs mais aussi sur les techniques à employer. Je progressais et cela avait été un qu’un signe positif dans ma jeunesse d’artiste-peintre. J’avais un rêve c’est de devenir ce dernier.
      La rentrée 1985 / 1986, m’ouvrait ses bras et en deuxième année, nous étions devenus les grands. Nous faisions la connaissance des élèves de la première année. Je reconnais un seul qui venait de notre ancien collège de Terrain Fleury, Charly Lesquelin. Comme nous ils étaient perdus dans ce lycée professionnel de Saint-Pierre. Comme nous ils aimaient le dessin.
     < Le départ d’Oudet nous avait laissé un peu sans voix. Nous le voyons encore assis à son bureau et caresser sa barbe grise. Il était reparti chez lui dans sa Jura enseigné à d’autre petit z’Oudette. A la Réunion nous prononçons le « et » d’Oudet en « ette ». L’exemple le plus concret est le nom Payet prononcé « Payette ». André Oudet était remplacé par monsieur Sonny Rollin. Les autres professeurs s’étaient fidélisés à notre session. Cette année était décisif pour l’obtention de notre certificat professionnel. J’étais conscient que cette année scolaire était difficile. De plus je n’avais pas droit à l’erreur. Je m’accrochais tant bien que mal et je faisais de jour en jour des progrès. Je me perfectionnais dans le dessin et dans la composition. J’avais une grande compassion pour l’histoire de l’Art, surtout pour la période impressionniste. Ce mouvement culturel né dans la seconde moitié du XIXème siècle est marqué par une grande diversité de tendances stylistiques. Elle se caractérise par les impressions. Impression de lumière que partage l’artiste par une spontanéité des touches de peintures déposées les unes sur les autres sur la toile. Manet, Monet, Renoir, Pissarro et Sisley étaient devenus des impressionnistes. Ils se libèrent de principes démodés. Ils définissent eux-mêmes la forme et le sujet de leur œuvre. Ils se libèrent des écoles de peintures traditionnelles. Ces impressionnistes peignaient en toute liberté ce qu’ils voulaient et comme ils voulaient…

   En fin d’année scolaire, j’avais une certaine réticence pour affronter ce diplôme de dessinateur publicitaire. Je poussais un cri de joie en voyant mon nom s’afficher sur le tableau des résultats. Par la suite j’ai suivi une première adaptation en première A3, au lycée Rolland Garros. A la fin de la première j’avais pris la décision de suivre un stage de peintre en lettre au lycée de Saint-Louis. C’était qu’un stage de formation d’une année qui nous emmenait à la porte des lycées."      

      

           Classe DP St-Pierre

            Sortie de classe des dessinateurs en publicité à Mafate, Marla, en 1985. 

En haut de gauche à droite:
Rollin( prof de dessin),Cécile, *Gérard Piednoir* (prof), Ariel, Cyril, Paul ClodelLesquelin Charly, Gladys, Didier, Maryline, André.
En bas assis à gauche à droite:
Mariotte, Joëlle, Sylvianne, Nathalie, Françoise, et Alfredo Decampos (prof de dessin)
 

*Gérard Piednoir (mort en 2012 d'une crise cardiaque) n'était autre que le créateur de logo de la compagnie imaginée par René Micaud et aujourd'hui rayée du ciel : AOM pour Air Outre Mer ne vous disent sans doute rien ?

Sur la voie de la vie active, quel métier aviez-vous exercer ? Racontez nous votre parcourt artistique au début de votre carrière ?


 " En 1986, je travaillais pour la première fois dans une fabrique de meubles à Saint-Pierre de la Réunion (qui s’appelait : SOREMA). J’étais donc embauché comme peintre en lettre et décorateur en publicité. Je me rappel surtout, de m’y rendre chaque matin, à pied au travail d'où j'habitais à la ville du Tampon. Je marchais alors, plus d’une demi-heure et après avoir pris un taxi qui me transportait à la ville voisine (Saint-Pierre) je continuais ma marche jusqu’au boulot. Mon travail consistait à peindre des panneaux ou des banderoles publicitaires, pour des promotions du magasin de meuble réunionnais. Le combe restait à vaincre la chaleur car j’étais exposé à trente centimètre de la tôle (ce qui me servait de plafond à mon abri de fortune). Mes problèmes de locomotions matinales s’estompèrent lors de l'achat de ma toute première voiture. Cette dernière était une petite 104, toute blanche qui allait de même me changer la vie.
Je m’habituais à mon emploi, mais au bout d’une année passée au sein de cet établissement, le patron m'avait licencié. Ce dernier justifiait le motif économique de son entreprise. A ce moment précis de ma vie, je m’étais résigné mais pensant tout de même que j'aurai aimé éviter un licenciement. D'ailleurs je m'étais dit, tant que je n’aurai pas effectué mon service national, je ne serai pas tranquille. J’ai donc fait appel auprès de mon régiment à Saint-Denis.


Quelques mois plus tard, je me retrouvais à Laon-Couvron pour y passer onze mois de ma vie. Étant, par la distance, France-Réunion, séparer de ma famille, je devais m'assurer. A l'armée de terre, j'ai été reçu à un examen de dessinateur et maquettiste au sein du BPSR. (Bureau Pour Se Reposer). Cet avantage fut pour moi un inconvénient car je n’ai pas obtenu l’intégration aux pelletons d’élèves gradés. Il fallait donc trouver un remplaçant et il n'y avait aucun candidat qui avait postulé. J’ai donc terminé mon service comme première classe et j’en suis peu fier du service. J’avais profité de ce voyage pour visiter la famille à Montluçon et à Cournon-D’Auvergne mais aussi de pouvoir visiter les grands musées d’Arts de Paris et France. Le Louvre et d’Orsay, m’avaient beaucoup plus et ils avaient réveillés mon goût pour la peinture. Je n’imaginais pas qu'une œuvre d’Eugène Delacroix était aussi gigantesque. Ces tableaux étaient accrochés aux sols et aux plafonds et je pouvais mieux les observés avec du recul. Tous les détails qui faisaient tant vivre ces toiles m'avaient impressionnés. Plus loin, dans une autre salle, tous les impressionnistes étaient présents: Monet, Manet, Renoir, Degas et les autres vivaient à travers mes yeux écarquillés. Je jubilais de bonheur de voir leurs œuvres. J’avais compris que ce jour était le révélateur de ma future passion, c'est-à-dire, la peinture. Qu’importe ce qu’il arrivera demain, ce qui c’était passé dans ces musées aura peut-être été considérer comme le futur prêtre qui reçoit le Saint Sacrement ou l’ordination.


De retour à ma caserne, à Laon-Couvron, je me suis mis s’en attendre aux dessins et j’avais remarqué les difficultés d'exercer ce métier. Depuis ma sortie du lycée je n’ai peint que six gouaches et j’avais proposé à l’édition FIT à Saint-Denis pour éditer, en 1985, en cartes postales.


A la fin de mon service militaire et au bout de onze mois de séparation, j'avais hâte de retrouver mes parents et mes amis Réunionnais. Quelle fut ma joie de retrouver mon île de la Réunion toute ensoleillée ! Quelle fut aussi ma satisfaction de retrouver ma maison ! J’avais pris une année de plus et une certaine maturité d’esprit. D'ailleurs, je voulais rattraper le temps perdu. "Le temps est une chose qu’on a beau courir derrière, (disait mon père à cette année 1988) et qui ne se rattrape jamais".
 Je dirai que ma carrière commence en fin d'année 1988 et début 1989 car j'avais repris la peinture.  La question que je me pose: Aurai-je continué à peindre, si la peinture, d'elle même, m’avait abandonné ?" 

Comme il fallait chercher du travail et s'inscrire à nouveau comme demandeur d'emploi, j'entamais sérieusement (chez mes parents) une série de peinture qui me permettait de me remettre dans le métier. Cette série était consacrée aux cases créoles de la Réunion. A vrai dire, mes premières gouaches sur papier Canson n'étaient plus qu'un travail d’illustrateur que celui d'un peintre. Je peignais sans me soucier de quoi que se soit et d'une ultime passion. Certes, j’allais chercher du travail mais en 1989 l’annonce de la guerre du Golf n'encourageait très peu les patrons à embaucher.

 

Eoctobre et en décembre 1989, je me lançais dans une exposition au syndicat d’initiative de Saint-Pierre (en face du tribunal) et dans le hall de l’hôpital de Tampon et de Saint-Pierre. Ces premières initiatives, sous le pseudonyme de "Paul Clodel C." (ma première signature que j’avais choisie pour me faire connaître des réunionnais) allaient de ce fait lancer ma carrière artistique".

 Quel style de peinture avez-vous présenter aux publics réunionnais ?

"Jétais résolument tourné vers le figuratif. Je présentais des cases créoles de la Réunion et avec la passion de l'histoire architecturale qui m'inspire. Quelques véhémentes touches de couleurs pures et criardes exprimaient cette volonté assurément descriptive. Tout bien, je restais un fidèle à la transcription du monde extérieur en apportant une touche personnelle, tel qu’un personnage peint dans un style purement naïf. Ce qui témoignait l’enseignement d’André Oudet au lycée. Je voulais, de cette exposition, retenir le passé de la belle époque et du début du siècle de mon île. L’utilisation de la gouache et du crayon de couleur (dans ces expositions) montraient, certes, mes moyens modestes et la difficulté d'un jeune artiste à subvenir dans ce domaine réserver le plus souvent aux riches et aux élites"

 A l'ombre de votre peinture, aviez-vous à pareil époque, une vie sentimentale ?  

"En revanche, si j'aime parler de ma passion, je n'aime pas parler de ma vie sentimentale. Je laisse le public à en découvrir. Pourtant j’en avais une et la fin de l’année 1989 qui allait sans doute changer ma vie. Je ne désire pas m’attarder sur mes fiançailles et l’année d’après mon premier mariage avec une certaine Frédérique C. Je trouve que cette époque était pour moi une erreur de jeunesse et le pourquoi du comment je ne désire pas savoir. Cette expérience m’avait permise de me trouver du travail stable et même si la première exposition, de cette même année, m’avait permise de me faire connaître, elle ne suffisait pas pour faire vivre un ménage".

Parlez-nous de votre travail, avait-il une relation avec la peinture ? 

"Au début de l’année 1990, j'ai eu cette chance de me faire employer chez "Chane-Hive S.A", l’unique représentant des boissons "Orangina et Pepsi"à la Réunion. Mon travail consistait de peindre et de représenter, sur les murs des boutiques créoles et des magasins de la Réunion, leurs enseignes. Je devais, pour ce faire, parcourir toute l’île (de long en large) et de même en tous temps (pluie, soleil et vent). Mais au bout du sixième mois d'activité, j'eu une chance inouïe. Cette dernière était un contrat de dix mois au Rectorat de la Réunion. Je devais remplacer un fonctionnaire, en congé de longue maladie, à l’université de Saint-Denis.

En 1991, après deux mois de chômage je passais un concours d’Ouvrierd’Entretien et d’Accueil (O.E.A) et je l'obtenais du premier coup, avec comme note 19,90/20. Je fus par la suite, en août, affecté au collège "L'Oasis" du Port".

Aviez-vous exposer en cette période de reprise et de changement d'activité? 

"Du 29 décembre 1991 au 05 janvier 1992, j’expose à nouveau au syndicat d’initiative de la rue Archambaud, à Saint-Pierre. Les journalistes de la presse écrite ne se sont déplacés, à l’exception, de la télévision locale et pas le moindre, car il s’agissait de R.F.O (Réunion 1ère). Le reportage était passé en fin d’actualité et les images prises de l'exposition allaient me faire sortir de l'ombre  à celui de la lumière. Je me souviens d'avoir énormément travailler cette expo. De même je m’apprêtais, à la suite, de peindre techniquement à l’huile et sur un support de toile de lin.

Je me souviens que cette année, je travaillais les mercredis matin à l’école primaire de Bourg-Murat, à la Plaine-des-Cafres. Cette opération était dirigée par le CEDAACE. L’atelier comprenait une vingtaine d’élèves de cette école, qui s’adonnait à leur plaisir de peindre. Ces jeunes étaient motivés et se familiarisés avec les couleurs. Ils maîtrisaient les proportions, les perspectives et je favorisais à mon tour, leur créativité…d’ailleurs pendants la semaine des Arts je les exposais à l'intérieur de leur bibliothèque scolaire. De même, ma carrière était à peine commencée que d’autres écoles voulaient exposer mes œuvres chez eux et cela dans la continuité de la semaine des Arts. Ce fut le cas de l’école primaire d'Aristide Briand, au Tampon Centre. Je profitais de l'occasion pour informer les journalistes de ma prochaine exposition prévue pour le mois de septembre 1992 à l’hôpital de Terre-Sainte. J’exposais, dans ces écoles, mes nouvelles toiles de lin (encore toutes fraîches et toutes imbibées de sur couche de peinture impressionniste). J’étais donc fier de montrer à ce jeune public, ainsi que leur parent, mes premières toiles impressionnistes, pointillistes et surréalistes".

 

Étiez-vous à la recherche d'un style en peinture?

"Dans un premier temps, je n’avais aucun style de peinture, à l'exception du naïf. Je me recherchais et j’appréhendais l’utilisation de la technique de l’huile sur la toile vierge. Aussi, l'utilisation des livres d'Arts, vont me permettre de refaire mon éducation artistique...".

Est-ce facile de trouver des lieux d'expositions, à la Réunion, à cette époque ?

"Trouver des lieux où exposer nos peintures étaient déjà un problème majeur en 1993, alors je me suis allier à un tout jeune artiste qui n’avait jamais exposé c'est Charly Lesquelin. Tous les deux nous décidions de prendre d’assaut la salle de la MJC du Tampon. De même nous avions pensé à monter ensemble une association de peinture. Cette dernière s'appelait « Art en ciel », l’idée d'une association d'artiste venait, en réalité de moi mais le nom" Art en ciel" c’ était de Charly. L’association n’était pas encore déclarée à la sous-préfecture qu'elle n'aura pas eu temps de se concrétiser ou alors je dirai qu'elle avait existé tout juste le temps d'une seule exposition. Il y eu un désaccord dans notre conditionnement d'exposition et par la suite nous avions abandonné l'idée d'association. Les autres artistes-peintres qui ont participé étaient : Marius Sinama, Dany Grondin, Karine Cochard et André Barret. 

Après cette aventure je n’étais pas furieux ni pessimiste, je comprenais que le domaine artistique n’est qu’un monde de concurrence et de sans pitié. Les amis de l’école devenaient aujourd’hui des rivaux. C’était ma toute première leçon de ma vie d'artiste. J’ai par la suite continué à exposer en solitaire.  

 Aviez-vous trouver des lieux d'exposition facilement ?

"Facilement n'est pas la question disons que je n'étais pas difficile sur les choix ou les lieux d'expositions. En avril 1993, j’avais exposé à l'Espace Culturel à Sainte-Marie cité Duparc. je me suis engagé dans une voix qui ne me ressemblait pas jusqu’à présent, si je peux dire cela comme ça !  Mon art était essentiellement destiné à un public d’amateurs, à des gens qui aiment au premier regard la peinture contemporaine.  

J’avais certes, obtenu depuis peu un certain succès, puisque plus de la moitié de ma production avait été vendue, mais j’éprouvais néanmoins le désir de se détacher pour s’engager dans la voie plus risquée d’une expression picturale très personnelle. Le résultat de ses recherches est un mélange (par la forme), de surréalisme avec une addition de cubisme dans certaines toiles notamment « le bazardiez malgré lui* » et de symbolisme : « kalou pilon*. Les couleurs chatoyantes, lumineuses et criardes n’avaient pu suffit pour faire apprécié ce public nordiste.

Cette exposition était délirante sur la forme et le style des toiles ; à ce moment là j’étudiais les maîtres impressionnistes et symbolistes. J’avais voulu établir un lien entre ‘l’art de la décoration et l’impressionnisme’. J’aime jouer avec les couleurs complémentaires. Les froides deviennent chez moi chaudes et vice versa. Pourtant l’exposition n’avait pas eu le succès escompté…car les toiles modernes se vendent très peu sur l’île. Les touristes achetaient mes tableaux à 120 euros, l’équivalent de 800 franc en 1993. Bien qu'à cette époque la valeur différait plus ou moins en hausse si on compare à celle d'aujourd'hui, sauf qu'elle ne couvrait toujours pas les frais de  vernissage. Je me rappelle que j’avais passé toutes mes nuits à confectionner de modestes cadres de bois, pour habiller mes toiles. Je voulais avoir l'impacte d'une belle représentation sur le public nordiste.

Mes peintures étaient entre le style symbolique et art déco. J’étais amoureux des couleurs et des formes. J’avais voulu établir un lien entre art déco et une certaine forme de surréalisme pour certaines de mes créations et symbolique pour d’autres. J’aimais jouer avec les couleurs complémentaires mais je restais un figuratif. Mes sujets de prédilections n’étaient autres que la nature environnante, paysages, cases créoles, déjeuner sur l’herbes*... Mes œuvres peintes ne pouvaient pas s’éloigner du style naïfs qui étaient pour moi d’un grand intérêt majeur.  Elle servait de mémoire pour l’histoire de l’île, avec ces cases qui n’existaient plus ou ces alambics de géraniums qui étaient démolies par le temps !

A cette époque je me cherchais un style personnel. Comme je n'avais rien vendu de cette exposition et par la suite et pour des raisons économiques afin de poursuivre mon envie de peindre, j’avais tout repeint dessus ces toiles modernes. Ce qui comptait pour un artiste qui débutait dans ce milieu, c’était le financement. Heureusement que mon salaire de petit fonctionnaire me permettait de vivre sous les tropiques et encore de manière simple. Le coût de la vie était si élevé, que je ne trouvais pas partout du matériel de qualité à bon marché. Je pouvais dire que ma passion me ruinait, mais je crois en elle...

L’année 1994 allait être une année de naissance dans ma vie tout d’abord en juin la naissance d’un style de peinture «  le traitillisme » et en juillet le plus bel évènement la venue au monde de ma fille Cécile".

 

Paul Clodel, on connaissait l'impressionnisme et le pointillisme, voici votre invention en 1994 s'intitulant  le « traitillisme ». Pourquoi l'avoir initier à l'art réunionnais ?   

 

Les deux musiciens"Ce qui faut savoir : Le traitillisme est créé en 1994, en atelier et était exposer pour la première fois en cette même année au collège de l’Oasis au Port. C’est Jean-François Sam-Long, illustre écrivain réunionnais, qui le reconnaît comme un style de peinture qui nécessite une recherche approfondie. Pour m’encourager dans la voie il achète ma première toile traitilliste qui s’intitule : « Les deux musiciens » (Collection privée de J-F-SamLong)".

 

Ltraitillisme tient son origine dans le postimpressionnisme.

 

 

La première toile traitïsme de Paul Clodel C.

(La toile est sous ma première phase de recherche :"Le traitillisme" 1994). 

 

Qu’est-ce que le postimpressionnisme et qui sont ses acteurs ?   

« Le postimpressionnisme est un ensemble de courants artistiques qui, durant la période allant approximativement de 1885 à 1915, diverge de l'impressionnisme ou s'oppose à lui (néo-impressionnisme, synthétisme, symbolismenabis...).

 "Le terme postimpressionnisme est une appellation extrêmement floue, appliquée principalement à CézanneVan GoghGauguinToulouse-Lautrec  et Seurat, mais souvent utilisée pour décrire d'autres artistes progressistes qui suivirent la grande décennie de l'impressionnisme (1870-1880), comme  MatisseBonnard ou Dufrénoy ».

 

Qui est donc le peintre postimpressionnisme qui vous intéresse le plus pour créer ce traitillisme ?

  Un dimanche matin, toile traitïste, 10 F, 1996 de Paul Clodel Cochard, inspirée de Georges Seurat

"Ce qui m’intéresse le plus dans ces artistes peintres, c’est : Georges Seurat. Sa technique diffère des autres artistes de l’époque et son pointillisme pouvant se remplacer par uniquement le trait pouvait selon moi être son héritage artistique.

 "Au cours de sa brève existence, ce peintre cérébral, cultivé, sophistiqué, dépasse avec détermination l’immédiateté “romantique” de la peinture impressionniste pour élaborer une méthode picturale fondée sur des lois scientifique précises et révolutionner le concept même de l’art figuratif. Son problème étant de trouver un lien entre l’art et la science et, plus précisément, entre la peinture, la physiologie et la psychologie de la perfection".

 

 

La pêcheuse, toile traitïste, 10 P, 1997 de Paul Clodel Cochard, inspirée de Georges Seurat

 "La théorie de la peinture de Seurat se fonde sur l’optique ou plus précisément sur un concept appelé « le pointillisme* ». Celui-ci repose sur l'idée que la lumière résulte de la combinaison de plusieurs couleurs, et que donc un ensemble de points colorés juxtaposés peuvent, observés depuis une certaine distance, recomposer l’unité de ton et rendre la vibration lumineuse avec d’avantage d’exactitude. Georges Seurat s'est notamment inspiré des recherches que le chimiste français Eugène Chevreul avait menées à l'occasion de travaux de restauration de tapisseries, et s'est en particulier beaucoup intéressé à son essai "De la loi du contraste simultané des couleurs, publié en 1839 ».

  

Qu'est-ce le pointillisme ?

"Le pointillisme (ou néo-impressionnisme) est un courant artistique issu du mouvement impressionniste qui consiste à peindre par juxtaposition de petites touches de peinture de couleurs primaires (rougebleu et jaune) et de couleurs complémentaires (orangevioletvert). On perçoit néanmoins des couleurs secondaires, par le mélange optique des six différents tons seulement. Cette technique est née en France notamment sous l'impulsion de Georges Seurat (1859-1891) puis de Paul Signac (1863-1935), à la fin du XIXe siècle".

 

Quelle est votre première phase de création ? 

 

"Ma toute première phase de création artistique c'est " Le traitillisme".  

 

Pourquoi le choix de peindre sur de allumettes?

La ronde de joie< La ronde de joie toile traitilliste de Paul Clodel Cochard 1995, 12 P Collection privée.

"La période de la phase du traitillisme est beaucoup présent dans mon travail autour du thème : « Laisse a lu met son maloya(1) » ou « Laissez lui s’exprimer dans son maloya » (1994-1995). (1) L’écrit en créole voulait accentuer le coté allumette (a lu met) qui était un détonateur technique du traitillisme, lors d'une exposition de 1995. Le maloya est une danse folklorique qui remonte à l’origine de l’esclavagisme à la Réunion (danse traditionnelle d’origine Africaine, que les esclaves pratiquaient).  Aujourd’hui cette tradition se perpétue et l’exposition de 1995 était donc l’occasion de rendre cet hommage".

"Je voulais réformer la toile "

"Ma composition était libre puisqu’il fallait disposer les allumettes sur une planche de contre-plaqué et de les collées de façon parallèle, en composant par des formes libres et je me reprends, afin d’obtenir un fond au tableau. Par un collage par pression et bien sur une protection du bois par un produit protecteur, le support dit « traitilliste » était prêt à l’emploi de la peinture. "Je voulais réformer la toile " et je pensais qu’en appliquant cette théorie je créais un nouveau support. "L’art est significatif de chercher l’origine et l’originalité reprend sa place" (autrement dit : chasser le naturel et il revient au galop ) :

« Javais la sensation de croire au traitillisme et qui, sans peut-être l'intervention de l'écrivain réunionnais, J-F Sam-Long, ce style de peinture n’aurait  pas vu le jour. D'autant plus que je me recherchais en peinture. Je  me disais que cette visite inattendue allait bel et bien changer mon destin. Aussi,  j'eus hâte de commencer le plus tôt possible mes recherches sur ce qui deviendra plus tard le « traitïsme ». Mais mon seul problème restait celui de la matière à employer, il me fallait travailler le support classique de lin qui est plat en donnant une matière appropriée aux traits :

Si dans « les  deux musiciens* » il y a un manque de variétés**, je devais compenser ce manque par la matière qui  correspondrait  le  mieux  aux traits. Il me fallait donc un support qui remplacerait le lin. Je me souvenais de la leçon apprise sur l’unité et la variété, et la composition du tableau. Il me fallait trouver la solution d’empâter la matière; avant tout j’optais pour ma première solution le support d’allumette. A la fin de l’année 1994, cette technique que j’ai entièrement inventée m’a donnée énormément du travail pour confectionner le support: Sur une planche de contre plaqué découpé sur mesure, j’appliquais avec de la colle de bois les bûchettes et je prenais soin d’enlever le soufre au bout, en les brûlants".

** « Variété de dessin ou peinture peut signifier différence graphique selon les artiste mais cela relève du style artistique, ou différence de traitement d'un objet et ça relève de la représentation artistique.  La variété de dessins ou peinture d'un sujet est l'ensemble des possibilités typiques de représentation graphique d'un sujet quelconque il est préférable de fusionner avec l’unité ».

L'unité est créée par le caractère des traits, l'emploi systématique des hachures et le caractère très uni des couleurs.

La variété est apportée par les différences de caractère des formes géométriques (triangles, cercles, droites, courbes) que compose les allumettes, par les différences de dimension des formes, les contrastes de valeurs et les contrastes marqués des couleurs.

         

Quel est donc le but des supports d'allumettes dans vos toiles? 

Vingt décembre<"Vingt décembre" toile traitilliste de Paul Clodel Cochard (col.privée) 1995.

"Ce support est baptisé « support traitilliste» ce dernier, apporte à ma peinture aux traits une matière riche et intéressante. Dans la toile intitulée : Vingt décembre, les allumettes collées en forme d’un X symétrique, composaient donc le format. En appliquant la peinture avec la technique aquarelliste, on apercevait la trace noire que faisaient le souffre brûlé, ce qui donnait un aspect inattendu à la toile. Puis dessus la peinture  j’ajoutais des traits de couleurs pures juxtaposées. Elles étaient posées de manière oblique sur la droite la plupart du temps. Avec ce  genre de  compositions, c’est à dire, de manière linéaire ou bien géométrique; on ne peut qu’obtenir une composition qui se rapproche de près de l’art abstrait. Je projetais même de marier l’abstraction avec la figuration, mais pour le moment je me contentais de pratiquer un genre de peinture très différent et qui me demandera énormément d’heures de patience. C’était au mois de décembre 1995 que j’organisais l’exposition intitulée : « laisse à lu met son maloya », à la médiathèque de la ville de Saint- Pierre".

Pourquoi cette passion pour les allumettes?

"La phase du traitillisme était devenue de surcroît ma véritable passion, puisque j’investissais tout mon temps à réaliser des œuvres dans ce contexte. Cette passion pour les allumettes remontais déjà très loin dans mon enfance car ma mère découvrant le prénom "Clodel"(1) sur une boite d’allumette l’aima tellement que ce fut le prénom qu’elle me donna, aussi je ne pouvais être attiré par les bûchettes. Mais à bout de souffle et je pensais bien réviser ma copie, avant d’être aussi allumé par cet élan de folie qui me gagnait dans l’achèvement d’un triptyque de six mètres de long sur un mètre vingt de haut. De même, les médias se sont approprié l’événement, concernant l’application des petits bouts de bois posés et collés les uns contre les autres".

Comment le public réunionnais a réagi à cette expo plutôt insolite ?  

"Le succès de mon exposition à la médiathèque par le biais d’un reportage au journal télévisé sur "RFO" (Réunion 1er) a suscité chez les réunionnais leur curiosité. Je n’avais rien vendu mais cela m’avais donné un «vert espoir» de croire au traitillisme. Certes, je ressemblais pour certains, à un personnage marginal et de plus allumé de la société; mais après tout, je ne suis qu’un artiste qui se plaisait à poser des milliers de bois d’allumettes et se satisfaisait du résultat. L’exposition  terminée, je rentrais à l’atelier du Tampon, avec cette envie de croire au désespoir, car je n’avais rien vendu, à part bien sur quelques recueils de poésies. J’eu alors l’impression que mon « vert espoir » devenait alors « noir espoir », aussi je décidais de revenir à la toile de lin pour gagner du temps »…

Quel sont les supports dans la peinture? 

« A l’image de l’aspect physique d’un être humain, un  tableau est aussi constitué de trois éléments déterminants qui expriment ses qualités ou ses défauts, à savoir que son squelette est représenté par le support (toile, bois, carton entoilé, ou contre plaqué…).

Sa chair est représenté par la matière picturale (huile, acrylique, aquarelle, fusain, sanguine…).

Son épiderme est qu’en à lui est représenté par la couche de vernis de finition, mais de plus en plus les peintres ne revêtent plus de vernis sur leur toile ».

Jusqu’au XVème siècle, les supports étaient des simples panneaux de bois. Bien sur ils choisissaient les « essences » du bois, selon d’une, les moyens de l’artiste-peintre ou selon les Régions qu’ils vivaient. Ces derniers choisissaient avec soin leur bois de support de leurs futures œuvres.  Le bois quant à lui épousait la peinture et les choix étaient ceci en fonction des régions : le chêne, le noyer, le tilleul, le peuplier, le saule et le pin ou cèdre…

De nos jours les contre-plaqué et Agglomérés (Acajou ou d’Okoumé) ils ont une qualité de texture qui sont excellente et qui permet de fabriquer un bon support à peindre.

Dans les supports du peintre il ne faut pas oublier le fameux carton entoilé.  Ce sont des cartons recouverts d’une toile de coton apprêté d’une enduction universelle, peu absorbante pour la réalisation de la peinture à l’huile ou à l’acrylique. Le carton entoilé est un support très convenable à peindre. Elle permet la réalisation picturale à moindre frais et par du coût accessible au débutant ou au voyageur.

Pour en terminer sur la plus traditionnelle et incontournable support du peintre : la toile de lin. Ce tissage est déterminé par son grain, plus qu’il est fin et régulier plus qu’il permet de travailler en nuance et en demi-ton, et favorise la réalisation des détails. Le grain le plus marqué favorise quant à lui une technique plus vigoureuse, en évitant l’apparition d’éventuelles craquelures".

Le support en bois d’allumette est unique pour le moment dans la peinture contemporaine ! ( J'émet certes l'hypothèse jusqu'à la preuve du contraire).

les marrons      Les marrons

Les marrons, toile traitilliste de Paul Clodel Cochard, 1995, avec la marie Louise en bois d'allumette peinte et prolongeant la toile (1).

Êtes-vous satisfait du traitillisme ?  

 "Avec le recul, cette première exposition traitilliste qui m’avait apporté beaucoup d’expériences enrichissantes et personnelles ; je voulais absolument faire connaître le traitillisme aux publics réunionnais. Je savais éperdument que si je voulais continuer dans cette voie, il me fallait apporter une modification à mes tableaux. Je commençais donc par le cadre, qui lui aussi composé de bois d’allumettes, me semblait vouloir étouffer ma peinture. Dans "laisse a  lu  met son maloya" les regards des spectateurs se laissaient dévier par le cadre en bois naturel. Aussi en le supprimant totalement et en repeignant sur la marie-louise(1), je redonnais à l’œuvre sa force visuelle. De même, je continuais de réformer le nom ‘traitillisme’ ma première phase de recherche. Je trouvais que dans le contexte moderne, aujourd’hui, le nom devenait trop long. Je voyais plutôt à sa place, un nom qui serait plus court comme traitïsme et de même un mot qui rassemble toutes mes phases de créations en une seule famille. 

Pourquoi aviez-vous rajouter un tréma sur le "i" du mot traitïsme?

"Je ravissais le ï du mot traitïsme, en faisant là un clin d’œil à mes débuts au lycée où j'étais artiste-peintre d’art naïf. Ce nouveau mot me permettait aussi de me démarquer des autres artistes de passage sur l’île et qui oseraient prendre ce nom pour la diffuser.  Je revendique la paternité de ma technique de peinture aux traits. En écrivant de la sorte le traitïsme, je contribue aussi à sa défense".

En quelque sorte c'est un copyright ?

"Si on veut dire cela comme cela, car il existait bien un mouvement "traitiste" de 1983 en Europe et dont leur magazine était "Cyberdada". Fort heureusement qu'ils n'étaient pas des adeptes de la peinture aux traits mais des intellectuels qui avec le mouvement d'Extrème Jonction critiquaient la société moderne à travers l'art (musique, poésie et peinture). 

Que signifie pour vous le mot "traitïsme" ?

Etymologie du mot : trait (Wikipédia)

 D'un latin populaire *tragere, réfection du classique trahere « tirer »

 Nom commun «  trait »

 (En particulier) Lignes d’un dessin qui n’est pas ombré.

 Dessin au trait, au simple trait. - Il s’est contenté d’en faire le trait.

 Etymologie : de « isme »

 Du grec ancien -ισμός, -ismós qui a donné -ismus en latin.

 Suffixe : -isme /ism/ masculin

 Utilisé pour former un nom correspondant à une doctrine, un dogme, une idéologie ou une théorie.

 - communisme, libéralisme, hédonisme,darwinisme

Le traitïsme : n, masculin,théorie artistique qui définie l’utilisation du trait (en couleur ou en noir) dans la peinture.

 

Le traitïsme consiste à peindre sur une toile une multitude de petits traits ou des hachures en se servant uniquement de couleurs pures. Ainsi, en observant mon œuvre à une certaine distance, l’œil perçoit des tons secondaires, grâce à une illusion d’optique causée par la juxtaposition des traits colorés, mouvement similaire à celle de Georges Seurat (1850-1891) le pointillisme.

 

N'est-ce pas un peu scientifique ?

"Rien n'est de scientifique, ce ne sont là des mots techniques qui sont employés en peinture. Pour revenir sur la théorie de la peinture de Seurat, qui se fonde sur l’optique ou plus précisément sur un concept appelé pointillisme (le point pour Seurat et le trait Pour moi). Ce traitillisme ou traitïsme se repose sur l'idée que la lumière résulte de la combinaison de plusieurs couleurs, et que donc un ensemble de traits colorés juxtaposés peuvent, observés depuis une certaine distance, recomposer l’unité de ton et rendre la vibration lumineuse avec d’avantage d’exactitude. Je cite que Georges Seurat s'est notamment inspiré des recherches du chimiste français Eugène Chevreul. Ce dernier avait menées à l'occasion de travaux de restauration de tapisseries, et s'est en particulier beaucoup intéressé à son essai "De la loi du contraste simultané des couleurs, publié en 1839 ».

 

 Considère t-on le traitïsme comme une autre phase à vos recherches ?

 "Je considère le traitïsme comme le nouveau nom de ma recherche artistique. Ma seconde phase au traitïsme auquel apparaisse mon ancien style le naïf est le traitïsme-naïf ".   

 

« Le terme art naïf  aurait été utilisé pour la première fois au xixe siècle, pour qualifier les œuvres du peintre  Douanier Rousseau, qui peignait hors des normes académiques, sans suivre pourtant les recherches picturales de l'avant-garde de l'époque : les impressionnistes. Considerez-vous comme un naïf dans votre seconde phase : traitïsme-naïf ?

 

"Le mot naïf reste une appropriation de l'art naïf mais contrairement du Douanier Rousseau ma peinture a une modification au terme naïve. Je me considère comme un avant-gardiste de l'art réunionnais

 Je reproduisais mes œuvres tout en m’inspirant de Georges Seurat (1859-1891), (le pointillisme). Mais il était évident que je ne le copier pas, je voulais obtenir un style personnel qui était basé sur ses compositions (traitïsme : voir l'Hommage à SEURAT de Paul Clodel en cliquant ici).. Alors je tentais le trait, mes tableaux en étaient composés d’une multitude de petits traits obliques, posés à même la toile, toujours dans le même sens, c'est déjà du post-impressionniste. 

« Si le traitïsme est maintenant mon propre style , je suis un avant-gardiste et cela me plaît ! Estiment de même que mon support traitiste (les allumettes) me demandait trop de temps à le concevoir, j’ai laissé un peu de coté les bûchettes de boispour peindre et revenir sur la toile de lin. De même je repeignais aux traits sur mes anciennes toiles naïves. Ce qui ajoutait à mon art une  nouvelle phase que j'avais baptisé: " traitïsme post-naïf ",(ma troisième phase). Ma conception était toujours la même; je peignais mes tableaux normalement dans un style naïf ou autre sans me soucier du trait.  Avec un pinceau n°4 ou n°6, j’apposais en  obliques  les  traits  de couleurs pures sur des supports variés : de la toile de lin qui est déjà enduite ou sur des planches des allumettes".

 

Est-que le traitïsme-post-naïf se différencie t-il de l’art naïf ?

"C'est toujours de mise au traitïsme-naïf, il y a certes des maladresses dans le dessin pour accentuer ou provoquer un style de peinture post-impressionniste particulier. 

Je vous cite en exemple une toile intitulée : « la basse-cour du vieux Paul, 1999 »* c'est une toile traitïste post-naïve. On y remarque cependant que les traits sont peints en obliques sur la droite. La naïveté du dessin est contrôlée par la composition divisionnisme. Par conséquence cette œuvre n’est pas naïve mais visiblement on peut penser qu’elle est. Il y a  le respect  volontairement par l’artiste. Les trois règles de la perspective occidentale. La taille des objets est proportionnelle à la distance, l'atténuation des couleurs avec la distance est respectée et il n’y a pas de la précision dans les détails contrairement aux peintres naïfs".

 

La basse cour du vieux Paul (2)

La basse cour du vieux Paul avec quadrille

la basse-cour du vieux Paul, 1999 de Paul Clodel

«Je peignais ces scènes locales en respectant la composition divisionnisme étudiée chez Georges Seurat. La conception  était la suivante ; avant de dessiner je divisais la toile en son  milieu sur la longueur et la largeur et je répétais cette opération  jusqu'à obtenir un quadrillage. En suivant  les théories de Seurat, le créateur du pointillisme, j’obtenais le mode de division de couleurs qui détermina la composition. Par analyse des plans dans ces œuvres, on peut par la suite en utilisant les lignes de compositions aligner tous les objets et personnages que comptent la scène. Dans « la basse-cour du vieux Paul », les poulaillers sont positionnés d’une façon à ce que tout suit les lignes horizontales et verticales. Cette composition divisionnisme reste cependant invisible dans ma peinture. C’est seulement lorsqu’on quadrille en superposition l’œuvre qu’on devine sa présence". 

Alors pourquoi parler de « naïf » dans vos œuvres ?

 "On peut penser qu’il y a de la naïveté dans le style du dessin de mes peintures. J’ai été formé par un grand maître d’Art Naïf Moderne, André Oudet (1942-1999).

 

Qui est André Oudet ? 

« Comme tous les grands peintres, André Oudet  peintre Comtois a forgé son style, ce dernier qui n’appartient qu’à lui. Il peint les hommes, les paysans, les ouvriers, les artisans à la fois au travail ou dans leurs luttes, mais aussi dans l’intimité du foyer familial. Sa composition et son travail sur les couleurs font surgir avec une force particulière la beauté d‘un geste ancestral en même temps que celle d’un visage de femme ou d’ un enfant .Il reste en ceux qui l’on courtisé tous les jours et comme moi pendant deux années au lycée de Saint-Pierre, Réunion (1983/84), en session de dessinateur publicité, un grand peintre.

D'André je rends un hommage posthume : en rajoutant le i tréma à mon traitïsme en pensant au mot naïf. Ceci fait de ma peinture une signature. Aussi le  « ï » du mot traitïsme est là pour le rappeler.

Par conclusion le traitïsme post-naïf casse les lois de l’art naïf et apporte une restructuration au mouvement en elle-même. Je conclure que le traitïsme est un style pictural qui peut se retrouver dans tous les autres styles de peintures. 

Ce qui m’évoque à savoir : qu’est-ce qu’un style en peinture ?   

"C'est un peu compliqué mais selon Céline Flécheux, cours master : Le style 2008: "Contrairement à la littérature ou à l’architecture, le style n’est pas à proprement parler un problème en  peinture ou dans les arts visuels.  Il n’y a pas de cours de stylistique des arts visuels dans les parcours d’histoire de l’art, ni d’exercice sur l’identification des différents styles. Voilà qui est surprenant de la part de l’histoire de l’art, discipline qui se fonde précisément son « historicisation » sur la notion de style, en vue de déterminer des époques (classique, baroque, romantique, naïf…) et d’identifier des artistes (certains sont capables de reconnaître des artistes uniquement par leur style quand manque la signature, tel l’expert-historien de l’art Bernard Berenson, 1865-1959)

Proust disait  : "le style n’est pas une question de technique, mais de vision".

Coté expo:  parlez nous de vos expositions traitïstes ? 

"Je vais vous parler de mon voyage en métropole et ma première exposition collective métropolitaine à Rillieux- la-Pape, Lyon en 1996 :

  J’avais eu l’occasion au mois de mai 1996, d’exposer en métropole, à Lyon plus exactement, à la suite d’une invitation de l’U.D.A.R, mon ancienne association de peinture. J’étais l’accompagnateur des travaux d’artistes réunionnais et je devais, pendant quinze jours, les représentés. L’exposition intitulée : « le 4e salon des Rilliards » était à l’espace Baudelaire à Rillieux-la-Pape.  

       Cette exposition avait rencontré un certain succès et avait été surtout l’occasion de faire connaître le mouvement « traitïste » (encore certes solitaire), et de le relier à son auteur, Paul Clodel Cochard. En effet mon nom fut cité à maintes reprise dans les journaux locaux; mais, à ma grande déception aucun commentaire n’étaient fait sur mon travail. La presse qualifiait nos peintures Réunionnaises de qualités et de grandes variétés artistiques. Il fallait souligner que sur 140 œuvres exposées, les allumettes ou le traitïsme ne faisaient pas feu. Il y avait cent cinquante personnes lors de ce vernissage, et on se marchait dessus pour pouvoir atteindre la collation. Je pense parfois que certaines personnes dans cette salle ne sont pas venues uniquement que pour l'art. J’ajouterai qu’il est décevant chez un artiste de ne pas être remarqué du public. Je dirai pour conclure que l’important c’était d’exposer à un endroit autre que son île(Rillieux- la-Pape, Lyon).

 A mon retour à La Réunion, je me suis promis en 1997, d’y retourner afin de monter une exposition personnelle. Étant donné notre position dans l’Océan Indien, les artistes Réunionnais doivent obligatoirement passer par la France pour se faire connaître".

Avez-vous réalisé ce projet ?

Photos peintures P

"Aussitôt dit aussitôt fait ; au début de janvier 1997, j’étais de nouveau en métropole, non pas pour exposer, mais plutôt pour des vacances chez mon oncle, dans le but de trouver individuellement un lieu d’expo. Après quinze jours passés à Montluçon, sous une neige qui ne s’arrêtait pas, je me sentais désespéré et nostalgique. J’avais envie de rentrer chez moi à la Réunion pour me faire bercer dans les bras chauds de mon île.

 

 A l’arrivée des beaux jours l’oncle Jean-Pierre Dijoux me firent connaître la ville de Montluçon; c’était ma première sortie après  la fin de la  neige, et  cela me fit énormément plaisir. Nous marchions le long des rues quand soudain, à hauteur d’une librairie, je m’arrêtai pour lire une affichette. Cette dernière annonçait une exposition qui se déroulait à l’intérieur du magasin. Nous y entrâmes et il y avait  effectivement une exposition d’œuvres d’artistes de Montluçon.  Qu’elle joie pour moi qui en cherchais désespérément une expo. D’ailleurs elle était à mes goûts et je l’appréciais avec l’envie de croire à la mienne un jour ou l’autre. En me renseignant auprès du directeur de la librairie, (puisqu’il s’agit d’une librairie au rez-de-chaussée et l’expo se trouve en haut des mezzanines, dont le nom de la galerie « Mezz’Art 41 »). J’apprenais par la suite que ces artistes-peintres appartenaient à une jeune association dont le nom : « Pole Art ».

 

 J’avais de même pris des renseignements sur son  Président et sa rencontre m’encouragea, puisqu’il me promettait une éventuelle possibilité d’exposer en 1998, à Mezz’Art  41. Cette nouvelle me remplissait de joie et me donnait enfin du baume au cœur et l’espoir de retrouver cette ville l’année suivante.

 Photos peintures P

Coupure du journal de Lyon et du Rhône " LE PROGRES" Vendredi 10 mai 1996 (page 11).

Quels sont vos expositions traitïstes à la Réunion ?

"De retour dans mon île natale La Réunion, j’ai reçu une invitation pour organiser une exposition dans la cité bénédictine à l’Office Culturel Bénédictine (O.C.B) à Saint-Benoît qui m’offrait ainsi, l’occasion de leur faire connaître ce nouveau mouvement le traitïsme.

 

Le quotidien de la Réunion par M. L décrit cette exposition :

 

«  L’artiste joue avec les allumettes (ci-dessous l'article),

 

Des couleurs de la vie réunionnaise comme on les a rarement vues, c’est ce que propose l’artiste-peintre Paul Clodel. Il expose dans un style particulier, le traitïsme dont il revendique la création. Son matériau de prédilection : des allumettes ».

 

       J’ai présenté à la population de Saint-Benoît mes dernières œuvres dont une quinzaine que j’ai gardé mon matériel de prédilection que sont les allumettes. Je suis un avant-gardiste. (Pour rappel), « la technique avec les bois d’allumettes donne du relief à l’œuvre. Estimant que le traitïsme sur le lin ne donne pas suffisamment de relief j’opte pour ses fameuses bûchettes de pins qu’est l’allumette. Ma série de tableaux représentant des scènes de danse de maloya autour du feu dont les couleurs chaudes qui sont utilisées et qui dégagent une convivialité assez réaliste, m’ont fallu plus de vingt milles bois d’allumettes ».

 Vous continuez de peindre sur des allumettes ?

Réf 205 Point d'intérrogation

  Le chat et le bananier< Point d'intérrogation, toile du traitïsme post-naïf, de Paul Clodel Cochard, première version en 1992 et traitïsme en 2000, 10 P. (Col.privée) 

<  Le chat et le bananier, toile du traitïsme post-naïf, de Paul Clodel Cochard, première version en 1990 et traitïsme en 1997, 12 P.(Col.privée) 

" Non pas vraiment, dans cette exposition, le public pouvait découvrir une pléiade de couleur néo-impressionnisme et aussi, mes recherches sur l’art. Les études que je présentais aux visiteurs, montraient cette possibilité de somptueux mélange de styles. Je citerai par exemple une œuvre : ‘ Point d'interrogation*, à travers laquelle j’avais pu démontrer la possibilité de marier l'art naïf et d’y ajouter en peignant en couleur seulement la mère et le reste tout en gris. D’ailleurs cette maman semble vouloir réfléchir. A qui ? A quoi ?  Peut-être bien qu’elle pense à ses nombreux enfants, ou à son destin !!!  Dans  ce tableau, on peut apercevoir en font des enfants. De même l’atmosphère grise et bleutée dégagée dans cette peinture nous rappelle la technique du surréalisme.

 

Cependant avant de satisfaire votre curiosité, laissez moi vous donnez un autre exemple de mes peintures qui est similaire au Point d'interrogation; c’est le chat et le bananier  la technique du noir et  blanc se répète. Ce qui crée un style sans en être un ! Si nous voyons de nos yeux la régime de banane (en couleur verte et rouge griotte), la perception des chats et même des daltoniens sont différentes des nôtres : ils ont leurs problèmes des couleurs, avec la confusion des rouges et  des  verts. Je trouve dans cette toile a un sens de surréalisme, par l'apport du fond grisant. C'est pour cela que j'ai baptisé cette série de traitïsme-surréalisme". 

Vous vous recherchez encore en peinture ?

Le petit marchand de legumeLe pont japonnais< Le p'tit marchand de légumes et " Le pont japonais" toiles traitïstes-géométrique de Paul Clodel année 1999.

Je que oui car je suis avant tout un chercheur de phases picturales. Ma 3ème Phase de création est "Le traitïsme-géométrique"  et je vous doit une explication :

 

Lorsque que j’ai commencé l’exposition du 07 au 15 juin 1997 avec Marius Sinama* à la salle « Charles  Beaudemoulin » au Tampon-Réunion, je ne pensais pas que j’allais donner naissance à « un mouvement pays »; l’idée de faire une peinture de traits de couleurs a donné le traitïsme . Est-ce un style ou plutôt une technique artistique ?

 

Si ma technique artistique épouse tous les mouvements  existant à l’exception du pointillisme. J’ai répondu à ma question, c’est une technique artistique. Il reste que ma signature est le trait coloré qui unifie le support. 

 

Le «traitïsme géométrique» n’avait pas eu d’amateurs mais sa composition est intéressent. D’une part elle prouve bien que ma technique traitïste épouse bien les différents mouvements et d’autre part elle aborde la voie de l’abstraction. Dans le tableau intitulé « le rameur**» œuvre peinte de façon traitïste géométrique, je tends à rendre la nature à la mathématique. Pour ce fait; je simplifie  les  formes de la nature en: des cubes, des ronds, des triangles et des losanges. J’utilise la composition divisionniste chère à Georges Seurat et je la transforme à ma façon afin d’accentuer mon travail.

 

*Marius Sinama Pongole (père de Florian Sinama Pongole le footballeur) artiste-peintre Réunionnais de Saint-Louis

 

**Ici il n'y a que des formes géométriques mais elles sont variées par leur forme et leur taille. Elles ne sont pas séparées mais se mélangent par superposition. Ceci permet de suggérer un espace en profondeur composé de plans successifs. Les valeurs et les couleurs sont variés. On a à la fois de l'unité et de la diversité ou variété. Tout ceci apporte un intérêt à la peinture traitïste. Remarquer que la composition divisionniste est mise en avant par le jeu de quadrillage. Certes il y a là, une composition organisée.

 

Cette nouvelle phase de création peut se résumer par la simplification des formes. Pour moi tous les corps sont modulables, de même pour la nature. C’est souvent en hiver qu’on retrouve des arbres qui n’ont pas tous perdus leurs feuilles et qui ressemblent par leur silhouette à des ronds. Les troncs sont simplifiés par des rectangles. Les montagnes, la voile du bateau et le toit du kiosque sont transformés en triangle.

Naissance d’un mouvement Réunionnais !

Qui était à l'origine du mouvement traitïste Réunionnais ? 

Je suis à l'origine d'associer des artistes qui me suivaient dans le trait en mouvement tout simplement: 

« La pratique de l’Art est d’autant plus intéressante si elle se double d’une solidarité active. Cette solidarité, d’autres peintres de renommée internationale ont réussi à la  vivre  avant  vous, et je pense que vous vous inscrivez naturellement dans cette continuité. Ce qui est vrai pour l’art pictural l’est aussi pour la musique, la littérature. Bravo pour votre enthousiasme, en  espérant que d’autres artistes rejoindront bientôt le courant réunionnais du traitïsme. Que vos expositions, tant à la Réunion, dans la région de l’Océan indien, qu’en France, soient autant de succès auprès du grand public ». Jean-François Samlong, 1998.

Cette affirmation de l’écrivain réunionnais, Jean-François Samlong, citée à propos du mouvement traitïsme Réunion synthétise avec affinité le caractère innovateur de son père fondateur Paul Clodel Cochard. Ce dernier, artiste peintre, a causé la première école de l’Île de La Réunion.

Naissance d’un mouvement Réunionnais : 

 L' idée que j’ai peaufinée de créer un mouvement réunionnais, semble trois ans après avoir porter ses fruits. Lors de cette expo à Beaudemoulin, au Tampon, J’ai vendu plusieurs toiles aux traits, et d’ailleurs je ne pourrais peindre autrement. J’étais assez satisfait de ce résultat qui démontra que les réunionnais étaient aussi des collectionneurs d’images relatant nôtre île. Ce qui avaient plus attirés mon publique c’étaient les scènes figuratives et réalistes. 

Racontez nous le début du mouvement traitïste et qui ont été ses acteurs artistiques ?

Pour en revenir sur ce mouvement Traitïsme RéunionnaisMarius. Sinama qui exposait avec moi à la salle Charles Beaudemoulin au Tampon. Ne s’inscrivant pas dans cette  exposition comme  un véritable artiste traitïste,  Marius Sinama, s’inspirait plutôt des œuvres du lithographe Antoine Louis Roussin *. Ce dernier nous a laissé un certain nombre d’images sur La Réunion. Sinama s’inspira de ces clichés et en utilisant l’encre de chine les couchent sur papier Canson, de ce résultat, il constituait sa reproduction personnelle.

 

 Je faisais par la suite la rencontre de deux autres artistes-peintres par le biais d’une exposition sur le terre-plein de la  mairie de Saint-Louis. Ils s’agissent de Claude Bègue et de Tristan Hoarau. Tous les deux me questionnaient sur le traitïsme, et je me souvenais d’avoir écrit ce nom au dos de mes toiles ou dans le certificat d’originalité et d’authenticité. Mais ce qui ne pouvait pas être cachés c’étaient les traits sur les tableaux, si on reprend les thermes de Céline Flécheux, (certains sont capables de reconnaître des artistes uniquement par leur style quand manque la signature, tel l’expert-historien).

 

 Claude Bègue, Tristan Hoarau et Marius Sinama tombaient d’accord pour s’essayer à ce « mouvement pays » et pourquoi-pas être un co-fondateur de ce mouvement qu’est le traitïsme, disent-ils ?

 

"J’étais prêt à partager avec eux ce mouvement à la condition que leur travail aurait le résultat escompté" !  

 

*Je me suis investie et je me suis inspiré dans le travail d'Antoine Louis Roussin , ce dernier est l'auteur de Souvenirs de l’île Bourbon puis d'un Album de La Réunion dans lequel intervinrent plusieurs grands auteurs de la littérature réunionnaise tels que Louis Héry (Extrait de Wkipédia que je vous propose de lire la biographie d'Antoine Louis Roussin).

 

 

 

"Site de la Rivière d'Abord" gouage de Paul Clodel,(~1990) inspirée de la lithographie d'Antoine Louis Roussin

Le pont de la Grande Ravine de Saint-Leu, toile impressionnisme de Paul Clodel,(2010) inspirée de la lithographie d'Antoine Louis Roussin

Le pont de la Petite Ravine, toile impressionnisme de Paul Clodel,(2010) inspirée de la lithographie d'Antoine Louis Roussin  

Les toiles ci-dessus ne sont pas des toiles tratïstes..... 

Avez-vous penser qu'à cette époque que ce mouvement portera ses fruits ?  

J’ai voulu savoir, si au bout de dix passages de traits de couleurs sur la toile et sur plusieurs tableaux existants (peinte dans une technique différente que le traitïsme ), si moi même, je serai un peintre traitïste. Il faut croire au traitïsme et les futurs adeptes du mouvement traitïsme de la Réunion l'ont partiellement crus ! 

C’est vrai qu’au bout d’un certain nombre d’apport de traits sur une même surface, on s’arrête ou on poursuit dans cette voie. Claude Bègue reprend donc ses toiles et le repeint aux traits par-dessus. Souvent et je l’avoue c’est le procédé à faire car imaginer le travail demander pour effectuer une œuvre si je procède par le l’apport du trait directement. Georges Seurat (1859-1891) en fit de même pour ses nombreuses toiles pointillistes. Il est à noter qu’une seule de mes toiles est peinte entièrement aux traits, c’est « les deux musiciens ». Ce dernier m’a demandé, souvenez-vous, d'un travail sur la matière (l’allumette). En peignant la toile directement de façon traditionnelle d’une part, c’est un gain considérable pour la mise en place du tableau et d’autre part, je peux apporter l’épaisseur de la croute de peinture comme je veux, et qui remplacera les allumettes. J’ai conseillé Claude de le faire et il s’en réjouit par l’idée innovatrice du traitïsme

Tristan Hoarau, en me proposa une innovation très intéressante dans le mouvement du traitïsme en peignant des traits dans la peinture fraîche à l’aide du tranchant de son couteau. Ce procéder n’est pas à rejeter car elle facilite le mode de création. Il m’expliqua et je voyais son procéder de technique pictural. Il peint sur la toile sa scène ou son paysage avec son matériel de prédilection le couteau du peintre. Puis avant que la peinture sèche et à l’aide du tranchant du couteau il strie jusqu’à parvenir à des formes de trait en couleur.

Sinama quant à lui me présenta son œuvre, je restais un peu sceptique car bien qu’il utilisait des traits dans sa  peinture il me semblait que ces tableaux peints à l’encre de Chine se rapprochaient plus du pointillisme que du traitïsme. Je fus très dubitatif quant à la suite à donner à sa participation au mouvement traitïste. Il a cependant participé à l’exposition faite en 1997; néanmoins je leur avais fait la promesse de les exposer en 1998, à la seule condition de me produire une douzaine d’œuvres plus ou moins traitïstes …

Ce qui me ravissait, c’était d’être compris des autres artiste-peintres réunionnais. J’avais l’impression maintenant de croire à un début de ‘ mouvement pays’.  Le premier du genre dans mon île, enfin je pense… J’imagine qu’avec des artistes de différents coins de la Réunion et qui ont des talents qui ne sont plus à démontrer, ce rêve pourra se réaliser ?

Les premières oeuvres des nouveaux adeptes du mouvement pictural traitïste de la Réunion:

    

Paul Clodel Cochard, le père fondateur du mouvement pictural traitïste, Le Tampon  Claude Bègue ^

      

Saint-Louis: Marius Sinama                                        Saint-Denis : Tristan Hoarau

 Coupure du Quotidien du 11-06-1997, page 27, n°6323.

 

                                                                La France découvre le traitïsme   

Gallerie Mezz’Art 41, Montluçon

 La France découvre le traitïsme 

Expliquez nous tout en détail cette deuxième exposition en France mais pourquoi est la première en solo ?

                                              

Le fait d'exposer seul et non avec les autres répond par une invitation de l'Ass. Mezz'Art 41 en janvier 1997.

Le départ vers la métropole tant attendu était enfin arrivé. Le temps pour moi de rassembler tous mes bagages et surtout de ne pas oublier mes tableaux de  supports d’allumettes qui ont voyagé avec moi. J’en ai mis qu’une huitaine dans ma valise  et j’ai du expédier les autres par colis chez mon oncle, Jean-Pierre Dijoux, à Montluçon. J’avais comme accompagnateur mon cousin Ludo Bègue. Nous avions pris l’avion le samedi 27 décembre 1997. Il me restait donc peu de temps pour préparer l’exposition de la ville de Montluçon. Heureusement que j’avais l’aide de Ludo, car si nous étions toujours en fêtes nous devions préparer cette expo. Je travaillais tous les jours pour pouvoir assembler les cadres de bois peints de couleur dorée que j’avais fabriqués pour cette occasion. Je voulais obtenir une bonne présentation. Ensuite nous devions Ludo et moi déposer les affiches dans la ville de Montluçon et aussi dans les boites aux lettres.

Le samedi 03 janvier 1998, jour de l’exposition. Elle commença très tôt avec les derniers préparatifs pour le vernissage* du soir. Le matin j’accrochais encore mes peintures. Je suis un maniaque des choses bien faites. J’attache beaucoup d’importance à ce que les objets soient à leur place.  Si par exemple je ne suis pas satisfait, j’aurai l’impression de ne pas être à la hauteur. Cette après midi j’ai emmené le punch et le reste des boissons, avec moi à la galerie, pour être sûr de ne pas les oublier. De même j’avais trouvé les jus un peu juste, aussi j’en rachetais d’autres; qui sait s’il aura du monde !!!

*Le mot vernissage signifie ouverture d’une exposition de tableaux et présentation de la nouvelle collection d’un artiste peintre à son public.

A l’origine le mot vernissage remonte au XIXème siècle, les artistes peintres, de l’époque, avant d’exposer leurs œuvres dans un endroit comme une galerie, vernissaient une dernière fois leurs toiles avant le grand Public. Cette tradition permettait de donner de l’éclat maximal avec du vernis sur l’ensemble de leurs tableaux. L’artiste peintre, TURNER, Joseph Mallord William, avait pris l’habitude de terminer ses toiles après les avoir accrochés pour le vernissage.

Tout comme Turner, je pratique cette opération qui me permet de nettoyer et ainsi de photographier en attendant les visiteurs lors d’une exposition…

Bref, revenons à notre vernissage à la galerie Mezz’Art 41 en plein ville de Montluçon à cent mettre de la gare.                                           

Vers les 18 heures arrivaient les premiers invités, Mr le président de l’association «PÔLE ART» avec son épouse. Puis arrivèrent une trentaine de personnes, ce qui me rassurait. Je prenais la parole pour les remercier de leurs présences.  De même je fus surpris par la présence d’un journaliste et  qui de plus me questionnait, sur mon courant artistique le traitïsme,  mais aussi sur les supports d’allumettes. Il me questionna aussi sur l’authenticité de mon nom : Paul Clodel. Suis-je de la famille de l’écrivain Paul Claudel (1868-1955)  poète et diplomate français? Je lui ai répondu bien sûr que non.  J’aurai préféré être aussi célèbre, mais ce n’est pas le cas.  Je lui ai expliqué que Paul Clodel sont mes prénoms et  je suis fier de me nommer Cochard. Paul Clodel restera mon nom d’artiste. D’ailleurs en parlant des allumettes,  je lui a révélé l’histoire du prénom ‘Clodel’ que ma mère avait lu à ma naissance sur une marque d’allumette…

 Demain dans le journal «La MONTAGNE» sortira l’article. La vente de quatre de mes œuvres se confirmait et j’étais très satisfait de cette exposition dans son ensemble. Le lendemain à la première heure j’achetais le journal.  Ces articles compléteront les autres articles  de  la  métropole. Je  finirai cette exposition en résumant ces  articles  mots  pour  mots :

    Le journal « La Montagne » du samedi 03 / 01/ 1998, titre :

 « Le traitïsme s’expose à Mezz’art.

   Après l’impressionnisme et le pointillisme, Paul Clodel invente le traitïsme . Un nouveau style à découvrir à la galerie  Mezz’art 41, jusqu’au samedi 17 janvier ». 

      L’article référence mes origines, le Tampon et la Réunion et l’origine du mot‘ traitïsme ‘. Ce dernier cite le journal, se rapproche du pointillisme de Georges Seurat.

       La MONTAGNE : «  Le mot traitïsme, tout d’abord est un clin d’œil du jeune peintre à l’art naïf dont il ravit le ï.

   C’est l’hommage au pointillisme de Georges Seurat  dont s’est inspiré l’artiste, dessinateur publicitaire, de formation mais peintre amateur depuis son adolescence. Le ‘ traitïsme’ est enfin un produit d’une technique particulière que Clodel a mis au point en jouant avec des allumettes. A un tournant de son art, le peintre a, en effet, eu l’idée, « pour donner plus de matière et de mouvement  à un trait plat  », de décliner à l’huile, ses sujets, des scènes de la vie réunionnaise principalement, sur fond d’allumettes collées sur des plaques de contre plaqué. On parle d’indolente douceur, d’un mouvement oblique qui revient à l’infini en imprimant une matière chaude et lumineuse aux êtres et aux choses immortalisées ». On parle de même de la géométrisation des formes et de la composition des toiles. Pour en finir sur mes prénoms (Paul  Clodel) qui n’ont pas de familiarité à l’écrivain, mais plutôt la découverte par ma mère de  Clodel sur une boite d’allumettes le jour de ma naissance le vingt avril 1967. Clodel, est le nom d’un fabriquant d’allumettes de l’époque.

      En attendant que l’exposition se terminait, mon oncle Jean-Pierre et moi, nous nous rendions à Vichy. Je trouvais alors une galerie d’expos pour les mois de mai et de juin 1998. Cet endroit situé à l’avenue Aristide Briand était donc la  Galerie d’Orient. Le 22 janvier je quittais la métropole, je gardais donc d’excellents souvenirs de ce voyage.  Mon oncle devait s’occuper de déposer et ramener les toiles à Vichy.

     J’avais exposé ailleurs que dans mon île natale. Pourtant je me sentais plus Réunionnais en France qu’ici. Lors de ce voyage en métropole je me suis fait la réflexion suivante  les artistes n’ont pas leur place dans l’Art à  la Réunion, ou du moins leur notoriété ne sera reconnu qu’après leur mort. Nous sommes mieux reconnus en France, ou en Europe qu’ici. La Réunion est jeune et peut-être novice dans ce domaine artistique. Les réunionnais sont sensibles tout de même aux belles choses; sans pour cela avoir le désir de s’en procurer. L’artiste créole le ressent, mais doit continuer sa recherche sur l’Art. Il nous faut des années, voir même un siècle pour qu’un d’entre nous remplacera un « Antoine Louis Roussin ou un maître »…

      Pour ma part je m’étais promis de retourner un jour en France. Certes,  j’avais de l’ambition mais encore fallait-il avoir les moyens de les réaliser ? Combien me coûterait un tel voyage? Qui pourrait si ce n’était mes propres économies d’ouvrier d’entretien et d’accueil ?

Ces questions me hantaient souvent. Je sais qu’exposer ailleurs qu’ici est du domaine de l’impossible. Il me restait qu’une exposition à faire à Vichy, prévu en mai et juin de cette année 1998. Mon oncle Jean-Pierre, à qui j’ai confié vingt deux tableaux, m’a confirmé par téléphone, que l’expo avait bien  lieu. Il restait à savoir si les habitués de la Galerie d’Orient, qui viennent pour des tapis, trouveront bon compte à se procurer une toile «traitïste». Il est vrai que la vente m’intéressait moins que les articles de journaux, et  notamment celui que je n’ai pas pu avoir de la  « Montagne » qui était paru un dimanche et que ni mon oncle Jean-Pierre, ni les propriétaires de la boutique n’avaient pu garder : les articles sur le traitïsme. 

      Vers la fin juin la galerie m’apprenait qu’elle avait vendu un seul tableau et m’expédia le chèque par la poste. Mon  oncle s’occupa du retour chez lui à Montluçon et ce fut pour  moi la fin de mes expositions sur la  métropole du moins pour cette année 1998.

 

Article du journal "La Montagne"

 

Articles de divers journaux de Montluçon

 

Articles de divers journaux de Montluçon

 

 

4ème Phase de création

Le traitïsme-cubique-sensoriel :

       J’avais enfin pu me défaire de ce fameux support traitilliste, à savoir les allumettes. Ces derniers me prenaient trop de temps à la réalisation et diminuaient ma progression artistique. Désormais je suis revenu à la toile traditionnelle de lin enduite et je rajoutais une surcouche de peintures à l’huile. Cette dernière ne peut ressembler aux «couches Impressionnisme » ces  empattements si combien nécessaires, par sa rapidité et sa variété, remplaceront mes bûchettes de pin qui seront utilisées plus tard, pour utilisées par la suite,d’autres recherches artistiques…

      Ils pourraient par exemple être employés pour «l’abs-traitïsme». Je préférais utiliser les toiles de lin traditionnels en travaillant beaucoup plus sa matière. Dans le «traitïsme-cubique-sensoriel », dernière phase en cour sur mes recherches artistiques (ma vie ressemble à un laboratoire de forme), j’ai du étudier pour sa réalisation, les techniques et styles employés par les maîtres de la peinture suivants : Georges Seurat (1859-1891)Paul CézannePablo Picasso et Georges de La Tour (sur Wikimedia). Pour commencer je découvre chez Seurat son fameuxdivisionnisme qui m’impressionnait au point de l’utiliser. Je me laissais emporter par son enseignement de décomposer la couleur. Si le point de Seurat m’inspira le trait, ses décompositions m’inspirèrent la géométrisation des formes. Mais cela ne me suffisait pas, car de tempérament plutôt curieux pour l’Art en général, j’étudiais tout les travaux de Paul Cézanne *. J’avais appris de lui beaucoup de chose comme sa méthode de composition par exemple. Il se révélait que cette découverte artistique, en appliquant cette méthode représentait un but d’Art moderne. Dans La Montagne Sainte-Victoire vue de Bellevue (Metropolitan Museum), un tableau du maître on pouvait constater la présence de lignes de décompositions. Pablo Picasso voyait en Paul Cézanne un conseiller ayant une composition qui se rapproche des formes cubiques. De même, Picasso en fait son style et donnera lecubisme. Il s’inspirait de la composition de Cézanne, pour accentuer les lignes invisibles d’une œuvre. Il était bien dommage que les artistes modernes ne se consacrent pas plus à la recherche artistique des maîtres d’hier. Je pense qu’en les étudiant de plus prés, nous apprenons beaucoup plus. Ces  maîtres  picturaux nous ont laissé de véritables études, qui pourront pour l’avenir être indispensables à nos besoins. Quant à moi, j’ai pu tirer la leçon d’un mariage de genres, avec le « traitïsme – cubique - sensoriel ».  Il ne suffit pas seulement d’inventer des mots pour faire vivre cetraitïsme et encore moins, faut-il qu’il soit reconnu comme une technique picturale et non un style de peinture ? La technique permet d’approfondir la recherche artistique et le style à la tendance d’approfondir l’artiste (le style de l’artiste).

Ce qui importait pour le moment c’était l’utilisation de la composition de Seurat et la matière de Cézanne. Il fallait conserver les empilements des petits carrés qui formaient la division du format. Pour moi le format d’un tableau avait sa conséquence artistique. De ce fait, je décidais que le sujet de la toile ne devait pas être simplement un extrait d’une scène que le peintre  réalisait  sans mettre une barrière à son œuvre.

*Paul Cézanne style moderne et technique était avant-gardiste et donc mal compris depuis de nombreuses années. Même ces amis, artistes révolutionnaires de son époque, les impressionnistes, étaient dédaigneux de style progressif de Cézanne et de sa méthode. Après la première exposition impressionniste, Il n’était pas compris des spectateurs et se vu rejeté par ses travaux scientifique sur sa peinture.  Sa composition est controversée selon l’époque. Cézanne travaillait avec des couches épaisses de peinture. Bien qu'il ait été étroitement avec l’impressionniste Camille Pissarro (1830–1903), ce dernier, est influencé par sa technique. Hormis qu’il utilise des scènes en plein air dans sa peinture Cézanne n'était pas un impressionniste. Il était un artiste très moderne qui ne rentre pas dans une catégorie quelconque de style de peinture. Sa théorie picturale a été un précurseur pour les mouvements : fauvisme et lecubisme. Maintenant Cézanne par ses idées modernes de l’art devient pour le traitïsme l’icône incontournable. 

      Dans l’art naïf, le peintre décidait de façon libre de disposer sur le support sans le souci de composition  dans sa peinture.

 Je partageais cet avis avant l’étude des grands maîtres tel que : George Seurat, Paul Cézanne et Pablo Picasso. Je me laissais convaincre à l’idée qu’une toile ayant à sa base une «bonne composition» est une toile dont l’œuvre est riche et elle est intéressante pour l’Art.

Je considérais le format d’un tableau vierge, avec sa belle surface toute blanche. En mathématique, ce dernier pouvait se symboliser en un rectangle (selon le format classique, sinon à un carré, losange ou triangle si les formats sont fantaisistes). Cette figure rectangulaire,  composée de quatre angles droits dont les côtés sont égaux, je  nommes des points : A,B,C,D. Ces derniers constituent le format de la toile (4 F, 4 P ou 4 M par exemple), l’espace est vide et pour le remplir il suffit de placer d’autres points au centre des pointsA et BA et CB et D et C et D. Ayant les points du milieu (E, F,G,H)  il faut tracer des lignes en longueur et en hauteur. En divisant par deux l’horizontal et la verticale on obtenait plusieurs petits rectangles. On pouvait de même continuer à tracer les milieux de ses points ‘E, F, G, H’(voir traitïsme schéma l'hommage à SEURAT de Paul Clodel ) et ainsi parler de mode de division à l’intérieur d’une  figure. Le dessin était tracé sur les lignes de compositions tout en respectant le format de la toile. Je devenais donc dépendant du format à tel point que le dessin épousait les formes qui se rapprochent de Pablo Picasso, c’est à dire, le cubisme. Mais dans le « traitïsme - cubique - sensoriel » il y avait la notion de la sensation que seul le jeu d’ombre et de lumière chère à  De La  Tour peut me procurer. Je notais donc que ma peinture était l’union de styles très différents, et  qui  prend vie grâce  aux traits ; de ce mariage sont nés les œuvres suivantes : « Croque ma pommela liseuse de Clodel*, le portrait de Cézanne*,  le portrait de Picasso*les joueurs de cartes* et les demoiselles de la Réunion* ».

         « Dans le traitïsme-cubique- sensoriel on peut retrouver trois éléments : le trait, le cubisme et la sensation. Ces derniers, constituaient une réunion de genres différents sur une même toile afin de créer un style de peinture. Si le trait reste la clé du mouvement, elle détermine alors la force de l’union des divers styles employés jusqu’ici pour créer cette nouvelle phase artistique. Je continue par peindre la toile normalement puis je pose les traits à l’aide d’un petit pinceau de  façon obliques tout en gardant  le même sens. A la différence du cubisme dans ma nouvelle phase c’est la suppression des contours des personnages par des traits entrecroisés ou hachurés. J’obtiens là un résultat qui se rapproche du traitïsme et reste tout de même impressionniste. Ce qui caractérise  « le traitïsme - cubique - sensoriel » c’est aussi ce jeu d’ombre et de lumière. Ces effets de luminosités apportent la sensation de douceur et immergent mes personnages de lumière. Si j’opte pour leclair-obscur c’est qu’avec l’étude faite du travail de Georges de La Tour  Saint Joseph charpentier, 1643, musée du Louvre, Paris, je peux réunir plus de cinq cents ans d’histoires picturales en  utilisant ma façon de peindre aux traits »…

      Mais ce n’était pas là l’unique raison de mes recherches. Ce qui m’avait poussé à employer le contraste d’ombres et de lumière, c’est ce côté ténébreux qui enferme un corps ou un sujet dans une pièce totalement obscure. Ce qui d’ailleurs le met en valeur par l’éclairage d’objets lumineux comme exemple je cite une bougie, un chandelier, ou un simple feu. Ces effets donnent à mes toiles une plus grande sensation. C’est pour cela que j’ai employé le mot sensoriel.

      

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Nature morte et portraits, toiles traitïstes Cubique Sensoriel de Paul Clodel Cochard, 

29 juin 2014

Du Traitïsme au Néo-Traitïsme à l'Ex-Collection Drozin Paul Clodel Villa de la Région

Du Traitïsme au Néo-Traitïsme à l'ex-collection Rennée Drozin à la Villa de la Région St-Denis 

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Affiche expo Villa

 

Du traitïsme au néo-traitïsme à l'ex-collection Drozin


Exposition de peinture à la Villa de la Région 
49, rue de Paris, Saint-Denis 

Du 05 au 27 juillet 2014

Vernissage le 04 juillet à 18 h 

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Méditation 
Rencontre aux valeurs de l'amitié virtuelle à la valeur de la réalité !

«Ce que je voyais hier comme un problème, je le vois aujourd’hui comme une occasion d’évoluer, de grandir et de me dépasser» (Cherry Blosson: les beaux proverbes). 

"Crois en toi, tu voleras haut. Peu importe ce que les gens disent et combien de temps ça prendra. Sois vrai, sois fidèle à toi-même et suis ton cœur".

A travers ce vernissage du vendredi 05 juillet à la Villa de la Région, je me suis donc réveillé d'un songe qui ma sorti du lit de la vie c.à.d la réalité après la virtualité. De cela, j'ai grandi. Au bout de trente année de carrière dans le domaine artistique, entre autres la peinture, je n'ai jamais eu cette impression d'être, le peintre abandonné. Mais jadis j'ai connu mieux en succès des vernissages en abondances d'amis et de passionnés de peintures. 

Préface par Nathalie Cochard

En France comme à la Réunion, les traditions pour sauvegarder les styles de peintures ne font plus de révolutions. S’il est vrai, que l’impressionnisme a représenté le cœur, voir même le détonateur de ces révolutions artistiques du XIXème et XXème siècles a eu aussi le mérite de casser les règles de l’académie et a permis aux autres mouvements artistiques de se moderniser.

Si le pointillisme est fini, à la mort de Georges Seurat, le 29 mars 1891, il aura fait don de sa découverte artistique à autrui. Sa technique aura permis à d’autres courants artistiques de se développer, comme : le cubisme, le futurisme, et l’abstraction… Ces derniers vont étudier les recherches de Georges Seurat et ses structures géométriques calculées pour en faire bon usage. Seurat sera toujours présent dans le travail d’un artiste réunionnais : Paul Clodel Cochard, connu sous ses prénoms, qui en 1994 invente le «traitillisme ». Ce dernier par la suite sera renommé « le traitïsme », ajoutant un « ïsme » à l’art contemporain, en 1995. Paul Clodel découvre à travers les techniques qu’emploie G. Seurat : le divisionnisme. A la seule différence du maître, il se sert donc du mode de division pour constituer ses propres compositions. Les lois du divisionnisme ne sont plus les mêmes, car l’époque a bien changé.

La composition « concaviste » de Paul Clodel c'est de prendre les milieux et de les divisés en quadrillage afin d'obtenir une forme concave.

Il se veut être avant tout un créateur qui transformera la méthode divisionniste, par sa propre composition nommée « le concavisme ». Mais si le traitïsme essayera de trouver sa place dans le cœur des réunionnais et qui depuis une quinzaine d’années s’approprient des œuvres traitïstes. On pourra dire aussi que ce seul mouvement local sera renforcé à l’arrivée des artistes tels que : Claude Bègue, Tristan Hoarau, Alphonse Nativel. Les traitïstes viendront renouer les traditions des grands mouvements français. Tous unis dans la même idée de peindre aux traits de couleurs ils feront donc les émules et arriveront à exposer à la Réunion et en France métropolitaine : Béthune, Rillieux-la-Pape, Montluçon 1998 et 2009, Vichy et Lyon 1er.

Paul Clodel se veut avant tout être un créateur de style il pour cela il développe un après traitïsme. Le Néo-Traitïsme sera sa nouvelle phase créative. Le néo-traitïsme est nait en 2004 par une œuvre  intitulée : La mère et l’enfant. L’artiste travaille sa composition et le mode concavisme prend naturellement sa place. Ses traits de pinceau deviennent plus élargies et épouses les formes du sujet. Le néo-traitïsme va au fil du temps se développer et atteindre des proportions contemporaines. Le peintre se dépeint à l’intérieur de ses œuvres et ajoute à cela une vision du quotidien et un avis personnel qui choqueront les uns et raviront les autres. Par un récit écourté Paul Clodel nous manifeste son néo-traitïme.

Nathalie Cochard (épouse de l'artiste)

 Le mot du Président Paul Clodel Cochard à Didier Robert Président de Région

 

 L’Art n’a qu’une parole c’est celle qu’on ne dit jamais à voix haute mais l’exprimant mieux sur une toile. Aussi je tiens solennellement et en digne représentant des autres artistes, vous Mr Didier Robert et l'ensemble des acteurs artistiques de la Région Réunion, remercier pour la réalisation de cette exposition « Du traitïsme au Néo-Traitïsme à l'Ex-Collection Drozin » à la Villa de la région à Saint-Denis de la Réunion.

Didier Robert (Président de Région) et Paul Clodel Cochard (Président de l'Ass.Paul Clodel, A .P.C.). 

 

La première toile traitilliste de Paul Clodel

Les deux musiciens

Les deux musiciens de Paul Clodel Cochard 1994 (première toile traitilliste),

(collection Jean-François Samlong).

«La pratique de l’Art est d’autant plus intéressante si elle se double d’une solidarité active. Cette solidarité, d’autres peintres de renommée internationale ont réussi à la vivre avant vous, et je pense que vous vous inscrivez naturellement dans cette continuité. Ce qui est vrai pour l’art pictural l’est aussi pour la musique, la littérature. Bravo pour votre enthousiasme, en espérant que d’autres artistes rejoindront bientôt le courant réunionnais du traitïsme. Que vos expositions, tant à la Réunion, dans la régions de l'Océan indien, qu'en France, soient autant de succès auprès du grand pablic ”. ( Courrier de Jean-François Samlong. 1998).

 L'Histoire du Traitïsme (Île de la RÉUNION)

 GEDC0259<"Jardin créole", huile/toile, traitïste, format : 15 P de Paul Clodel Cochard, 2008  

En 1994, le mouvement " traitïste " était en préparation en atelier. Il voit le jour en décembre 1995 lors d'une exposition intitulée " laisse alumet son maloya " à la médiathèque de Saint-Pierre du 18 au 23 décembre. A travers cette exposition où tous les supports sont en allumettes, collées et pressées, la peinture de Paul Clodel, le créateur de ce mouvement, épouse le maître-mot, le trait; ce dernier omniprésent dans tous les œuvres de l'artiste. Revêtant différentes couleurs, juxtaposé et fixé sur les allumettes, le trait dans sa pureté et par le jeu d'une grande variation donne naissance à une œuvre figurative riche et surprenant... L'artiste qualifie cette technique le traitillisme, se référent à la théorie de      Georges SEURAT (1859-1891) le pointillisme.  

Ci-dessous: "Cécile dans les cubes", huile/bois d'allumettes,15 P. Paul Clodel Cochard,  Année 2000 

La deuxième exCécile dans les cubesposition traitillisme, fut à l'O.C.B de Saint-Benoit où Paul Clodel expose seul ses œuvres en allumettes et prétendait ouvrir son style à d'autres artistes. Le mot " traitïsme " tout d'abord, est un clin d'œil à l'art du départ de l'artiste le naïf dont il ravit le "ï".

Sur la voie du maître SEURAT le traitïsme devient beaucoup plus géométrique. C'est le mode de division de couleurs qui détermine la composition de la toile. Par analyse des plans, dans ses œuvres, on peut découvrir, en divisant à partir du milieu horizontalement et verticalement et ensuite les milieux en quadrillage. Cela s'appelle le divisionnisme.

Dans la division des plans de couleurs l'œuvre figurative se transforme en cube. Cette façon de procéder permet de déterminer une peinture géométrique.

Pour la phase traitïsme divisionniste, l'œuvre garde son aspect naturel, mais la composition est visible, par rapport qu'elle est souligné par la peinture.

Les allumettes comme support, demandant trop de temps et pouvant être imitées par des couches de peintures épaisses, sont abandonnées. La toile de lin, enduite, revient et est un support le plus utilisé.

Cécile et le portable

 Paul Clodel invente d'autres phases de création, comme le traitïsme naïf, surréaliste, réaliste impressionniste... Se veut en quelque sorte un artiste voulant rassembler tous les mouvements artistiques sous un même style. Créant la phase cubique dans le traitïsme cubique sensoriel, où le trait impressionniste casse la doctrine chère aux impressionnistes.

Le traitïsme cubique sensoriel, se référence à la manière des artistes qui jouaient avec la lumière c'est à dire le clair-obscur. Mais là où l'œuvre devient plus moderne c'est dans la technique cubisme. Le fait que l'œuvre soit devenue ainsi, c'est par rapport au divisionnisme. En alignant le dessin par les lignes géométriques et les peignant aux traits de couleurs, la peinture cubique semble devenir plus sensorielle. Dans le cubisme, la différence serait les soulignements des contours du sujet.

 Cette expérience dans la technique cubique sensorielle prouve que la peinture peut se marier entre plusieurs mouvements. Mais cette cuisine est importante pour la suite de nouvelles phases de recherche sur la création artistique. Par exemple dans le clair-obscur, les traits qui sont omniprésents sont visibles dans la même direction. Le sens des traits en oblique (gauche ou droite) peuvent être à la verticale ou à l'horizontale. On trouve aussi le sens des traits en spirale sur certains tableaux et on peut voir également des traits dans tous les sens.

Le seul mouvement que le traitïsme ne peut s'inspirer c'est le pointillisme. Par rapport que ce dernier est composé de points ronds.

 Par Fabrice Redon du journal la Montagne (Montluçon). 

Le vieux château, ville de Montluçon, toile de Paul Clodel

  On connaissait le cubisme, cher à Picasso, le fauvisme de Matisse ou le surréalisme de Chagall. Mais qui a déjà entendu parler du traitïsme ? Ce mouvement artistique est né en 1994 sur l’île de la Réunion des mains d’un artiste local appelé Paul Clodel.

 

Lui et trois autres de ses collègues, Claude Bègue, Alphonse Nativel et Nathalie Grondin, exposent leurs œuvres en ce moment à la galerie Mezz’Art de la librairie des écoles. Un long périple de 13.000 km, trente-et-un tableaux à l’affiche. Tous de petit format. « Dans les bagages, on n’avait pas trop de la place », s’amuse Paul Clodel.

 Ducs de Bourbon

Expo Montluçon 2009, La Montagne

Claude Bègue exécute quelques nus, Alphonse Nativel présente un voilier sur la mer, Nathalie Grondin une cabane de pêcheur et un alambic de paille. Paul Clodel, lui, se joue de quelques scènes de la vie quotidienne réunionnaise tout en croquant goulûment l’église de Vichy ou le château des Ducs de Bourbons.

Comment devient-on traitïste ? Tout simplement, en réalisant ses premières toiles sur des supports rassemblant des milliers d’allumettes collées les unes aux autres. « L’allumette est un trait » résume Paul Clodel qui compte les adeptes de sa technique sur les doigts d’une seule main. «  C’est vrai qu’on n’est pas très nombreux. Après, je vois régulièrement des artistes qui font du trait sans faire référence au traitïsme ». Claude Bègue, lui, ne se cache pas.

 Il avoue sa fascination pour ce « style nouveau ». « C’est un mouvement qui part de chez nous, il faut donc le défendre. Faire un trait sans casser l’image, c’est ma philosophie ».

L'image du jour, la Montagne et La Semaine de l'Allier-2009

Paul Clodel, qui fait souvent référence au pointillisme de Georges Seurat, est déjà content d’une chose. «  J’ai crée un mouvement de mon vivant. D’autres n’ont pas eu cette chance ».

  1984-2014 « 30 ans de carrière & 20 ans du traitïsme »

L’artiste peintre Paul Clodel fête en 2015 ses 30 ans de carrière et ses 20 ans d’exposition du style de peinture le « traitïsme & le néo-traitïsme». Ce dernier est un courant artistique réunionnais que Paul Clodel a inventé en 1994. Comme pour le pointillisme de Georges Seurat (1859-1891) le traitïsme consiste à peindre en juxtaposant des traits de couleur pure, au lieu des points.

 

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Après une formation à l’école de dessinateur publicitaire en 1984, avec Charly Lesquelin, Paul Clodel Cochard de son vrai nom, partage les connaissances de ses professeurs sortant des écoles supérieures d’Art. Avec leur enseignement et leur conseil personnel, Paul Clodel décide d’exposer ses premiers tableaux en 1989 au syndicat d’initiative à Saint-Pierre. Il signe sous le pseudonyme de Paul Clodel C. L’artiste se réfère à l’art naïf, cher à son professeur de dessin, André Oudet, à la seule condition de ne pas copier l’œuvre du maître mais d’y ajouter le sien. Son style se définit par une simplicité d’images de la Réunion. Paul Clodel peint sans gène des cases créoles et des scènes de la vie réunionnaise. Il y ajoute un vécu, un passé avec une sensibilité expressive et le tout se retrouve coucher sur la toile.

Un des premiers artistes peintre qui le soutiendra à suivre cette voie est Bernard Debergh. Paul Clodel exposera plusieurs fois dans le Sud et en 1993 à Sainte-Marie où il supprimera le « C » de son nom. En 1994, une rencontre va changer son style et même sa technique. Un écrivain réunionnais célèbre par sa poésie et ses nouvelles, J-F Sam Long, va l’encourager à développer un style que l’artiste avait fait pour s’amuser. Clodel inventera un style de peinture qu’il baptisera traitïsme. Il invente de même un support adapté à son style qui n’est donc que des allumettes pressées et collées sur du contre plaqué.

Un mouvement réunionnais naissait et Paul Clodel ne pouvait le partager sans ses nouveaux disciples : Claude Bègue, Marius Sinama, Tristan Hoarau… Nathalie Grondin (Cochard). Ces derniers lui ont permis de faire des émules et d’arriver à exposer une trentaine de fois à la Réunion et six fois en France (Béthune, Rillieux-la-Pape, Montluçon (1998-2009), Vichy et Lyon 1er).

Expo mezz'art 98 coupures de press
Montluçon'ArtTampon Mag juillet 2008Epo Vichy 98 coupure de presse

 

 

 

 

 

 

 

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Le Néo-Traitïsme

« Le « néo-traitïsme » se définit certes par des traits de couleurs mais au lieu d’avoir des hachures réalisées à main levée, il y a l'apport des bandes de couleurs, à la fois longues et plates, qui forment des traits. Sa composition s’approprie d’une de mes inventions et que je baptise : « le Concavisme* »

Paul Clodel Cochad( l'inventeur et fondateur du Traitïsme et Néo-Traitïsme - Réunion)

 

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Comme dans le traitïsme qui consiste à peindre et à composer par des petits traits juxtaposés de couleurs pures de son île natale, la Réunion. C’est la naissance d’un mouvement réunionnais qui aura une grande importance pour l’art local en comptant le nombre d’exposition traitïste et le nombre d’adepte, Claude Bègue, Tristan Hoarau, Alphonse Nativel et de Paul Clodel qui ne se contente pas d’en rester au traitïsme. Il va plus loin que les petits traits en les élargissant et redonner vie par une nouvelle composition. L’œuvre devient contemporaine voir moderne par certaines scènes. Il n’abandonne pas le traitïsme mais donne suite à une nouvelle phase de recherche : le néo-traitïme. Il se définit certes par des traits de couleurs mais au lieu d’avoir des hachures les traits deviennent des bandes colorées. De même la composition reste quant à elle : divisionniste chère à Georges Seurat. Mais Paul Clodel s’approprie de la même composition tout en inventant une autre à sa façon de moderniste et il le baptise : « le Concavisme ». Il prend les points de divisions et tente de les rendre concaves.

 A notre époque, les lois du divisionnisme ne sont plus appropriées, Paul Clodel se veut d’être un fervent défenseur de Seurat? Bien sûr, il se veut avant tout créateur.

Aujourd’hui en France on ne fait plus de révolution pour sauvegarder des traditions. Si l’impressionnisme a été le détonateur de nouveaux courants artistique et pas des moindres comme le néo-impressionnisme. Ces derniers avaient brisé les liens avec la tradition académique. Elle permet à l’art moderne une inspiration nouvelle et ouvre un chemin à chacun pour une innovation artistique. Il est vrai que les impressionnistes défendaient la peinture en plein air ; Seurat, lui, intellectualisait le mouvement. Sa recherche artistique si bien structurée a influencé les fauvistes, les cubistes, les futuristes, aussi bien l’abstraction et pour venir au mouvement traitïsme.

Si le mouvement traitïsme se veut démarquer du pointillisme c’est qu’il y a une ouverture sur le monde contemporain. Paul Clodel Cochard se dit d’être ferveur défenseur d’un art trop nouveau. Ce dernier, à ces yeux, passerait pour un art contemporain.

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« L'Art Contemporain est l'expression des artistes de notre époque. Que se soit sous forme de dessin, de peinture, de sculpture, de photographie, de vidéo, d'installation, de performance et la liste est encore longue, les artistes puisent dans le contexte historique, politique, économique et social des thèmes de travail; Mais l'Art n'est pas réductible à un thème!. Si l'art dépend de son époque, sa qualité première est de la transcender, d'aller au-delà ».

 Le Néo-Tratïsme (en peinture) est la projection d'une subjectivité qui tend à déformer la réalité pour inspirer au spectateur une réaction émotionnelle. Ce dernier se définit au terme technique par des traits de couleurs. Mais cependant, au lieu d’avoir des hachures les traits deviennent des bandes de couleurs. De même la composition reste divisionniste et s’approprie d’une composition que j’ai inventée : « le Concavisme ».

« Les représentations sont souvent fondées sur des visions, déformant et stylisant la réalité pour atteindre la plus grande intensité expressive ». Celles-ci sont le reflet de la vision personnelle sur mon époque, hantée par l’actualité et l’histoire de mon île, la Réunion. Mes œuvres néo-traitïstes mettent souvent en scène des symboles, influencés par la psychanalyse naissante et les recherches du « symbolisme de l’action ».

 

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Ex-Collection Renée Drozin

 L'exposition à la Villa de la Région regroupe un ensemble d’œuvres de Paul Clodel Cochard , de Claude Bègue, ainsi que la l'Ex-Collection Drozin.

 L'Association Paul Clodel (A.P.C) souhaite rendre ici hommage à Maître Renée Drozin-Hassen, avocate et bâtonnière emblématique, décédée le 07 janvier 2012.

En montrant des œuvres de cette dernière et qui sont devenues la nouvelle collection de l' Atelier Paul Clodel Cochard en 2010. Ce fut des toiles restaurées par les mains de l'artiste Paul Clodel. Une petite collection de huit œuvres des artistes vivant ou décédés dont voici un bref portrait d'eux:

 Claude Muras, Gilbert l'Héritier (1917-2000), Bertrand Boyer, J. Brouant, Morin, CAD, et Loupy Calaviq.

Le jardin secret de Claude Muras

 Claude Muras(Biographie claudemuras.ch)

 <"Le jardin secret", 10 F Collection. Paul Clodel

Claude Muras Toulousaine d’origine est installée à Genève depuis 10 ans. Passionnée et sensible, elle n'est pas une coloriste mais un peintre en demi-teintes. le regard qu’elle porte sur la vie prend forme à travers ses peintures.

 " Quand la couleur est vive, c’est que je veux donner un accent sur la toile, elle intervient comme une invitation, pour moi, c’est donner à regarder, à aller au delà du premier regard". (Claude muras)

La peinture de Claude Muras est une histoire d’états d’âme. Des corps à corps qui se mélangent au travers des rythmes et des ambiances où les sentiments sont maîtres. Son sujet de prédilection est la femme. Ses femmes sont présentes, fortes, tendres, amoureuses et sauvages. "Je n’ai pas envie de les peindre comme uniquement belles et sensuelles, elles savent qui elles sont. Elles représentent n’importe quelle femme, vous, moi, dans leur émotion »

  Claude Muras se donne beaucoup de liberté dans ses toiles. Sa peinture bouge en fonction de ses sentiments.D’une expérience intense de 30 ans, Claude Muras ne s’arrête jamais de chercher ; creuser pour révéler au plus juste l’intensité de chaque personnage et des sujets qu’elle traite. Elle sait nous faire ressentir, avec émotion, les ambiances, les gestes, les couleurs, les traits et les mouvements qui animent ses toiles. Sa détermination et son envie d’exprimer, font d’elle une artiste accomplie.

Elle a suivi les Beaux-Arts de Toulouse à l’atelier du peintre Christian Schmidt dont l’enseignement va de Cézanne aux peintres contemporains en passant par André Lhote, Gromaire et Kokoschka.

 Principales expositions :îIe de la Réunion : 1983, 1985, 1996, 2005.Paris : 1987, 1989, 1991, 1993, 2007.Bordeaux : 1990.2012 Bruxelles : 1990.Strasbourg : 1991, 1994.St Gilles Croix de Vie : 1992, 1995, 1999, 2002, 2006, 2010.Carces : 1993.Nîmes : 1994.Genève : 1993, 2002, 2004, 2006, 2009,2012. Lausanne : 1995.Toulouse : 2007, 2010.      

  

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Gilbert l'Héritier (1917-2000)

Gilbert L'Héritier, peintre Français et illustrateur. A gauche « le château d’Entrevaux » 10 F.

 

GEDC0275 Bertrand Boyer

 

Né en 1928 à Saint-Pierre, Île de la

Réunion, il a une formation de l’École des Beaux Arts de Paris, en 1950. Il est nommé quatrième logistique du prix de Rome, en 1953. En 1958, il obtient le prix de la « Casa Velasquez » et devient membre de la Nationale des Beaux Arts. Bertrand Boyer a réalisé de nombreux décors dans différents lieux de la Réunion et notamment à l''Hôtel de Ville de Saint-Denis. De carrière d'enseignant aux Beaux-Arts où il est aujourd'hui en retraite et vie quelque part entre l'Inde et la Réunion. Il a beaucoup d’œuvres dans le monde et aux FRAC REUNION.

La collection Paul Clodel en possède deux, dont à gauche

      

< Abstraction » ou « bateau échoué (20F)

 

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Site de la Rivière d'Abord, St-Pierre  15 F, B. BOYER  

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  ^Morin (abstration)

 GEDC0273   

 Loupy Calaviq  

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 Jean Brouant, illustrateur et peintre français  

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 CAD (1934)                                                                  "Nue couchée" Claude Bègue

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Comment devient-on traitïste ? Tout simplement, en réalisant ses premières toiles sur des supports rassemblant des milliers d’allumettes collées les unes aux autres. « L’allumette est un trait » résume Paul Clodel qui compte les adeptes de sa technique sur les doigts d’une seule main. «  C’est vrai qu’on n’est pas très nombreux. Après, je vois régulièrement des artistes qui font du trait sans faire référence au traitïsme ». Claude Bègue, lui, ne se cache pas.

 Claude Bègue avoue sa fascination pour ce « style nouveau ». « C’est un mouvement qui part de chez nous, il faut donc le défendre. Faire un trait sans casser l’image, c’est ma philosophie ».

 

Le traitïsme se veut avant tout être un nouveau regard sur tous les courants artistiques déjà inventés, tous les styles peuvent être aux traits et composés à la manière divisionnisme… Peut être le prolongement de l'impressionnisme sur l'Art moderne. 

 Le paille en queue de Claude Bègue

 

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Paul Clodel Cochard

Né le vingt avril 1967 au Tampon dans une île de l'Océan Indien (La Réunion) de père et mère réunionnais. En 1983 Paul Clodel entre en section de dessinateur en publicité au lycée de Saint-Pierre. En 1985, il eut un coup de pouce de son professeur de dessin d'art naïf, André Oudet, pour la réalisation de cinq de ses premières gouaches en l'édition de cartes postales. Il entame ensuite des études d'Arts Appliqués au lycée du Tampon (Roland Garros). Puis une formation de peintre en lettre et dessinateur mural au Lycée de Saint-Louis. En 1989, il expose pour la première fois à la galerie du syndicat d'initiative de Saint-Pierre, rue Archambaud, sous le pseudonyme de "Paul Clodel C.". Il expose des cases créoles, des scènes de vies et des paysages de La Réunion. Le succès de ses ventes de tableaux lui fit rejoindre le chemin des expositions. Il expose le plus souvent dans le Sud de l'île et signe par la suite "Paul Clodel" pour qu'il n'y ait aucun lien de parenté avec l'écrivain et poète "Claudel". En 1994, il fait une rencontre avec un écrivain réunionnais qui changea sa façon de peindre et créa le traitillisme. En 1995, il fit une expo qui attira la presse locale car l'exposition mettait en valeur sa nouvelle technique de peinture, le traitillisme. Par la suite Paul Clodel abrège le nom "traitillisme" en un nom plus court et plus moderne devenant le "traitïsme". Le mot "traitïsme" est un clin d'œil à l'art naïf, dont il ravit le "ï. En 1998 le traitïsme devient un mouvement réunionnais et compte aujourd'hui des adeptes (C. Bègue, N. Cochard) qui en font partis. En 2011, il s'oriente vers le néo-traitïsme (le trait devient une bande colorée de différentes couleurs et qui sont juxtaposées et courbées). Ayant trouvé son style et technique de peinture il signe désormais: Paul Clodel Cochard

Cotation de l'artiste: 40 € le point un exemple (10 P. (portrait) 10 F. (figure) et 10 M. (marine) = 400 €

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La chute du chat, 15 P. (Année 2008)                            Cuisine d'antan lontan, 20 P. (année 2007)  

Le déjeuner sur l'herbe

    Le pont de Maincy d'hier-001

Réf. 115, Le déjeuner sur l'herbe, 25 F. (année 1998)              Réf.249, Le pont Nancy d'Hier, 15 P (1999)

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 Réf.452, La demoiselle aux fleurs, 20F, (année 2010)    Réf.447,Le mangeur de canne 20F, (208)

Dîner dansant, néo-traitïte de Paul Clodel

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 Réf.492, Diner dansant, 10F, (année 2010)                    Réf.503, Les tailleurs de pilons,15F (2013)

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    Réf.491, Le jardin secret, 10P, (année 2010)                Réf.450, Buveur de pile plate, 15F (2008)

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 Le nouveau-né                                                      Réf.505, La liseuse assoupie, 15F, (2013)  

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Réf.445, Jalousement, 20F, (année 2008)

16 juin 2014

Du Traitïsme au Néo-Traitïsme à l'Ex-Collection Drozin Paul Clodel Villa de la Région

 

Du Traitïsme au Néo-Traitïsme à l'ex-collection Rennée Drozin à la Villa de la Région St-Denis 

Affiche Ass         

 

Préface par Nathalie Cochard

En France comme à la Réunion, les traditions pour sauvegarder les styles de peintures ne font plus de révolutions. S’il est vrai, que l’impressionnisme a représenté le cœur, voir même le détonateur de ces révolutions artistiques du XIXème et XXème siècles a eu aussi le mérite de casser les règles de l’académie et a permis aux autres mouvements artistiques de se moderniser.

Si le pointillisme est fini, à la mort de Georges Seurat, le 29 mars 1891, il aura fait don de sa découverte artistique à autrui. Sa technique aura permis à d’autres courants artistiques de se développer, comme : le cubisme, le futurisme, et l’abstraction… Ces derniers vont étudier les recherches de Georges Seurat et ses structures géométriques calculées pour en faire bon usage. Seurat sera toujours présent dans le travail d’un artiste réunionnais : Paul Clodel Cochard, connu sous ses prénoms, qui en 1994 invente le «traitillisme ». Ce dernier par la suite sera renommé « le traitïsme », ajoutant un « ïsme » à l’art contemporain, en 1995. Paul Clodel découvre à travers les techniques qu’emploie G. Seurat : le divisionnisme. A la seule différence du maître, il se sert donc du mode de division pour constituer ses propres compositions. Les lois du divisionnisme ne sont plus les mêmes, car l’époque a bien changé.

La composition « concaviste » de Paul Clodel c'est de prendre les milieux et de les divisés en quadrillage afin d'obtenir une forme concave.

Il se veut être avant tout un créateur qui transformera la méthode divisionniste, par sa propre composition nommée « le concavisme ». Mais si le traitïsme essayera de trouver sa place dans le cœur des réunionnais et qui depuis une quinzaine d’années s’approprient des œuvres traitïstes. On pourra dire aussi que ce seul mouvement local sera renforcé à l’arrivée des artistes tels que : Claude Bègue, Tristan Hoarau, Alphonse Nativel. Les traitïstes viendront renouer les traditions des grands mouvements français. Tous unis dans la même idée de peindre aux traits de couleurs ils feront donc les émules et arriveront à exposer à la Réunion et en France métropolitaine : Béthune, Rillieux-la-Pape, Montluçon 1998 et 2009, Vichy et Lyon 1er.

Paul Clodel se veut avant tout être un créateur de style il pour cela il développe un après traitïsme. Le Néo-Traitïsme sera sa nouvelle phase créative. Le néo-traitïsme est nait en 2004 par une œuvre  intitulée : La mère et l’enfant. L’artiste travaille sa composition et le mode concavisme prend naturellement sa place. Ses traits de pinceau deviennent plus élargies et épouses les formes du sujet. Le néo-traitïsme va au fil du temps se développer et atteindre des proportions contemporaines. Le peintre se dépeint à l’intérieur de ses œuvres et ajoute à cela une vision du quotidien et un avis personnel qui choqueront les uns et raviront les autres. Par un récit écourté Paul Clodel nous manifeste son néo-traitïme.

Nathalie Cochard (épouse de l'artiste)

  Le mot du Président Paul Clodel Cochard à Didier Robert Président de Région

 L’Art n’a qu’une parole c’est celle qu’on ne dit jamais à voix haute mais l’exprimant mieux sur une toile. Aussi je tiens solennellement et en digne représentant des autres artistes, vous Mr Didier Robert et l'ensemble des acteurs artistiques de la Région Réunion, remercier pour la réalisation de cette exposition « Du traitïsme au Néo-Traitïsme à l'Ex-Collection Drozin » à la Villa de la région à Saint-Denis de la Réunion.

 

 La première toile traitilliste de Paul Clodel

 

Les deux musiciens

Les deux musiciens de Paul Clodel 1994,

(collection Jean-François Samlong).

«  La pratique de l’Art est d’autant plus intéressante si elle se double d’une solidarité active. Cette solidarité, d’autres peintres de renommée internationale ont réussi à la vivre avant vous, et je pense que vous vous inscrivez naturellement dans cette continuité. Ce qui est vrai pour l’art pictural l’est aussi pour la musique, la littérature. Bravo pour votre enthousiasme, en espérant que d’autres artistes rejoindront bientôt le courant réunionnais du traitïsme. Que vos expositions, tant à la Réunion, dans la régions de l'Océan indien, qu'en France, soient autant de succès auprès du grand pablic ”. ( Courrier de Jean-François Samlong. 1998). Les deux musiciens de Paul Clodel Cochard (première toile traitilliste en 1994).

 L'Histoire du Traitïsme (Île de la RÉUNION)

                                                         

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<"Jardin créole", huile/toile, traitïste, format : 15 P de Paul Clodel Cochard, 2008  

En 1994, le mouvement " traitïste " était en préparation en atelier. Il voit le jour en décembre 1995 lors d'une exposition intitulée " laisse alumet son maloya " à la médiathèque de Saint-Pierre du 18 au 23 décembre. A travers cette exposition où tous les supports sont en allumettes, collées et pressées, la peinture de Paul Clodel, le créateur de ce mouvement, épouse le maître-mot, le trait; ce dernier omniprésent dans tous les œuvres de l'artiste. Revêtant différentes couleurs, juxtaposé et fixé sur les allumettes, le trait dans sa pureté et par le jeu d'une grande variation donne naissance à une œuvre figurative riche et surprenant... L'artiste qualifie cette technique le traitillisme, se référent à la théorie de      Georges SEURAT (1859-1891) le pointillisme.  

Ci-dessous: "Cécile dans les cubes", huile/bois d'allumettes,15 P. Paul Clodel Cochard,  Année 2000 

La deuxième exCécile dans les cubesposition traitillisme, fut à l'O.C.B de Saint-Benoit où Paul Clodel expose seul ses œuvres en allumettes et prétendait ouvrir son style à d'autres artistes. Le mot " traitïsme " tout d'abord, est un clin d'œil à l'art du départ de l'artiste le naïf dont il ravit le "ï".

Sur la voie du maître SEURAT le traitïsme devient beaucoup plus géométrique. C'est le mode de division de couleurs qui détermine la composition de la toile. Par analyse des plans, dans ses œuvres, on peut découvrir, en divisant à partir du milieu horizontalement et verticalement et ensuite les milieux en quadrillage. Cela s'appelle le divisionnisme.

Dans la division des plans de couleurs l'œuvre figurative se transforme en cube. Cette façon de procéder permet de déterminer une peinture géométrique.

Pour la phase traitïsme divisionniste, l'œuvre garde son aspect naturel, mais la composition est visible, par rapport qu'elle est souligné par la peinture.

Les allumettes comme support, demandant trop de temps et pouvant être imitées par des couches de peintures épaisses, sont abandonnées. La toile de lin, enduite, revient et est un support le plus utilisé.

 

 

Paul Clodel invente d'autres phases de création, comme le traitïsme naïf, surréaliste, réaliste impressionniste... Se veut en quelque sorte un artiste voulant rassembler tous les mouvements artistiques sous un même style. Créant la phase cubique dans le traitïsme cubique sensoriel, où le trait impressionniste casse la doctrine chère aux impressionnistes.

Cécile et le portable

 Le traitïsme cubique sensoriel, se référence à la manière des artistes qui jouaient avec la lumière c'est à dire le clair-obscur. Mais là où l'œuvre devient plus moderne c'est dans la technique cubisme. Le fait que l'œuvre soit devenue ainsi, c'est par rapport au divisionnisme. En alignant le dessin par les lignes géométriques et les peignant aux traits de couleurs, la peinture cubique semble devenir plus sensorielle. Dans le cubisme, la différence serait les soulignements des contours du sujet.

 Cette expérience dans la technique cubique sensorielle prouve que la peinture peut se marier entre plusieurs mouvements. Mais cette cuisine est importante pour la suite de nouvelles phases de recherche sur la création artistique. Par exemple dans le clair-obscur, les traits qui sont omniprésents sont visibles dans la même direction. Le sens des traits en oblique (gauche ou droite) peuvent être à la verticale ou à l'horizontale. On trouve aussi le sens des traits en spirale sur certains tableaux et on peut voir également des traits dans tous les sens.

Le seul mouvement que le traitïsme ne peut s'inspirer c'est le pointillisme. Par rapport que ce dernier est composé de points ronds.

 

 

Par Fabrice Redon du journal la Montagne (Montluçon). 

Le vieux château, ville de Montluçon, toile de Paul Clodel

  On connaissait le cubisme, cher à Picasso, le fauvisme de Matisse ou le surréalisme de Chagall. Mais qui a déjà entendu parler du traitïsme ? Ce mouvement artistique est né en 1994 sur l’île de la Réunion des mains d’un artiste local appelé Paul Clodel.

 

Lui et trois autres de ses collègues, Claude Bègue, Alphonse Nativel et Nathalie Grondin, exposent leurs œuvres en ce moment à la galerie Mezz’Art de la librairie des écoles. Un long périple de 13.000 km, trente-et-un tableaux à l’affiche. Tous de petit format. « Dans les bagages, on n’avait pas trop de la place », s’amuse Paul Clodel.

 Ducs de Bourbon

Expo Montluçon 2009, La Montagne

Claude Bègue exécute quelques nus, Alphonse Nativel présente un voilier sur la mer, Nathalie Grondin une cabane de pêcheur et un alambic de paille. Paul Clodel, lui, se joue de quelques scènes de la vie quotidienne réunionnaise tout en croquant goulûment l’église de Vichy ou le château des Ducs de Bourbons.

Comment devient-on traitïste ? Tout simplement, en réalisant ses premières toiles sur des supports rassemblant des milliers d’allumettes collées les unes aux autres. « L’allumette est un trait » résume Paul Clodel qui compte les adeptes de sa technique sur les doigts d’une seule main. «  C’est vrai qu’on n’est pas très nombreux. Après, je vois régulièrement des artistes qui font du trait sans faire référence au traitïsme ». Claude Bègue, lui, ne se cache pas.

 

Il avoue sa fascination pour ce « style nouveau ». « C’est un mouvement qui part de chez nous, il faut donc le défendre. Faire un trait sans casser l’image, c’est ma philosophie ».

L'image du jour, la Montagne et La Semaine de l'Allier-2009

Paul Clodel, qui fait souvent référence au pointillisme de Georges Seurat, est déjà content d’une chose. «  J’ai crée un mouvement de mon vivant. D’autres n’ont pas eu cette chance ».

  1984-2014 « 30 ans de carrière & 20 ans du traitïsme »

L’artiste peintre Paul Clodel fête en 2015 ses 30 ans de carrière et ses 20 ans d’exposition du style de peinture le « traitïsme & le néo-traitïsme». Ce dernier est un courant artistique réunionnais que Paul Clodel a inventé en 1994. Comme pour le pointillisme de Georges Seurat (1859-1891) le traitïsme consiste à peindre en juxtaposant des traits de couleur pure, au lieu des points.

 

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Après une formation à l’école de dessinateur publicitaire en 1984, avec Charly Lesquelin, Paul Clodel Cochard de son vrai nom, partage les connaissances de ses professeurs sortant des écoles supérieures d’Art. Avec leur enseignement et leur conseil personnel, Paul Clodel décide d’exposer ses premiers tableaux en 1989 au syndicat d’initiative à Saint-Pierre. Il signe sous le pseudonyme de Paul Clodel C. L’artiste se réfère à l’art naïf, cher à son professeur de dessin, André Oudet, à la seule condition de ne pas copier l’œuvre du maître mais d’y ajouter le sien. Son style se définit par une simplicité d’images de la Réunion. Paul Clodel peint sans gène des cases créoles et des scènes de la vie réunionnaise. Il y ajoute un vécu, un passé avec une sensibilité expressive et le tout se retrouve coucher sur la toile.

Un des premiers artistes peintre qui le soutiendra à suivre cette voie est Bernard Debergh. Paul Clodel exposera plusieurs fois dans le Sud et en 1993 à Sainte-Marie où il supprimera le « C » de son nom. En 1994, une rencontre va changer son style et même sa technique. Un écrivain réunionnais célèbre par sa poésie et ses nouvelles, J-F Sam Long, va l’encourager à développer un style que l’artiste avait fait pour s’amuser. Clodel inventera un style de peinture qu’il baptisera traitïsme. Il invente de même un support adapté à son style qui n’est donc que des allumettes pressées et collées sur du contre plaqué.

Un mouvement réunionnais naissait et Paul Clodel ne pouvait le partager sans ses nouveaux disciples : Claude Bègue, Marius Sinama, Tristan Hoarau… Nathalie Grondin (Cochard). Ces derniers lui ont permis de faire des émules et d’arriver à exposer une trentaine de fois à la Réunion et six fois en France (Béthune, Rillieux-la-Pape, Montluçon (1998-2009), Vichy et Lyon 1er).

Expo mezz'art 98 coupures de press
Montluçon'ArtTampon Mag juillet 2008Epo Vichy 98 coupure de presse

 

 

 

 

 

 

 

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Le Néo-Traitïsme

« Le « néo-traitïsme » se définit certes par des traits de couleurs mais au lieu d’avoir des hachures réalisées à main levée, il y a l'apport des bandes de couleurs, à la fois longues et plates, qui forment des traits. Sa composition s’approprie d’une de mes inventions et que je baptise : « le Concavisme* »

Paul Clodel Cochad( l'inventeur et fondateur du Traitïsme et Néo-Traitïsme - Réunion)

 

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Comme dans le traitïsme qui consiste à peindre et à composer par des petits traits juxtaposés de couleurs pures de son île natale, la Réunion. C’est la naissance d’un mouvement réunionnais qui aura une grande importance pour l’art local en comptant le nombre d’exposition traitïste et le nombre d’adepte, Claude Bègue, Tristan Hoarau, Alphonse Nativel et de Paul Clodel qui ne se contente pas d’en rester au traitïsme. Il va plus loin que les petits traits en les élargissant et redonner vie par une nouvelle composition. L’œuvre devient contemporaine voir moderne par certaines scènes. Il n’abandonne pas le traitïsme mais donne suite à une nouvelle phase de recherche : le néo-traitïme. Il se définit certes par des traits de couleurs mais au lieu d’avoir des hachures les traits deviennent des bandes colorées. De même la composition reste quant à elle : divisionniste chère à Georges Seurat. Mais Paul Clodel s’approprie de la même composition tout en inventant une autre à sa façon de moderniste et il le baptise : « le Concavisme ». Il prend les points de divisions et tente de les rendre concaves.

 A notre époque, les lois du divisionnisme ne sont plus appropriées, Paul Clodel se veut d’être un fervent défenseur de Seurat? Bien sûr, il se veut avant tout créateur.

Aujourd’hui en France on ne fait plus de révolution pour sauvegarder des traditions. Si l’impressionnisme a été le détonateur de nouveaux courants artistique et pas des moindres comme le néo-impressionnisme. Ces derniers avaient brisé les liens avec la tradition académique. Elle permet à l’art moderne une inspiration nouvelle et ouvre un chemin à chacun pour une innovation artistique. Il est vrai que les impressionnistes défendaient la peinture en plein air ; Seurat, lui, intellectualisait le mouvement. Sa recherche artistique si bien structurée a influencé les fauvistes, les cubistes, les futuristes, aussi bien l’abstraction et pour venir au mouvement traitïsme.

Si le mouvement traitïsme se veut démarquer du pointillisme c’est qu’il y a une ouverture sur le monde contemporain. Paul Clodel Cochard se dit d’être ferveur défenseur d’un art trop nouveau. Ce dernier, à ces yeux, passerait pour un art contemporain.

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« L'Art Contemporain est l'expression des artistes de notre époque. Que se soit sous forme de dessin, de peinture, de sculpture, de photographie, de vidéo, d'installation, de performance et la liste est encore longue, les artistes puisent dans le contexte historique, politique, économique et social des thèmes de travail; Mais l'Art n'est pas réductible à un thème!. Si l'art dépend de son époque, sa qualité première est de la transcender, d'aller au-delà ».

 Le Néo-Tratïsme (en peinture) est la projection d'une subjectivité qui tend à déformer la réalité pour inspirer au spectateur une réaction émotionnelle. Ce dernier se définit au terme technique par des traits de couleurs. Mais cependant, au lieu d’avoir des hachures les traits deviennent des bandes de couleurs. De même la composition reste divisionniste et s’approprie d’une composition que j’ai inventée : « le Concavisme ».

« Les représentations sont souvent fondées sur des visions, déformant et stylisant la réalité pour atteindre la plus grande intensité expressive ». Celles-ci sont le reflet de la vision personnelle sur mon époque, hantée par l’actualité et l’histoire de mon île, la Réunion. Mes œuvres néo-traitïstes mettent souvent en scène des symboles, influencés par la psychanalyse naissante et les recherches du « symbolisme de l’action ».

 

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Ex-Collection Renée Drozin

 L'exposition à la Villa de la Région regroupe un ensemble d’œuvres de Paul Clodel Cochard , de Claude Bègue, ainsi que la l'Ex-Collection Drozin.

 L'Association Paul Clodel (A.P.C) souhaite rendre ici hommage à Maître Renée Drozin-Hassen, avocate et bâtonnière emblématique, décédée le 07 janvier 2012.

En montrant des œuvres de cette dernière et qui sont devenues la nouvelle collection de l' Atelier Paul Clodel Cochard en 2010. Ce fut des toiles restaurées par les mains de l'artiste Paul Clodel. Une petite collection de huit œuvres des artistes vivant ou décédés dont voici un bref portrait d'eux:

 Claude Muras, Gilbert l'Héritier (1917-2000), Bertrand Boyer, J. Brouant, Morin, CAD, et Loupy Calaviq.

Le jardin secret de Claude Muras

 Claude Muras(Biographie claudemuras.ch)

 <"Le jardin secret", 10 F Collection. Paul Clodel

Claude Muras Toulousaine d’origine est installée à Genève depuis 10 ans. Passionnée et sensible, elle n'est pas une coloriste mais un peintre en demi-teintes. le regard qu’elle porte sur la vie prend forme à travers ses peintures.

 " Quand la couleur est vive, c’est que je veux donner un accent sur la toile, elle intervient comme une invitation, pour moi, c’est donner à regarder, à aller au delà du premier regard". (Claude muras)

La peinture de Claude Muras est une histoire d’états d’âme. Des corps à corps qui se mélangent au travers des rythmes et des ambiances où les sentiments sont maîtres. Son sujet de prédilection est la femme. Ses femmes sont présentes, fortes, tendres, amoureuses et sauvages. "Je n’ai pas envie de les peindre comme uniquement belles et sensuelles, elles savent qui elles sont. Elles représentent n’importe quelle femme, vous, moi, dans leur émotion »

  Claude Muras se donne beaucoup de liberté dans ses toiles. Sa peinture bouge en fonction de ses sentiments.D’une expérience intense de 30 ans, Claude Muras ne s’arrête jamais de chercher ; creuser pour révéler au plus juste l’intensité de chaque personnage et des sujets qu’elle traite. Elle sait nous faire ressentir, avec émotion, les ambiances, les gestes, les couleurs, les traits et les mouvements qui animent ses toiles. Sa détermination et son envie d’exprimer, font d’elle une artiste accomplie.

Elle a suivi les Beaux-Arts de Toulouse à l’atelier du peintre Christian Schmidt dont l’enseignement va de Cézanne aux peintres contemporains en passant par André Lhote, Gromaire et Kokoschka.

 Principales expositions :îIe de la Réunion : 1983, 1985, 1996, 2005.Paris : 1987, 1989, 1991, 1993, 2007.Bordeaux : 1990.2012 Bruxelles : 1990.Strasbourg : 1991, 1994.St Gilles Croix de Vie : 1992, 1995, 1999, 2002, 2006, 2010.Carces : 1993.Nîmes : 1994.Genève : 1993, 2002, 2004, 2006, 2009,2012. Lausanne : 1995.Toulouse : 2007, 2010.      

  

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Gilbert l'Héritier (1917-2000)

Gilbert L'Héritier, peintre Français et illustrateur. A gauche « le château d’Entrevaux » 10 F.

 

GEDC0275 Bertrand Boyer

 

Né en 1928 à Saint-Pierre, Île de la

Réunion, il a une formation de l’École des Beaux Arts de Paris, en 1950. Il est nommé quatrième logistique du prix de Rome, en 1953. En 1958, il obtient le prix de la « Casa Velasquez » et devient membre de la Nationale des Beaux Arts. Bertrand Boyer a réalisé de nombreux décors dans différents lieux de la Réunion et notamment à l''Hôtel de Ville de Saint-Denis. De carrière d'enseignant aux Beaux-Arts où il est aujourd'hui en retraite et vie quelque part entre l'Inde et la Réunion. Il a beaucoup d’œuvres dans le monde et aux FRAC REUNION.

La collection Paul Clodel en possède deux, dont à gauche

      

< Abstraction » ou « bateau échoué (20F)

 

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Site de la Rivière d'Abord, St-Pierre  15 F, B. BOYER  

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  ^Morin (abstration)

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 Loupy Calaviq  

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 Jean Brouant, illustrateur et peintre français  

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 CAD (1934)                                                                  "Nu couché" de Claude Bègue

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Comment devient-on traitïste ? Tout simplement, en réalisant ses premières toiles sur des supports rassemblant des milliers d’allumettes collées les unes aux autres. « L’allumette est un trait » résume Paul Clodel qui compte les adeptes de sa technique sur les doigts d’une seule main. «  C’est vrai qu’on n’est pas très nombreux. Après, je vois régulièrement des artistes qui font du trait sans faire référence au traitïsme ». Claude Bègue, lui, ne se cache pas.

 Claude Bègue avoue sa fascination pour ce « style nouveau ». « C’est un mouvement qui part de chez nous, il faut donc le défendre. Faire un trait sans casser l’image, c’est ma philosophie ».

 

Le traitïsme se veut avant tout être un nouveau regard sur tous les courants artistiques déjà inventés, tous les styles peuvent être aux traits et composés à la manière divisionnisme… Peut être le prolongement de l'impressionnisme sur l'Art moderne. 

 

 

Le paille en queue de Claude Bègue

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Paul Clodel Cochard

Né le vingt avril 1967 au Tampon dans une île de l'Océan Indien (La Réunion) de père et mère réunionnais. En 1983 Paul Clodel entre en section de dessinateur en publicité au lycée de Saint-Pierre. En 1985, il eut un coup de pouce de son professeur de dessin d'art naïf, André Oudet, pour la réalisation de cinq de ses premières gouaches en l'édition de cartes postales. Il entame ensuite des études d'Arts Appliqués au lycée du Tampon (Roland Garros). Puis une formation de peintre en lettre et dessinateur mural au Lycée de Saint-Louis. En 1989, il expose pour la première fois à la galerie du syndicat d'initiative de Saint-Pierre, rue Archambaud, sous le pseudonyme de "Paul Clodel C.". Il expose des cases créoles, des scènes de vies et des paysages de La Réunion. Le succès de ses ventes de tableaux lui fit rejoindre le chemin des expositions. Il expose le plus souvent dans le Sud de l'île et signe par la suite "Paul Clodel" pour qu'il n'y ait aucun lien de parenté avec l'écrivain et poète "Claudel". En 1994, il fait une rencontre avec un écrivain réunionnais qui changea sa façon de peindre et créa le traitillisme. En 1995, il fit une expo qui attira la presse locale car l'exposition mettait en valeur sa nouvelle technique de peinture, le traitillisme. Par la suite Paul Clodel abrège le nom "traitillisme" en un nom plus court et plus moderne devenant le "traitïsme". Le mot "traitïsme" est un clin d'œil à l'art naïf, dont il ravit le "ï. En 1998 le traitïsme devient un mouvement réunionnais et compte aujourd'hui des adeptes (C. Bègue, N. Cochard) qui en font partis. En 2011, il s'oriente vers le néo-traitïsme (le trait devient une bande colorée de différentes couleurs et qui sont juxtaposées et courbées). Ayant trouvé son style et technique de peinture il signe désormais: Paul Clodel Cochard

Cotation de l'artiste: *40 € le point un exemple (*10 P. (portrait) *10 F. (figure) et *10 M. (marine) = 400 €

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La chute du chat, *15 P. traitïsme (Année 2008)             Cuisine d'antan lontan, *20 P. (année 2007)  

Le déjeuner sur l'herbe

    Le pont de Maincy d'hier-001

Réf. 115, Le déjeuner sur l'herbe, *25 F. (année 1998)    Réf.249, Le pont Nancy d'Hier, *15 P (1999)

GEDC0263

    GEDC0264

    Toiles néo-Traitïstes de Paul Clodel Cochard 

 Réf.452, La demoiselle aux fleurs, *20 F, (année 2008)   Réf.447, Le mangeur de canne, *20 F, (2008)

Dîner dansant, néo-traitïte de Paul Clodel

     GEDC0196

 Réf.492, Diner dansant, *10 F, (année 2008)                  Réf.503, Les tailleurs de pilons, *15 F, (2913)

 

GEDC0260       GEDC0261

 

Réf.491, Le jardin secret, *10 P, (année 2010)                Réf.450, Le buveur de pile plate, *15 F, (2008)

   GEDC0265

 

Réf.474, Le bal du tram, *25 P, (année 2010)

GEDC0268      GEDC0269

 Réf. Le nouveau né                                                    Réf.505, La liseuse assoupie,*15 F (année 2013)

 GEDC0262

Réf.445, *20 F, Jalousement, (année 2008) toile néo-traitïste de Paul Clodel

*1 point (40 €)

29 mai 2014

Atelier Paul Clodel et les cases créoles dans la peinture réunionnaise

le p'tit bazardier de pistache-APC
Atelier Paul Clodel et les cases créoles dans la peinture réunionnaise
Bonjour mes chers amis
Tout d'abords je tiens à remercier sincèrement ceux qui m'ont apportés des "J'aime(s)" à ma nouvelle page "Atelier Paul Clodel", soit 157. 

L'Atelier Paul Clodel est une page et un lieu d'exposition permanent. Elle est aussi un atelier d'artiste-peintre de l'Association Paul Clodel (A.P.C). Contact: 0692 616 398 (sur rendez-vous S.V.P pour l'achat des toiles). Elle se trouve à Saint-Philippe, lieux dit: Basse Vallée.
Je vous propose une petite visite virtuelle des tableaux qui sont à la galerie sur les cases créoles. Aussi j'attends de vous des encouragements, par vos impressions et vos "LIKES" en haut de ma page pour que je puisque continuer et améliorer mon atelier, et ma page artistique. 

Je vous rappelle que cette page est la votre, vous pouvez poster vos commentaires, vos messages, vos toiles et vous pouvez aussi apporter votre contribution dans cette association ( ASS.PAUL CLODEL) et pourquoi pas devenir adhérent d'une année à titre gratuit ?
Cordialement son président
Paul Clodel Cochard 

Hello my dear friends
All along I would like to sincerely thank those who have made me "I like"(157 Likes) to my new page "Workshop Paul Clodel".

The "Atelier Paul Clodel" is a page and a permanent exhibition place. She is also a painter of the Association Paul Clodel (A.P.C). Contact: 0692 616 398 (by appointment please for the purchase of paintings). It is located in Saint-Philippe, said sites: Basse Vallée.
I propose you a virtual visit in waiting for the finishing of the establishment of the gallery. ""As I expect you encouragement,"as one I like", for example, to my page that I as continue my workshop and my art page.

I you recalled that this page is yours, you can post your comments, your messages, your webs and you can also make your contribution in this association (ASS.PAUL CLODEL) and why pas become adherent of a year for free?
Sincerely the Chairman
Paul Clodel Cochard

 

                               Galerie virtuelle de l'Atelier Paul Clodel

Réf:483. Case à la fontaine, format:20 P ( 20 points), année: 2010, Paul Clodel Cochard

Cotation de l'artiste: 30 euros le point.

Cette huile sur toile peinte par Paul Clodel Cochard, fait suite à une série de tableaux qui regroupe un certain nombre de cases créoles de la Réunion. 

Les cases créoles se caractérisent, non pas par ses bardeaux, mais par leurs varangues, terrasses couvertes et les lambrequins, frises en bois sculptées ou dentelle.  La case est très décorative et cette décoration remplissent une fonction utilité, en piégeant les eaux de ruissellement qui s'écoulent du toit puis les faisant dégoutter verticalement en avant de la façade.

 Réf: 485. Case aux bougainvilliers, format: 10 P ( 10 points), 2010, Paul Clodel Cochard

 Réf:490. Village de Cilaos, en 1936, format: 10 P ( 10 points), 2010, Paul Clodel Cochard

Réf:486. Discussion nocturne, format: 10 P (10 Points), 2010, Paul Clodel Cochard

Réf/ 489, Le rôdeur tangue, huile sur toile, impressionniste/impression-populaire, format:10 P (10 points), année: 2010, Paul Clodel Cochard 

Réf/ 456, Paul Clodel Cochard, Il neigera à la Réunion à la vue du tram, huile sur toile, traitïste format: 25 P (25 points), année: 2008, 

Réf/ 488, Villa dionysienne, huile sur toile, impressionniste/impression-populaire, format:10 P (10 points), année: 2010,

Paul Clodel Cochard, cotation de l'artiste: 30 € le point.

Réf/ 487, Promenade dans la nuit, huile sur toile, impressionniste/impression-populaire, format:10 P (10 points), année: 2010,

Paul Clodel Cochard.

Réf/ 421, Paul Clodel, Mairie de Saint-Denis, huile sur toile, traitïste format:12 F (12 points), année: 2008, Paul Clodel Cochard

Réf:501. Le bazardier de pistache, format:25 P. (20 points), 2011, Paul Clodel Cochard

Réf:54. La micheline de la Grande Chaloupe, format: 20 P, 2010, Nathalie Cochard


Si Nathalie Cochard à rejoint l'Association Paul Clodel en 2002, elle aura raison de ses cours de peinture, qui l'avaient propulsés aux expositions. Aujourd'hui, comme tous les artistes, elle ne peut vivre de sa peinture. Aussi elle avait reprise ses activités professionnelles qui encombrent un peu sur sa carrière d'artiste. Nathalie donne une suite son thème du chemin de fer en peignant: La micheline de La Grande Chaloupe.
Cotation de l'artiste: 20 € le point. 

 Réf:53. Le p'tit train lontan à la gare de La Possession, format : 25 P. 2010, Nathalie Cochard

Le trait naïf de des toiles de Nathalie Cochard sort parfois du lot où l'artiste-peintre dévoile son trait de caractère. Sa grande timidité n'a pas raison sur ses oeuvres autour du thème: le chemin de fer.
Dans ses huiles sur toiles elle s'exprime avec passion, pour en sortir des clichés du passé. Les couleurs et la technique impressionniste font d'elle une artiste populaire, puisque tous ses tableaux sont vendus. 

Réf:55. La case aux fruits à pins, format: 10 P (10 points), 2010, Nathalie Cochard

 

 A découvrir mon blogLes dernières cases créoles de la Réunion

http://asspaulclodelkas.canalblog.com/

http://asspaulclodelkas.canalblog.com/archives/2013/07/25/27705663.html

Contact pour rendez-vous: 0692 61 63 98, vente exclusivement à la Réunion, merci et j'attends vos impressions.

 

04 mai 2014

Ma philosophie de la vie: le meilleur de soi (Paul Clodel Cochard)

 

Ma philosophie de ma vie :

 

Ce n'est là, qu'une ébauche sur un recueillement d'idées et de réflexions sur la vie. J’opte pour l'essai de la moralité populaire, vers un passage de la Métaphysique des mœurs à la Critique de la raison pure pratique.      

 

Il est temps aux réflexions il est l'heure de nous réveiller de nos songes, la réalité vaut d'être vécue, respirons notre vie et vivez la !!

 Je me suis donc réveillé d'un songe qui m'a sorti du lit de la vie, c'est à dire, la réalité après la virtualité. De cela, j'ai grandi. Pourtant ma fidélité de ma pensée reste sobre et elle peut s'ouvrir à celles ou ceux qui m'ouvrent leurs bras et me laissent leurs épaules pour consoler ma peine. Aussi j'éjecte les amis virtuelles de mon esprit qui se vantent d'un besoin d'autrui pour avancer sur le chemin de leur petite carrière. Je reviens à la pensée d'amitié virtuelle qui au gré du temps et des années passées à la communication de mon art la peinture, la poésie et la littérature et sans oublier la philosophie sur la toile. Le fait de contribuer au quotidien un monde virtuel ou numérique des réseaux sociaux, m'a enrichi culturellement(1). J'ai élaboré une synthèse philosophique sur un monde virtuel. Je suis arrivé à la conclusion suivante: du virtuelle à la réalité.

J'ai étudié tous les comportements et les messages qui manifesteraient votre personnalité (culturelle, intellectuelle, sensorielle, émotionnelle...) ou tout simplement votre humanité, vous vous cachez derrière le miroir de la virtualité. Au reflet d'une image pour certains d'entre vous, l'égocentrisme philosophique se cache derrière la peur de la réalité populaire. Je vous vois et je me vois en vous d'être comme vous ! Cette expression prend au fil du temps passé sur les réseaux sociaux une réalité. Une réalité qu'il vous faudra corriger à distinct d'une faiblesse morale !  
En guise de conclusion et pour ne pas faire mieux ou pires en méditation, car l'artiste qui sommeille en moi me conduit soudain à la pensée positive. J'ai donc écrit ma philosophie de ma vie de A à Z à travers vous. 

En philosophie, le mot culture désigne ce qui est différent de la nature, c'est-à-dire ce qui est de l'ordre de l'acquis et non de l'inné. La culture a longtemps été considérée comme un trait caractéristique de l'humanité, qui la distinguait des animaux. ...

  1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Culturellement

 Si la fin, n'était le commencement de la vie ! 

Si la mort des mots qui se couche au seuil d'une cavité terrestre ne nuit plus que si elle vivait entre nous ! Que le silence est parfois comme le passage d'un puissant orage sur notre société. Que ferions nous, si nous étions morts et que nous vivions dans l’irréalité d'un monde virtuel ?

 Avez-vous pensé au retour de cette mortalité qui communique sur l'imagerie. Sommes-nous des âmes damnées de chandelle morte, à ne plus se donner à la lumière du jour que de rester sur nos mots ! Sommes-nous mourant de communication quand nous vidons nos encres à la démence pour ainsi exister d'autrui.Ce mal n'est pas un mal mais elle est absurde ! Quiconque entre nous se réveillera un jour de ce rêve incontrôlé ou l'esprit se plonge au quotidien afin d'un besoin de l'autre. Cette envie d'être vue et d'être partagée, n'est plus forte qu'un manque à venir sur son mur pour cueillir des fleurs de mots illustrés.

Si la fin n'était le commencement de la vie ! Nous serons plus dans ce monde irréel mais dans un renouveau qu'est notre passé ! Nous profiterons à nous même de nos joies à la vie et d'un pas vers le bonheur familial. Cependant, il y a une source qui coule entre nous, ainsi que des mots qui nous rapprochent et nous communiquons différemment en annonçant nos idées propres.

Sommes-nous si différents ? Parfois j'ai envie de deviner demain et de dire si nous ne sommes pas si différents d'aujourd'hui ?

Je vais finir par me déconnecter de moi-même !

Parfois il pleut sur ma vie des mots qui tombent à la verticale et non à l'horizontale. Le savez-vous que ce sens n'est point impossible mais qu'il suffit de croire. Nous sommes virtuellement connectés du monde sans fil et sans aiguille ! L'aiguille marque notre période à tous et chaque matin nous perdons de l'âge. Nous essayons de le retrouver en connections vers des messages et vers des images qui parlent d'une actualité, la nôtre…

Nous sommes connectés à nos mains qui finissent par user le clavier. Nos yeux s'abîment d'un écran total de protection sur un lourd soleil de feu d'action. Notre besoin de connexion est plus fort que nous. Nous respirons l'odeur de ces parfums des autres qui s'aspergent de son quotidien. Le mien n'est à présent à travers ce que pense le tien. Je n'arrive pas à me dépendre de ces réseaux à travers cette connexion. Quelle est donc cette subtile raison d'être ? Quelle est cette abstinence qui m'excite et qui guide mon âme à la soumission du virtuel. Peut-on en fuir ou peut-on se déconnecter du système de la virtualité ?

Je me pose des questions et je n'arrive pas à trouver de solutions à ce dite problème de la virtualité. Suis-je vraiment atteint Docteur Ordinateur, car je vais finir par me déconnecter de moi-même si je ne trouve guerre de solution !

Puisque je ne peux me guérir de ce mal d'anastomose et bien je vais l'utiliser à bonne voie pour guider mes mots vers un chemin qui lui est bien réel: la communication.

 

Savons-nous distinguer clairement si nous parlons de relation ou de communication ?

Ce choix ne peut disparaître quand nous ferons la disparité entre la communication (communiquer avec autrui) et la relation (lien direct, indirect ou simplement la fréquentation).

Autrement dit il ne faut pas confondre une relation par exemple ami(es) sur FB, G+, etc, avec des échanges d'idées mais pas forcément faire suivre une communication : on ne peut pas ne pas communiquer pour des raisons d'ordre de respect de l'un vers l'autre mais on s'échange des mots et des photos. C'est comme une règle d'un jeu qui est contrôlé par autrui.

Si nous inversons le rôle de communication avec celui de relation, il me semble plus conventionnelle que les gens vont affirmés et qui parle d'affirmation parlera de témoignages donc d'information. Les personnes préfèrent échanger de l'information au lieu de communiquer. Ce dernier demande un temps de réflexion et l'homme n'aime pas penser à juste raison mais préfère agir ! Le principe n'est pas de s'inviter à l'autre mais de s'éviter le moins possible à l'action commune. Nous ouvrons nos portes pour laisser entrée les autres mais nous fermons les fenêtres pour ne pas laisser la lumière entrée.

Dans la relation, l'information est assujettie par le locuteur et endure par l'auditeur. Hors que dans la communication l'information est proposée par l'émetteur et accueillie par le récepteur.

Dans une relation humaine on pourra dire que l'information passe très mal Pour qu'un échange soit efficace, et pour que l'information passe,  il faut que celle-ci soit proposée par l'un et accueillie par l'autre.

Par conclusion : "Nous ne pouvons pas au moins ne pas être en relation"

  

Le penseur Paul Clodel-001

Ma philosophie de la vie: Le meilleur de soi de A à Z

 

Nous vivons dans un monde qui nous invite à toujours faire mieux, à être plus… Est-ce que mes recherches sur « le meilleur de soi » s’inscrivent dans ce courant ? Ou est-ce qu'on devient un moraliste ou un philosophe sans avoir été ou bien d'opter pour l'essai de la moralité populaire, vers un passage de la Métaphysique des mœurs à la Critique de la raison pure pratique (Emmanuel Kant).

"Dire la vérité n'est donc un un devoir qu'envers ceux qui ont droit à la vérité. Or nul homme n'a droit à la vérité qui nuit à autrui" (Benjamin Constant)    

C'est peut-être moi, celui qui tapisse de A à Z des phrases d'un genre littéraire qui ressemble à de la philosophie sans être !  

Paul Clodel Cochard (textes et photos sont tous droits réservés et protégés) 

 

Mes pensées philosophiques de A à Z de Paul Clodel Cochard

 

Abjure 

J’abjure à ta mature aussi vrai que nature, la non aventure n’assure pas la brisure et pour conclure je transfigure mon écriture à ma peinture.

Accouchement

C’est l’accouchement qui fait la mère, c’est dire que l’œuf qui fait la poule, c’est dire la poule qui fait l’œuf, bref la femme est celle qui donne la vie, n’est-ce pas ma poule ?

Accoucher

Mais au déplaisir de ces chères dames c’est le mot « accouchement » qui fait accoucher d’une souris. Certes elle remet le contexte du couple à sa place. C’est bien la femme qui accouche et non l’homme.

Pour rebondir sur des moments d’un accouchement et en parler, on s’éloigne là d’un vrai problème, celle d’un mariage pour tous.

Alcool 

Qui boit de l'eau pour vivre ne boit pas d'alcool pour mourir. 

Aimer

Dire je t'aime n'est qu'une simplicité mais le dire toujours n'est qu'une complicité.

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Animal

La différence entre l’animal et l'homme, c’est que l’animal à d’instinct naturel, tandis que l’Homme à apprivoiser la ruse.

La différence entre l’animal et l'homme, c’est que l’animal est naturel et l’Homme a appris d’être rusé.

Anniversaire

Demander à chacun de nous, le souvenir de sa naissance, ce n’est pas chose fortuite. Heureusement que nous avions inventé une fête du souvenir et qui plus est célébrée chaque année. Le mot anniversaire évoque pour moi, les années versées que nous recueillons et nous célébrons, malheureusement en dépit de son importance, c’est une seule journée dans l’année.

Âme

Tu comprendras un jour que l'âme et l'esprit erre une aisance terrestre et elle est éternelle... A méditer

Amis

Les amis sont comparables aux étoiles filantes ont les voit juste après que vous avez régler vos problèmes de finances.

Amitié

L'amitié, on apprend à se connaître, puis s'installe doucement, un partage de sois à autrui, c'est là, que commence une relation amicale qu'on appel "l'amitié".

Quelle belle journée et que de beaux écrits qui reflètent le bonheur de vivre en harmonie et en amitié.

Pourquoi chercher loin l'amitié quand on peut l'avoir à sa porte ?

Il y a dans le mot « amitié » le mot « ami ». Le travail ne nuit pas l’amitié mais il contribue à la réduire de moitié. Aussi de plus j’en profite pour doubler l’autre moitié à ma famille, ma femme et mes enfants…

Amour

Que c’est beau l’Amour, il n'est point vrai que l’Amour est un sentiment d’affection pour l’autre ! L’Amour est un attachement qui parle avec les mots doux. Qui s’exprime avec les paroles du cœur et qui flatte l’être aimé par d’infime « je t’aime ».

Ne pourrons-nous un jour s’entr’aimer au lieu de s’entre tuer ?

Ardente

Alimente ton ardente compétente que je complimente, contente toi d'une confidente car tu n'es plus une adolescente. Ô que de paroles méchantes et inintelligentes.

Armement

L’âge de l’innocence

Je ne dirai pas que j'aime les armes car ce serai dire que je contribue aux armements, non aujourd'hui avec le recul de l'âge on se dit d'avoir joué aux cow-boys dans son enfance et c’était l’innocence de ne savoir la violence.

L'atelier d'artiste est comme le petit coin

Atelier

L'atelier d'artiste est comme le petit coin, c'est à dire, fermé pour le besoin du peintre. Puis ouverture au public quand l'artiste est dans le besoin.

 

Collection de pièces de la Réunion

Argent

L’homme peut tout avoir avec l’argent mais il sera insatisfait quand il aura tout acheté. Il s’achètera d’abord des voyages via la lune et via mars. Puis il se croira maître de l’univers et se procurera le nucléaire pour ainsi balayer la terre.

L’argent accroît le pouvoir et augmente la pauvreté dans le monde sous développé.

Laisse ton argent dans l’obscurité il te permettra de voir la lumière.

« L’argent ne faisant pas le bonheur mais bien le malheur ».

 

«  Argent cœur du pouvoir

Argent cœur du pouvoir des hommes de ce monde

L’argent qui coule à la source des projets des yeux

N’oubliant pas de penser à ceux qui travaillent pour lui.

Argent blanc qui au fil du temps devient doré.

De petite valeur mercantile, elle grandira une nation.

Des guerres pour elles auront l’intérêt de la retenir.

Des hommes se démarqueront du pouvoir par lui.

L’argent n’est pas la source du bonheur de la vie

Elle nous aide à nous donner du courage au travail

Elle nous aide à vivre par l’achat de denrée de vie

Elle nous sépare de ceux qui n’ont pas économisé

L’argent donne le pouvoir aux dirigeants des pays riches

Mais n’oublions pas de rendre à César ce qui appartient… »

Je veux toucher l’opinion des gens et non pas forcement toucher leurs pognons. (Les billets)

Réflexion numérique-001

Arme

La force des mots n'est qu'une arme qui foudroie l'esprit !

Art

L’Art est sanctificateur de chercher l’origine et l’originalité reprend sa place (autrement dit : chasser le naturel et il revient au gallo) :

Un bon connaisseur d'Art c'est ce qu'est la vraie peinture.

"Art contemplé"

L’Art n’est qu’une théorie savante qui vous pousse à devenir un savant.

L’Art n’a qu’une parole c’est celle qu’on ne dit jamais à voix haute mais l’exprimant mieux sur une toile.

Peindre avec ses tripes c’est sortir tout ce qu’on a d’intérieur, en autre, vider ses entrailles sur son œuvre.

Si l’Art (avec un grand A), a pour fonction  de message et d'expression visuels. L’Art contemporain est il un phénomène de messagerie ou bien, elle ne veut rien exprimer ?

L’Art conserve les maîtres et fait oublier les amateurs.

Art Sexy

L'Art Sexy, s’il faut OSER, et bien J'OSE

S’il faut OSER, et bien J'OSE : Attention à la police des polices sexy sur le net, le Cama Sutra qui vous fera sourire et rougir.

Les peintres représentent avec une exaltation les couleurs qui effaceront la grisaille de la vie. Comme par un enchantement ils apporteront des joies, mais aussi des peines. Ainsi l'artiste se dépeint ses moments intimes. Il retranscrit un monde que Dieu n'accorde aux Hommes, l'Art.

Réflexion sur la satisfation de l'artiste-001

      Réflexion sur la célébrité éternelle-001

 

Artiste

Pour peindre l'artiste a besoin d'un équilibre moral. Parfois et dans le contraire la peinture faite dans un contexte de déséquilibrer est techniquement parlant et intéressant.

Je pense au message qu'interprète la toile "au coin du feu" l'artiste est souvent au travail sur son art et ne voit plus du même regard ce qui l'entoure ici sa femme et ses enfants par la suite.

Vivre avec un artiste n’est pas chose fortuite il délaisse la vie conjugale à celui d’aimer sa muse, ici la peinture.

Les artistes ont souvent le mal de vivre et à leur disparition il n'y a pas de mal à les vendre.

Je suis artiste c’est tout ce que je sais faire !

Étant un voyageur dans ma tête d'artiste, je m'imagine en suivant la voie de l’Art de vivre et de partager sa digne passion.

A un moment les artiste trouve que leur île est devenue trop petite et la folie des grandeurs leurs prennent. Ainsi l’artiste rêve d'une vie de star en croyant décrocher la lune avec les dents.

Être sentimentale et traditionaliste ce sont des qualités d’artiste mais le monde est plus envieux de réussite et ce n'est pas à la Réunion qu’ils trouveront la gloire mais bien derrière l'horizon.

Oui il faut se dire que les artistes ont beaucoup galéré sur leur début de carrière.

Artistique

Réflexion sur la valeur artistique

Autruche

Le cap blanc des anglais-001

Faire l’autruche c’est d’être à moitié présent, le corps est à l’appel mais la tête fuit ses responsabilités.

Le politique ne cesse qu’on lui compare à l’autruche, il déclare en tout bien et en toute honneur sa demi présence.

La politique de l’autruche sort enfin de son trou en enterrant tout son corps.

La politique de l’autruche déclare sa transparence en termes de déclaration de tous ces biens visibles.

Il est un oiseau de grande taille qui court l’hémicycle de l’Assemblée, la transparence.

 

Le cap de la zenitude-001

Avenir

L'avenir ne nous appartient pas encore mais le passé nous a laissé de quelques bons souvenirs.

Avancer

Pour avancer dans la vie, faut-il être solitaire ou bien espérer d'être unis pour mieux partir de l'avant?

Le Cap des anglais-001

Avoir

Avoir ou pouvoir voilà la question car il faut avoir pour prétendre pouvoir ?

Bateau

Si la vie nous mène en bateau, prenons nos jambes et sortons de l'eau.

Volcania 1-001

Beauté

Ronde, belle, séduisante la beauté n'est pas osée elle est partagée.

La beauté n’est qu’une illusion, un mirage, parfois même une tentation et rien que le mot « beauté » est d’une beauté.

Oui en guise de conclusion c'est mon coté maniaque sur le matériel qui ressort en premier chez moi puis j'aime le beau. J'approprie donc le propre à la beauté ???

Belle

On t’a dit que tu es belle et tu te crois, sache que bête tu l’es mais belle te ne sera.

Réflexion sur la communiquation

Bloguer

Si tenir un blog c'est bloguer alors tenons nous les pensés à dé bloguer.  

Bonheur

Demander le bonheur à la vie c’est demander à la mort de se retirer.

Le bonheur ne passe pas forcement par la richesse mais le bonheur c’est d’avoir un cœur riche.

La richesse ne suffit pas pour atteindre le bonheur 

Bonsoir

Pour avoir un beau bonsoir il suffit de demander avec les mots du cœur.

Caractère

Je sais mais je me dis tjrs que je suis très pointilleux sur le mode de la vie. Je veux dire que je suis sérieux sur presque toutes les choses que j'entreprends. C'est peut-être mon caractère intérieur que j'extériorise

Châtain

Les châtains et les rousses sont les femmes les plus difficiles à séduire?

Chouette

C'est chouette d'être une chouette qui sort des bois, n'est-ce pas

Cilaos

Cilaos, t’es si la haut !

Cœur

Dans ce cas reste humble et écoute ton cœur.

C'est le cri du cœur à celles et à ceux qui en soufrent d'un mal de l’irréalité d'un monde virtuel et je le prophétise et je deviens l’apôtre des mots.

Colère

La colère est une pulsion que l’être humain ne maîtrise plus et profite pour exhiber des propagations.

Corps

Comment faire un seul corps quand l’esprit veut s’enfuir ?

Court

Plus c'est court mieux c'est bon

Contraire

Nous faisons le contraire de ce que nous pensons, c’est croire que nous somme opposé à nous même.

Convaincre

Pour convaincre un peuple il faut avant tout, se sacrifier corps et âme, et leur conviction se réveille. Autrement dit il faut mourir pour faire naître ses idées. 

Conviction

L'homme n'a que des convictions si tous les autres pensent comme lui mais il ne cède pas au combat s'il n'est pas certain de l'emporter d'avance. 

Corridor

Ton souci n’est qu’une épingle sous la peau d’un taureau lors d’un corridor.

Croire

Tout laisse à croire se que croit en réalité un politicien.

La question est de croire à mon moi qui crois tout à la seule condition d’y croire.

Demain

Demain ne nous appartient pas mais à cette heure présent il nous appartient de l'apprécier comme il se doit d'être.

Désordre

Les artistes peintres aiment le désordre dans leur atelier, Picasso une brosse à dent dans un verre pendant longtemps, Bacon's le bordel artistique... Ne jamais remettre de l'ordre dans un atelier de peintre car ils perdent la notion de la marginalité.

Dieu

Si les Hommes du monde se tourneraient vers Dieu et prieraient tous ensembles, ils oublieraient pour un court moment leur rancœur. 

Si Dieu nous voit il doit nous punir car nous pêchons afin d’obtenir un plus gros poisson que notre voisin.

Le monde est insatisfait car Dieu créa la vie pour l'homme et les hommes créèrent la mort pour Dieu.

La pluie n’est que l’eau d’en haut que Dieu nous bénit d’en bas.

Dire

Dire ce que les autres veut entendre c’est posé la question et faire sois même la réponse ?!

Dans dire oui il n’y a pas d’envie de dire non.

Discutable

Discutable, n’est pas à table.

Disette

Chez Pôle Emploi : En espérant Disette, Paul emploie sa crise, qu'elle salle vent ?

Dormir

La route est encore loin avant de pouvoir s'en dormir sur ses deux oreilles

Économie

L’économie d’un pays est un problème de société, chacun d’entre nous est concerné : Le très riche donne aux riches, le riche donne aux moyens, le moyen donne aux pauvres et le pauvre ne peut donner aux moins pauvres.

Écriture

J'avoue avoir la même réaction fasse à mes écrits qui crient sa solitude dans un coin de mon ordi. Comme toi, je rêve de les faire connaître mais sache et je te rassure, protèges les car d'autres t'approprierons et t'auras pas un rond…

Je reste sur l'écriture, le « slam » c’est pour gagner du temps, le chant c’est pour enjoliver ma voix, la danse c’est pour me libérer de mes inhibitions.

On fera un civet avec les lièvres

Écrivain

Paul Claudel l'écrivain et poète français qui a écrit "les souliers de satin" les annonces à Marie" peut-être que oui. Mais il n'avait pas besoin qu'on brosse son portrait car c'était lui qui nous peignais par ses écrits "incomprises ou complexes" et as-tu lu au moins une fois un de ses romans...

Égocentrisme

En blessant notre égocentrisme par autrui, nous émettons des sens colériques.

L’Homme pense qu’à lui je conclus qu’il est égocentrique.

La confiance est basée sur une relation avec un sens d’obtenir une quête de faveur, l’être humain signe là son appartenance au monde de l’égocentrisme.

Égoïste

Manque de fois en sois même, ne croit pas en autrui mise à par sa chair de sa chair l’être humain est égoïste.

Endormi

L'endormi de la Réunion s'endort au soleil de midi, chauffant sa peau au verte nature quelle prétention de sa part !

Enfance

Le rire est l’innocence de l’enfance qui est fou de rire.

Le rire c’est la vie, il ne connaît ni misère, ni souffrance, ni haine car le rire c’est l’innocence de l’enfance.

La vie est ainsi faite de joie, de tristesse et de l’arme, si ce n’est à refaire ma vie, je vivrai de joie, de tristesse mais surtout de rire.

Enfant

On ne choisi pas le lieu de sa naissance mais on ne peut choisir ses parents.

Les enfants nés de l’amour sont toujours les biens venus.

Une pensée sur vos enfants, il faut penser !!!

Le Cap Méchant n'est pas si méchant que son nom l'indique mais trop charmant. C'est le coin pique-nique du dimanche de tous les réunionnais et les nombreux touristes. Ils viennent avec le panier aux provisions ou marmite de riz et cari et sur cette pelouse on se sent comme sur de la moquette. Le paysage est magnifique sous les pinpins et le soleil est là, parfois caché et parfois pluvieux, mais cela ne gène guerre à l'ambiance du Cap Méchant.

Frapper un enfant c’est ne pas digne d’être géniteur.

Être

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Être ou paraître, voilà la question car on oubli d'être sois même que paraître à autrui ?

Esprit

Quand votre œil vous trompe concentrez-vous sur votre esprit, c'est lui qui dit vrai.

Quand votre œil vous trompe concentrez-vous sur votre esprit créatif…

C'est instinctif et je fais qu'appliquer en appuyant sur la touche et mon esprit fait le reste...

Fleur

Un jardin sans fleurs est un jardin secret.

La fleur cache une femme. Rose, c’est le nom d’un fleuron de la vie.

Femme

La femme est porteuse de vie, d'espoir et de mouvoir les idées reçues.

Frapper une femme c’est ne pas digne d’être un homme.

Si les femmes représentent toute la communauté; elles n'oublient pas la soumission des lois des hommes.

Fête

Le premier mai est un jour double « fête du travail et fête du muguet » mais ce jour de bonheur n’est-il pas un recueillement pour ceux qui se sont battus dans les rues pour avoir cette journée ?

Feu

Nul feu ne peut-être éteint par la salive. 

Fidélité

On a peur de se faire plagier par l’infidélité alors pour mieux se protégé, on dépose une marque appelé : fidélité.

Fin

Il faut trouver les mots justes pour trouver la FIN.

Folie

Je suis un grain de folie et je pousse dans le jardin d’autrui…

Même la folie a sa place dans l’échiquier de la vie, petite folie passagère on la prenne à la légère, moyenne folie qui perdure c’est dure mais grande folie, psychopathologie, ne soyons plus logique avec soi-même!  

Fontaine

Ne dis jamais fontaine je ne boirai jamais ton eau, car il faut croire au soleil quand tombe l'eau.

Fumer

Avez-vous pensé un jour de vivre sans fumer ?

De vouloir libérer vos poumons de cette irrésistible envie de fumer. La cigarette est un toc qui s’en débarrasse par votre esprit. Si l’esprit veut, votre habitude prendra une diminution. Vivez pour vous pour protéger les autres.

Gandhi

Tout le monde n’a un Gandhi qui sommeil en lui mais ne se réveille jamais.

Gène

Il y a aucune gêne quand il faut extérioriser le fond de ses pensées, ne pas dire c’est joué aux mépris.

Gens

Les gens vous poussent à aller à vos limites, mais lorsque vous exploser enfin et se battre...

Vous êtes des leurs, signifie un !

Guerre :

L'homme veut être le maître du monde par les biais des armes, quand il n'est maître de lui même.

La guerre n’a guerre longtemps existé mais la paix se plaît de ne pas être exiler.

Si certains esprits se consolent à vouloir apporter du savoir en la lecture d'autres préfèrent rien savoir et se consolent de tout savoir en portant des armes.

Une pensée profonde aux morts que nous regrettons.

La guerre se plaît d’exister mais la paix n’a guerre de se vanter.

Mais les escargots laissent des traces derrière eux et les hommes des victimes.

Geste

C'est dans nos gestes, qu'on reconnaît l'esprit d'autrui !

Guitare

Tel qu'une guitare jouant aux romantismes instrumentaux, sur des notes de chants d'amour, je revive ma passion d'aimer le beau !!!

Histoire

Si l’histoire ne vient pas à nous c’est en revanche nous qui partons vers l’histoire.

Hommage

A Christian Antou (chef cuisinier-La Réunion)

Antou la vie nous a laissé quelque chose c’est le souvenir dans nos plats de vos saveurs réunionnais.

Homme

Certes l'homme aime l'image du prestige sur la simplicité !!!

La simplicité est parfois trompeuse car la simplicité cache le mérite. L'homme préfère choisir l'illusion du beau car ce dernier n'est vanité !   

Homophobie

« Le mariage des gays » offre l'union du peuple au modernisme des lois française, en outre elle pousse la société à épouser "l'homophobie".

Humilité

L'humilité est la vertu qui consiste à reconnaître ses proches et de découvrir par la suite sa vanité (l'orgueil) ?

Humour

J'ai dis: j'ose et j'ai osé rien que pour l'humour

Inconnu

Les inconnus vous connaissez, non, moi non plus, car se sont des inconnus. Oui mais quand même se sont des inconnus connus. Mais non je te dis les inconnus ne sont connus après avoir été sur la scène, ou sur l’écran ou bien encore d’avoir un nom connu, n’est-ce pas Paul. Oui, je suis entièrement de ton avis, il se trouve que leur nom c’est les « inconnus ». L’un connu dans le cinéma et l’un connu dans l’humour. et alors l’autre, il est inconnu des connus n'est-ce pas!.

Idéocratie

Je regrette cette "idéocratie" qui n'est là pour détourner les pensées d'autrui. Je trouve qu'on donnerait tous nos économies et cela ne suffira pas à nourrir un peuple affamé. C'est aux gouvernements des pays pauvres qui doivent prendre ses responsabilités d'élus du peuple. La France à beaucoup donner...

Illusionniste

Nous vivons dans un monde d'illusionniste où tous les vertus sont magiques. Ne crois pas que tout ce qui brille n'est que l'or, car l'or dure n'est pour son argent !

Image

Réflexion sur la lecture de l'image-001

Intelligence

Les singes ont eu l'intelligence de garder leur fourrure pour mieux profiter de la nature, les hommes se disent plus intelligents puisqu'ils ont inventés des vêtements pour connaître la vie citadine.

Ivre

Je m'en ivre de vos mots qui me saoulent ma vie. 

Ivresse

L’ivresse du temps qui passe aux flots des marées chantantes n’est-on pas si charmant si les bateaux ivres ne coulent pas sous les mots.

Laid

Que le laid est beau, n'est-ce pas laid ?

Lecture

Aurai été t-elle si jolie si la liseuse assoupie n’aurai ôté d’elle-même son chapeau d’épi.

"A la porte est des écrits" non, à la portée des écrits, c'est plus lisible.

La lecture se tue et le livre meurt en photocopiant un livre.

Les pages s’envolent à l’au-delà et s’il y a un paradis pour la mémoire, devenait donc lecteur.

Lion

Un lion tenant dans sa bouche la queue de sa lionne ne fait guère de rugissements.

Locataire

L’Homme est un «locataire » sur terre, il peut renouer son bail mais aussi recevoir son préavis de Dieu, son « propriétaire ».

Locomotive

La vie est comparable à une vielle locomotive, si on veut avancer il faut pousser les machines.

Lumière

Que la lumière fut et la vie naissait à son temps. L'univers est ainsi fait.

Je me déshabille devant mon public et j’ai peur de ma nudité, j’ai peur de voir dans le noir ce que les autres voient dans la lumière.

Il pleut de la lumière dans sa peinture.

Laisse ton argent dans l’obscurité il te permettra de voir la lumière.

Jardin

Les plus beaux jardins sont ceux qu'on cultive son temps au quotidien.

Machine

Justement en parlant de machine et ordinateur qui remplace la main d'œuvre humaine est certes un élément qui casse le rouage des travailleurs. Mais il faut que le progrès n'ait et elle enfantera le chômage. Peut-on vivre sans ces machines et qui plus est utile à notre société. Non le problème vient d'ailleurs, elle vient de la croissance de notre France.

Peut-on vivre sans ces machines et qui plus est d’utilité à notre société

Main

Il n'est pas de construction de lois dans cette constitution française sans venir aux mots d'oiseaux mais au delà de venir aux mains, c'est que le mariage des homosexuels est une loi qui a besoin vraiment d'un coup de mains.

On n’a que deux main pour faire cinquante corps de métier.

Maître

L’Homme prétend être le maître sur la terre, quand il n’est même pas maître de son univers.

On a tous un maître en ce monde si parfait mais on n’oublie souvent le créateur qui nous a si bien fait.

Manger

Manger ou bien jeûner ? Voilà la question car mangé est vital mais on ne trouve pas de vie dans jeûné !

Mariage

Il ne suffit pas d’un seul mariage, le premier c’est pour le baptême des corps et le second c’est pour la noce des cœurs.

Oui, mais s’il en avait un troisième il sera donc pour la mort des corps !

Marions nous tous comme cela nous serons tous égaux devant la loi 

Marions nous en toute transparence !

«  Dis moi oui » dans toutes les langues, tous les ethnies et maintenant dans tous les sexes !

Pour rebondir sur des moments d’un accouchement et en parler, on s’éloigne là d’un vrai problème, celle d’un mariage pour tous.

Marginal

La tradition marque l'originalité, la privé c'est la marginalisé

Maux

Les maux des mots soufrent d'une virtualité à qui seul peut les guérir le guérira soi-même.

Méchante

Méchante tu m'enchante avec tes alléchantes abaissantes, aussi accueillante et non amante qu' « insolant ».

Métier pécheur-001

Mer

En défiant la mer on accepte sa loi naturelle, tout homme est un loup pour l’homme sur la terre. Mais en mer, le tout qui bouge n’est là qu’un poisson dans l’eau. A penser que le requin ne fait plus de différence quand il a faim.

Mercredi

Le mercredi creuse la semaine en deux parties : une partie, le week-end est déjà loin derrière nous et l’autre partie la fin de semaine est loin de venir.

Mensonge

Donnons nous un sens à notre respect si nous nous mentons à nous même !

Menteur

Le plus grand menteur a l'accord de ses actions pour enfin mesurer sa grandeur aux yeux aveuglés.

Misère

La misère d'un peuple est le reflet d'une civilisation riche qui nourrit les images pour des fins de comparaison.

Miracle

Les voies du seigneur sont impénétrables car elles dépassent la conception du monde à son destin. S’il faut parler de bon miracle que je fasse alors le moindre petit un pour que l’inaccessible soit accessible.

Miroir

Le miroir est le reflet de la vie. Dans cette toile le peintre Velasquez a peut-être voulu passer le message de la femme miroir. Je veux dire par là que la femme est le meilleur reflet que le peintre dépeint. Elle est à la fois la vie, l'amour et le regard sur l'homme par sa nudité.

Moi

C’est peut-être moi ou bien l’autre moi, celui qui tapisse mon esprit, la ruse.

A l'intérieur de moi pousse un autre moi qui est moi même et cela m’émoi ?

Monde

Le monde se réveille si cela intéresse les gens sinon c'est peines utiles.

Je sais mais je me dis toujours que je suis très pointilleux du regard sur le monde. Je veux dire que je suis sérieux sur presque toutes les choses que j'entreprends. J'aurai voulu que le monde le soit aussi. C'est peut-être mon caractère intérieur, mon moi, que j'extériorise.

Morale

 En fin de ce conte et pour en finir avec une morale je dirai tout simplement: On ne peut changer le monde car il est ainsi fait ! Ainsi soit-il !!! 

Moralité

Moralité de cette histoire pour rester connu il faut rester à vie dans l'Histoire de la France...

Moralité de cette histoire, pour rester dans une symphonie il faut être symphoniste ou Beethoveniste…

Moulin

Cette musique classique qui court au bout des doigts d'un Legrand et puis qui s'étale au grand jour les moulins de mon cœur. La poésie des mots doux, semble se mouillé dans cette chanson de Michel Legrand "Les moulins de mon cœur"

Mutisme

Quand une personne ne se sent pas bien dans sa peau, elle s’en fuit dans un profond mutisme.

Certaines personnes souffrantes de mutisme n’arrivent pas à s’extérioriser même les mots qui leurs enfermes.

Les gens souffrants de mutismes pensent que la société est la cause de leur mal.

Penser que c’est la faute à la société et se refermer sur sois même, c’est pensée au mutisme.

Faire l’économie de ses paroles et de ses actes pour ne pas écouter les autres, c’est s’enfermer dans son mutisme.

Le mutisme, c’est se cacher derrière sois même pour ne pas affronter sa conscience.

Mur

Ah oui j'ai trouvé, je vais dans une boite de nuit "Le lit on dort" (LION D'Or), pour faire danser Mémo (mes mots), et coucher ma plume (reposer mon clavier) et si je ne vous vois plus, je tutoie le convoie d'anges heureux (dangereux) pour vous Mumuse. Bonne soirée à vous car je suis déjà parti, il vous restera que l'ombre de mon mur...

Muse

Ta muse m'amuse, elle n'use pas la ruse, elle fuse et n'abuse pas sur la méduse. L'infuse muse use et se transfuse de buse et m'accuse de démuselé.

Musique

Il n’est point de musique aussi populaire qu’est la musique classique pour méditer sur la vie.

Mot

Je travail sur l'esprit conceptuel et le besoin de guider ses doigts je te fais peur a tu l'impression de frémir ou alors tu aime l'épouvante magie des mots.

C'est le plaisir de le crier haut et fort de ne plus avoir peur des mots pour le dire.

Les maux des mots soufrent d'une virtualité à qui seul peut les guérir le guérira soi-même.

Nulle plume n'est si lourde quand elle pèse sur les mots !

Nature

La nature nous révèle tous ses secrets, c’est à nous maintenant de chercher son âme.

Nez

Avoir un nez cela permet de tester si on bouche d'un coté, peut-on respirer de l'autre ?

Noël

Épinglons le jour de Noël à sa juste valeur en la rendant sa robe de modestie à ses épines d'argents qui nous vident les poches, aux assailles vouloirs des petits marmailles. En dire trop de Noël qu'elle doive être une journée qui est si bien décrite d’une simplicité en famille.

Et si le père noël tourne le dos !

Le père noël a décidé de tourner le dos aux hommes et de leur priver de sa présence, cette année.

Nuit

Il y a des nuits avec et des nuits sans et pour des nuits sans, il faut faire avec...

Ode

L’Ode poétique, aux sens du bonheur, frappe la porte de ton cœur. Ne sens-tu point à venir les mots, qui tapissent ta vie, de petits rythmes qui bercent si bien ta « proésie ». Cueilles tant que tu peux des fleurs de la vie car sache que les mots bien semé ne meurent jamais.

(Paul Clodel Cochard, l’Ode au cœur Réunionnais)

L’ode t’a touchée au cœur comme la poésie a touchée ma vie

Orbite

L’orbite terrestre n’est pas une poubelle : « N’en jeter plus ».

L’orbite terrestre se plaint un jour d’être la corbeille de l’humanité car l’Homme ne cesse de tout jeter dans son univers. Elle décide en vaine de crier vengeance en envoyant à l’Homme ce qui lui appartient. Moralité : Si votre poubelle n’est pas assez grande pour tout contenir d’un coup, prenez donc une benne à la déchetterie le plus proche de chez vous.

Paix

J’ai dit qu’un jour je reviendrai sur terre rien que pour voir si l’homme à trouver la paix.

Parfum

La douceur de ces parfums a comme un goût amer après leurs disparitions...

Cuite ou distillation de géranium ou vétiver jadis de l'or vert aujourd'hui oubliés elle est sur le point de disparaître de nos traditions réunionnaise.

Parole

Les belles paroles s'envolent mais les mots sucrés collent.

Partage

Il n’y a pas de refus à bien partager.

Si l’Homme veut bien se donner la main alors ensemble nous serons plus loin.

Parti

Je suis partis de quel partie de jeu or que je n'ai aucun parti à prendre. J'attends juste le repas !

Passé

Je m'inquiète pas sur mon passé, car le passé est au temps mais l'avenir je le construis au présent.

Pluie

Il y a comme une pluie d’amour qui coule sur le sentiment du verbe « aimer ».

Réflétion sur la destinée de l'artiste

Peintre

Pablo Picasso aimait peindre et ne regardait plus ses toiles d'un bon œil, le sien. Chaque peintre utilise le miroir pour voir dans le reflet de celui-ci, une autre vision qu'est la leur. En ce qui concerne le grand tableau "les menines" Picasso était un admirateur de grand peintre comme Paul Cézanne, dont il travaillait les compositions modernes et puis Velasques, dont il avait peint des séries en travestissant les modèles en cubisme. Il s'appropriait les traits de caractères d'autrui à la doctrine cubiste.

Vincent Van Gogh était le peintre que son art était toute sa vie. La peinture était sa muse, sa femme, sa maîtresse et sa veuve. Comprenez que Vincent vivait que pour peindre la vie, la sienne bien sur !!!

Peindre

Peindre avec ses tripes c’est sortir tout ce qu’on a d’intérieur, en autre, vider ses entrailles sur son œuvre.

Réflexion sur l'artiste

Peinture

La peinture c'est une passion ou on la vie ou on n'en meurt pour elle ?

Pensée

Le meilleur moment de la pensée, c'est de penser aux meilleurs souvenirs. (Paul Clodel)

Le meilleur partage de la pensée c’est de penser à partager

Une pensée sur vos enfants, il faut penser !!!

Penser à panser

Le talent est inné et on acquit la notion par l’instruction. L’amitié est comparable à un cheval, le meilleur ami de l’homme, qu’il faut quotidiennement penser à panser ses mots (maux)… 

Chère amie, vous voilà si triste mais soyez alors heureuse puisque ce vous pensez n’est qu’une triste réalité. Je vais être paire avec vos propos et vous dévoilez le tapis rouge, puisque vous avez le courage d’écrire vos pensées, d’autres n’auront utilisés l’hypocrisie, vous c’est la franchise. 

C’est pour te donner un petit bonjour, aussi léger que sont mes mots. La pensée est bien vivante et le cœur bat au ralenti mais le bonheur c’est d’aimer.

Une pensée pour les victimes de Boston, il faut punir cet acte criminel.

Peau

Il n’est qu’une épingle sous la peau d’un taureau.

Peur

La protection tue la peur !

Je me déshabille devant mon public et j’ai peur de ma nudité, j’ai peur de voir dans le noir ce que les autres voient dans la lumière.

Plaisir

La fatigue du cerveau me tue je vais coucher mon corps malade de plaisir.

Plume

Une simple plume suffise pour faire tomber tout un régiment.

Nulle plume n'est si lourde quand elle pèse sur les mots !

Ma fleur préférée est ma plume de mots et je pousse dans ton esprit des idées qui te troublent les sens ..

Plumage

Que vaut l'oiseau sans son beau plumage !

Pluie

La pluie n’est que l’eau d’en haut que Dieu nous bénit d’en bas.

Philosophie

La philosophie des champs chante des chansons chiantes et chasse les chasseurs des chef-villes.

« Ma philo perso » : N’est-ce là un jeu de mots qui parle de mon moi sur autrui. Le titre donne l’envie de savoir et de pénétrer dans l’univers philosophique de ma vie de A à Z.

La réalité du vécu des gens pousse à écrire une certaine philosophie de la vie.

Philosophique

La réalité du vécu des gens trouve un sens philosophique à la vie.

Tous les arts sont nés quelques part, les premiers artistes reconnus ont peint sur la pierre de la grotte de Lascaux (La célèbre grotte ornée du magdalénien, vieille de 17 000 ans). Jace est le dernier et grand artiste qui voue son art à la vue du public. 

Autrement dit, la quête d’un projet commence d’abords par un travail sur soi-même. Si on croit en sois on croit en tout.

Photos

Elle est très belle et bien réussie, elle reflète le beau métissage de la créole au français. Elle parle d'elle même de cette douceur suave au goût sucré des filles des îles. Elle illumine le papier du journal et comme on ne peut la citée pour ne pas ressembler à toutes émotions publiques je dirai tout simplement que c'est une belle photo.

Les photos reflètent un moment d’une vie où l’artiste s’exprime par son portrait par : les goûts, la lumière et l’espace temps.

La photo n'est le reflet de la vie passée qu'on aimera retrouver dans l'avenir.

J'ai trois ou quatre passions dans la vie : la peinture, la poésie, le bricolage mais depuis que j'ai eu à 9 ans mon tout premier appareil de photos, c'est là que j'avais envie de tout photographier...

La photo après la peinture c’est la poésie de ma vie.

Point

Il faut mettre un point à une situation mais il faut continuer sa vie car après un point il y a un début de phrase qui commence par une majuscule !

Commencer une histoire par des virgules, où on avait mis un point ; les bonnes choses sont souvent après un point virgule...

Si la difficulté de continuer son récit, impose un soucis; pour ne pas mettre de majuscule après un point il faut sauter de ligne et recommencer à nouveau son texte.

Le plus dur de mettre une majuscule c'est après un point final.

Il faut simplement laisser le crayon lever et s'arrêter au point.

Le crayon levé (?) et s'arrêter au point (?) il faut que le texte à une fin sinon on reste sur sa fin; le point indique la fin d'une phrase. Il s'accompagne d'une intonation descendante et d'une pause nettement marquées. Puis le crayon peut se remettre à point ?

Un texte se termine par un point final et non un point c'est tout. On peut reprendre une nouvelle histoire et cette fois de bien ponctuer son récit... (point de suspensions) ! et d'exclamation

Faut avoir l'imagination et l'inspiration pour commencer un nouveau texte et avoir une bonne ponctuation...

Il faut avoir de la patience car l'imagination et l'inspiration ne sont que d'ordre moral; une bonne ponctuation n'est plus qu'un alignement physique. Avant de coucher ses mots il faut s'assurer que le stylo est indélébile sinon se sera encore un texte à la poubelle !

La patience.sans l'envie sa sert à rien de prendre le stylo

Il y a dans la vie le meilleur et le pire, si le pire s’installe à ta page blanche alors déchire, écrase et replie sur toi même mais jusqu'où la fin nous emmène t-il ? A un recommencement sans doute et je suis sur que l'envie est là (endormie) et peux s'épanouir à un moment où l'aube d'une rencontre se fera... (Trois petits points et puis s'en vont)

On peux s'épanouir seulement si on arrive à refaire surface des fois les pages sont trop noirci .faudrait arriver à tout effacer.mais sa mais c'est impossible. On peux pas réécrire sur des textes déjà existante. Pour tout réécrire il faut avant tout quelqu'un qui arrive à lire et qui comprend donc l'histoire déjà écrite et sans juger l'auteur.

On ne peut s 'épanouir si seulement on arrive à refaire surface.

Les pages noircies de la vie ne sont pas blanchies il faut tout laver à l'eau des larmes.

La honte conviendrait-elle davantage au registre de la vie bonne*, tandis que la souffrance appartiendrait davantage au registre moral, il appartient à soi-même de méditer !

Ne jamais réécrire son histoire si elle était mal écrite, sinon cela veut dire rester esclave de son destin pour s'enchaîner à son passé. Il faut laver les pages noircies de son récit et de savoir se libérer de son esprit son mauvais passé. Si on arrive à faire le deuil on reviendrai à ne plus mettre des virgules et de placer alors un point final.

Il viendra ce jour marqué d'un point d'exclamation et d’interrogation mais ceci n'est qu'une nouvelle histoire...

Poule

Et oui, il y a encore des poules qui couchent tôt...

Picasso

Si Pablo publie ses tableaux ce sont des Picasso

Piano

Une aile de papillon peut peser lourd et enfoncer une touche d’un piano, à la condition de croire en sois.

Poète

Nous regrettons avec nostalgies nos si beaux poètes qui baignaient, de leurs chants, nos cœurs, en de douces mélodies.

Sil fallait mourir un jour, je vivrai que de poésies, je vais nourrir mes jours, jusqu'à la sève de la frénésie.

Poésie

La poésie est un loup pour l’homme, autrefois on les supprimait de la nature de peur d’être attaquer sauvagement.

La poésie est l’arme du pauvre en face d’une riche armée.

Poubelle

L’orbite terrestre n’est pas une poubelle : « N’en jeter plus ».

Présent

Vie ton présent, qu'il soit composé ou simple et participe pas à l'imparfait de ton passé pour que ton futur soit plus-que-parfait !

Président

Quel dur métier c’est d’être celui de Président?

Prénom

Paul Claudel, pour moi, c’est les prénoms que je porte avec la douceur d’une mère qui apporta un ‘0’ à la place d’ ‘au’, vous aurez compris que c’est du Clodel. Mais le silence de son ombre se fait parfois entendre chez moi. Nos opinions pour l’Art et la poésie sont les mêmes. C’est une « Grande figure de la littérature catholique ».

Printemps

Il faut dire que le printemps est en chemin et croisera bientôt l’hiver qui traîne...

Profil

Une jolie fille se profile sur le profil de mon filou d’ami d’en face

Physique

On n’est jamais satisfait de son physique parce qu’on est psychologiquement insatisfait. (Paul Clodel).

C’est pour te donner un petit bonjour, aussi léger que sont mes mots. La pensée est bien vivante et le cœur bat au ralenti mais le bonheur c’est d’aimer. 

Poèmes d’amours

Je cueille ce matin, de vous à la Saint-Valentin, une douce pensée d’amour que je porterai pour toujours.

Pour conquérir le cœur d’un homme il faut flirter avec son ego.

Politicien

Le politicien a fait de son métier une vrai passion, il restera accroché à ses convictions tant qu'il n'aura pas gain de cause.

Tout laisse à croire ce que croit en réalité un politicien.

C’est en disant oui à tous qu’on devient un bon politicien.

Politique

Le mot P.O.L.I.T.I.Q.U.E

Le mot signifie : Parti Obligé Libéralement Introduire Toutes Idées Qualifiées Usurpateur Extravertis.

Depuis que nos chers élus ont créé des lois, l’homme veut de plus en plus vivre hors la loi.

Pouvoir

A trop vouloir chercher le pouvoir on finit par trouver le désespoir et au bout la famine.

Psy

Dans pire des cas la morale et la philosophie ne sont pas la bonne solution à résoudre des problèmes d'ordre psychique; il est recommandé de s'approcher d'un spécialiste ou d'un professionnel de santé moral (spy).

Ce n'est pas le cas pour d'autres car je pense qu'ils sont épanouis de toute envie sauf qu'il faut trouver le bon narrateur qui écrira le bon roman d'amour..

Public

Il faut déterminer ce que tu veux en réalité et ne pas faire comme moi courir derrière deux ou trois lièvres à la fois. Prends en un et fait connaître du public.

Je me déshabille devant mon public et j’ai peur de ma nudité, j’ai peur de voir dans le noir ce que les autres voient dans la lumière.

Publique

Et bien définies ton style et vas en avant de ton publique et habitues les à ton récit.

Querelle

Il y a de quoi dire mais pour l’immédiat les songes querelles de couple n’intéressent autrui.

Il y a de quoi dire mais pour l’immédiat les songes querelles politiques n’intéressent autrui.

Regard

Quand les regards s’enfuie au loin dans l'air du vide, on oubli qu'on existe.

Responsable

Je ne suis pas responsable de ce que vous lisez mais je suis responsable de ce que j'écris.

Ruse

C’est peut-être moi ou bien l’autre moi, celui qui tapisse mon esprit, la ruse.

S.O.S

Quand l'image du reporter est impressionnante on oubli souvent le S.O.S de celui qui est en danger ?

Tableau

Un tableau qui prend de l'eau c'est une toile qui s'appelle aquarelle.

Terre

La terre n’est pas une poubelle chimique: « N’en jeter plus ».

Tout

Tout nous dit tout et rien que tout peut tout faire exploser !!!

Transparence

A force de transparence on devient transparent !!!

Traitïsme

Le traitïsme est un courant de pensée qui stigmatique le trait de caractère de l’impressionnisme.

Le traitïsme (peindre avec des traits) est un courant de pensée qui stigmatique le trait de caractère de l’impressionnisme.

Sagesse

Les sages paroles d’un sage africain.

Du naturel moraliste, parlant de la philosophie de la vie avec un tel vécu. Cela prouve qu’il existe encore des maîtres innés qui naquirent de sagesse.

Simplicité

 La simplicité est parfois trompeuse car la simplicité cache le mérite. L'homme préfère choisir l'illusion du beau car ce dernier n'est vanité !   

Recyclage

Le recyclage de toute une vie se repose sur les moyens écologiques pour faire avancer l’économie d’un pays.

Reflet

On a besoin de son reflet dans la vie pour s’équilibrer.

Religion

Ma religion n’a qu’une pensée et qu’une seule question : Le bien serait-il l’ombre du mal ?

Remonter

Physiquement il est impossible de remonter le temps mais l'expérience montre que le temps est notre meilleur ami. On peut utiliser son expérience pour modifier et pour apporter aujourd'hui ce que hier nous n’avions pu faire.

Repos

Le sommeil est l’invention de l’homme pour occuper toutes ses nuits mais ici se sera l’inverse…Le repos ne tue pas il endort l’esprit pour mieux le conserver.

Réussite

Je suis indéfinissable et je ne me tari pas d’éloge, s'il faut que la réussite c'est d'être ainsi et bien je suivrai ma voie ou mon dessein qu'importe.

Rire

Le rire c’est la vie, il ne connaît ni misère, ni souffrance, ni haine car le rire c’est l’innocence de l’enfance.

Richesse

La richesse ne suffise pas pour atteindre le bonheur ? Mais elle peut contribuer au malheur de la pauvreté !

A boire le sein maternel tous enfants sont riches !

Le bonheur ne passe pas forcement par la richesse mais le bonheur c’est d’avoir un cœur riche.

Santé

Le sommeil est déjà la moitié de la santé, aussi rien faire c’est de la conserver ».

Savoir

Ne mâche pas ses mots pour faire savoir aux autres ce qu'est à savoir ?

J’avoue que savoir n’est pas digne de ne pas savoir !

Solitaire

Le cap zen-001

Sonnet

Des sonnets vont sur les alexandrins, des vers qui ne disent rien.

Songe

Puise ton sommeil dans tes virulents songes. 

Sommeil

Je vais au lit on dort.

Le sommeil est l’invention de l’homme pour occuper toute ses nuits !

Et si les proverbes se racontent une histoire :

Un père dit à son fils un proverbe afin de l’encourager à sortir du lit pour partir au lycée. Il lui dit ceci :

-« La fortune appartient à celui qui se lève tôt »

Mais le fils qui paraisse dans son lit à cette heure matinale n’entend pas de cette oreille et lui rétorque cela :

-« L’argent ne faisant pas le bonheur mais bien le malheur » et « la richesse ne suffit pas pour atteindre le bonheur » mais par contre « le sommeil est déjà la moitié de la santé, aussi rien faire c’est de la conserver ».

Souvenir

S’il est impossible de remonter le temps afin de retrouver sa jeunesse il y a encore, dans le présent, la possibilité de cultiver sa jeunesse.

Suicide :

Si ton miroir reflète l’idée du suicide, n’hésite pas, brise vite la glace.

Peut-on pensée au suicide quand la vie nous a tout bercer depuis notre naissance ?

Peut-on suicider sa vie quand elle continue ?

En face du malade qui lutte pour vivre, a-t-on le droit sain de corps de pensée au suicide ?

Beaucoup de jeunes qui avaient des idées suicidaires ont finalement changé la photo de leur profil sur leurs réseaux sociaux

Temps

Je dis cela parce que j'envie ceux qui peuvent encore prendre du temps. Je devrai mais je suis pressé par le temps.

Le temps va de l'avant et nos sentiments vont autant que le temps d'avant.

Tradition

La tradition d’un pays est marqué par son originalité, la privée c'est la marginalisée

Trait

Je n'ai pas peur du trait c'est ma spécialité et d'ailleurs je suis portraitiste des traits de caractères...

Travail

Travailler après sa retraite, pouvons-nous rêver d’être retraité dans une décennie ?

Vérité

Il y a que la vérité qui innocente l'accusé.

Van Gogh Vincent

Vincent Van Gogh était le peintre que son art était toute sa vie. La peinture était sa muse, sa femme, sa maîtresse et sa veuve. Comprenez que Vincent vivait que pour peindre la vie, la sienne bien sur !!!

Vie

La vie est comparable à une vielle locomotive, si on veut avancer il faut pousser les machines.

Le train d’une vie c’est de ne pas traîner sur le quai car à n’importe quel moment on peut rater le passage du train.

La vie est comme un train, le matin elle se met sur ses rails, l’après midi elle cour sur les rails et le soir elle déraille.

La vie est comparable à une vielle pendule. Il y a ceux qui vivent dans l’ère du temps et qui remonte au quotidien la pendule à son temps. Puis il y a ceux qui vivent avec son temps et qui arrête l’aiguille du temps pour prendre son temps.

Est-ce que nos vies sans pouvoir donner aux autres quelques choses valent un euro ?

La vie est une passerelle qui peut s’effondre sous le poids du labeur.

La vie est ainsi faite de joie, de tristesse et de l’arme, si ce n’est à refaire ma vie, je vivrai de joie, de tristesse mais surtout de rire.

Les hommes pareils: Si la vie ne s'arrête qu'aux handicapes, alors tu n'a rien compris d'elle. La vie nous donne une épreuve mais elle ne nous différencie pas des autres.

Est-ce que la jeunesse n'a pas envie de tagué leur vie en rose

Les épreuves de la vie nous donnent l'occasion de faire le point sur les choses de notre passé afin de modifier à bien notre présent. 

Violon

Boris Vian en 1958 l'écrivain qui avait comme violon d'Ingres la trompette.

Voie

Les voies du seigneur sont impénétrables car elles dépassent la conception du monde à son destin. S’il faut parler de bon miracle que je fasse alors le moindre petit un pour que l’inaccessible soit accessible.

Voleuse

Voleuse de mots vole au vent mauvais et dors aux alizés des îles. Je ferme mon bouton et je range mes mots pour les sortir à demain soir?

Zénitude

Il y a dans zénitude la sagesse du mot « zen » et l'étude de la vie

 

Posté par Pierre LeRomain à 17:43 - Commentaires [3] - Permalien [#]